Un cochon d'Inde dans notre assiette
- 21 juin 2016
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Aujourd'hui, une excursion à cheval sur les hauteurs de Cusco est prévue. 8H45, nous allons acheter deux pommes à l'épicerie pour nos montures en fin de balade, et à 9h05, le gérant de l'agence arrive et nous accompagne à pieds jusqu'à la place San Blas. Au bout de 25min d'attente, une voiture arrive et nous embarquons, prenant de plus en plus de hauteur dans les collines. Nous surplombons la ville, c'est magnifique.
Nous passons bien au-dessus de notre hôtel et contournons Sacsayhuman, colline dont la silhouette représente la tête du puma sur le plan du vieux Cusco et où se déroule des fêtes importantes. Nous arrivons à un ranch, nos deux chevaux nous sont présentés et sellés. Charlène monte Yollosefa, un cheval un peu capricieux qui essaie de la mordre lorsqu'elle monte, il n'est pas ferré car il n'aime pas ça et ne se laisse pas faire. Manu, quand à lui, monte Puma, d'un calibre un peu plus petit. Notre guide, el arriero, nous accompagne à pieds.
Nous commençons la balade par une montée assez raide, Charlène en tête car son cheval est le leader. Petit bémol, notre guide agite sans cesse une baguette pour faire avancer les chevaux plus vite, même lorsque la montée est difficile pour eux, et cela alors que nous voulons prendre le temps d'en profiter.
Nous passons au milieu de collines, de bosquets, le cadre est très sympa. Il ne donne pas l'impression d'être à seulement quelques kilomètres de Cusco. Peu à peu, Puma montre que finalement il aime bien être en tête, et donne de la dynamique au duo.
Nous faisons un arrêt pour observer un lieu appelé le « profil de l'inca », rocher qui sous un certain angle ressemble à un visage. Nous grimpons ensuite une colline abrupte, et rejoignons le temple de la lune, lieu sacré des incas. Notre accompagnateur fait des études d'archéologies depuis deux ans, mais n'est pas capable de nous en dire plus sur ce temple qu'il voit tous les jours. C'est bien dommage !
Nous prenons la route du retour, en direction du ranch, et devons traverser un ruisseau. Les deux chevaux ont aussi peur l'un que l'autre, et c'est en voulant faire traverser Yollosefa que Charlène perd son étrier qui casse. Le cuir est usé, et c'est le bout de la sangle qui casse ensuite lorsque notre guide souhaite le re-sangler.
Finalement, Charlène passe la rivière à pied, devant son cheval qui fait un énorme bond pour la franchir, puis c'est le tour de Manu, bien en selle, de passer. Mais son cheval est hésitant, jeune et décide de sauter. Grande première pour Manu qui s'est bien accroché et s'en sort avec brio !
Nous traversons les bois tranquillement et rentrons à l'écurie, la balade aura duré 1h30. Charlène sort les pommes, les écrase pour les donner à nos deux montures, mais à sa grande surprise ceux-ci n'en veulent pas. C'est finalement une jument beaucoup trop maigre, en train d'allaiter son poulain, qui les mangera. Le ranch n'est pas très reluisant, et les chevaux patientent dans un paddock de boue, c'est certain nous ne le recommanderons pas.
Nous traversons la route, et un des hommes du ranch nous pointe de doigt le chemin qui mène jusqu'à Cusco. Nous ne comprenons pas, dans l'excursion était compris le retour en voiture. Nous verrons avec le gérant demain, mais pour le moment nous en profitons pour aller voir le Christ Blanc qui domine la ville, représentation miniature du Christ de Rio, haut de cinq mètres environ. Nous pouvons le voir illuminé la nuit depuis notre chambre d'hôtel.
Un peu plus loin, il y a des ruines ouvertes au public dont les murs incas sont construits en dents de scie afin d'imiter des dents de puma. Le prix du billet d'entrée étant excessivement cher, nous décidons de les observer de loin.
Nous suivons une rue pavée, qui nous mène tranquillement vers Cusco, faisons un passage par le Buffet Frances, puis retournons à notre hôtel. L'après-midi se passe tranquillement, entre repos dans le jardin et balade dans la ville. Nous trions les documents souvenirs puis les photos.
19h, nous nous rendons au restaurant « Sumaq » car, pour le repas de ce soir, nous avons commandé un « cuy al horno » (cochon d'inde au four), spécialité du Pérou. Celui-ci cuit à côté de nous, dans le four à pizza traditionnel. Enfin, après encore un peu d'attente, il est prêt, farci aux herbes. Il est entier, avec la tête et les pattes, et nous fait penser à un méchoui miniature. Il nous est alors servi dans un plat au milieu de pommes de terres et de légumes.
Ne sachant comment s'y prendre, nous demandons à la faire découper puis nous commençons la dégustation avec les doigts, comme nous l'a conseillé le chef cuisto. Le goût de la farce est un peu fort, mais la viande est très tendre. C'est un peu gras dans les cuisses, mais très bon ! C'est un animal tellement petit qu'il est difficile de manger la viande entre les côtes, mais nous lui faisons sa fête et apprécions tout particulièrement la peau grillée.
Pour accompagner le repas, nous avons même le droit à la demi-finale Argentine-USA (4-0) du centenaire de la copa America, que Manu finit de regarder à l'hôtel pendant que Charlène communique via Skype avec David, le responsable de la fondation Nidelbarmi en Bolivie.




















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