Petit à petit, nous reprenons un rythme de travail.
- 7 mai 2016
- 2 min de lecture
Ce matin, c'est repos ! Pas facile de se remettre au travail après une si longue pause, cela nous a bien fatigué. Nous allons en salle informatique pour travailler un peu sur notre blog. Charlène tente un Skype avec sa famille, avec le casque et le micro, mais la communication est difficile car un groupe de jeunes jouent en réseaux et crient pour se parler, tellement ils sont dans le jeu.
Nous retournons dans la rue, et mangeons une énième assiette de riz blanc sec et fade accompagné de quelques crudités peu digestes et d'une viande au choix... La nourriture en Bolivie, ce n'est vraiment pas ça ! On commence déjà à saturer...
Nous retournons un moment à l'hostal, puis prenons la direction des bureaux de Nidelbarmi. Il est 15h, la réunion peut commencer. Étrangement, c'est dehors que nous commençons, tous en cercle autour de Jordi, un animateur. Il s'agit de la dynamique, et Jordi sans trop de peine met en chant et en mouvements tout le groupe. Pourquoi ce temps est-il important ? Tout simplement car les nouvelles chansons et jeux seront utilisés par la suite dans les centres, et ensuite parce qu'en effet maintenant on est au taquet pour travailler !
Les groupes se forment ensuite par niveaux (bambis, niveaux 1, 2 et 3) et s'approprient les espaces de travail. Manu rejoint le niveau 3 (même âge que le groupe que nous avons accompagnés à Mercurio) et Charlène le niveau 1. Chaque groupe s'organise pour proposer des activités et réaliser le programme de la semaine prochaine, piochant souvent dans les grandes étagères de jeux de Nidelbarmi pour s'inspirer. Avec autant de jeux à disposition pour réaliser un programme, ça devient un vrai plaisir !
Par groupe encore, l'idée est de montrer aux autres les activités imaginées avec la mise en scène qui va autour (personnage de pirate qui doit retrouver des objets perdus...) pour que chacun puisse les réaliser, même sans beaucoup d'imagination. Il est également important de tester les jeux pour être au point le jour J.
Dans le groupe de Manu, les curieux sont au rendez-vous et les échanges fusent : partage de méthodes de travail et d'expériences, questions sur l'éducation en France... Un parallèle est vite établi entre Nidelbarmi et les Maisons Familiales où nous travaillons : mêmes problématiques, même volonté d'apprendre autrement, même décalage avec l'éducation nationale...
La réunion prend fin, et nous continuons les discussions riches en partage. Sébastian, 6 ans, le fils des responsables Lucie et David, crie à tout le monde que nous sommes ses « amigos de Francia ». Cela nous fait beaucoup rire ! Nous sortons, ce n'est pas une surprise mais il fait froid. Il est dit qu'à El Alto, en une journée on peut avoir les quatre saisons. On le croit sans hésiter une seconde !
Nous mangeons un sandwich dans un stand de rue, puis passons acheter un dessert dans une épicerie. Ça y est, le vendeur nous a reconnu, et il nous dit à demain. Nous rentrons, et sommes surpris de constater qu'un cadenas a été fixé à la porte de la douche commune, sans explications. Nous demanderons pourquoi demain, car là tout de suite il fait vraiment trop froid pour envisager de se doucher !




















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