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Enfermés à double tour ! A cause des voleurs ?

  • 2 mai 2016
  • 3 min de lecture

Nous nous levons difficilement, la nuit a été courte. Les innombrables klaxons qui n'ont cessé que tard dans la nuit ont recommencé leur orchestre dès 5h30 sous notre fenêtre simple vitrage. Cela ressemble à une chorale désorganisée : les klaxons des « collectivos », transports en commun privés, plus doux avec une mélodie originale, qui roulent presque à l'arrêt en klaxonnant pour trouver des passagers, les klaxons plus puissants des camions qui veulent avancer malgré le blocage des « collectivos », et les sifflets des agents chargés de fluidifier la circulation. Ah oui ! Sans parler d'un sans-abri sifflant lui aussi pour semer la pagaille et les assistants des chauffeurs criant dans la rue pour se démarquer des dizaines d'autres véhicules présents et trouver des clients.

Nous décidons de nous rendre au local Nidelbarmi pour 11h, afin de leur laisser le temps de gérer leur début de semaine tranquillement. Il est 10h50, nous cherchons un employé de l'hostal pour nous ouvrir la porte fermée à clef, mais en vain ! Nous avons été fermés à l'intérieur, comme cela se fait toujours ici à cause des nombreux voleurs qui rôdent. Un peu rassurés, nous pouvons constater que deux autres chambres sont occupées. Au moins, s'il y a besoin d'appeler, ils sont Boliviens et ont un téléphone.

Nous patientons, les minutes passent, puis les heures. Nous abandonnons l'idée d'aller au centre ce matin, la faim commence à fortement se faire sentir. Nous irons après manger. C'est finalement à 14h30, soit après 3h30 d'attente, que nous voyons arriver un homme qui s'avère être le gérant. Le week-end, ce sont de jeunes employés qui assurent la présence et lui revient du lundi au vendredi. Il est très cool, ne semble pas trouver nécessaire de s'excuser même en ayant compris la situation, surtout que les autres couples attendaient eux aussi pour sortir.

Nous mangeons dans la rue, à un boui-boui traditionnel qui propose comme tous les autres une grosse assiette de riz blanc accompagné de crudités et d'une viande au choix (chorizo, poulet, côtelette...). Puis nous rejoignons les locaux de l'association Nidelbarmi, situés derrière l'église de la place German Busch. Un grand portail, fermé, donne sur une petite cour intérieur. Il n'y a apparemment personne, ce que nous affirme une vendeuse ambulante au coin de la rue en nous conseillant de revenir demain matin.

Nous changeons donc de plans et partons nous promener dans les rues de El Alto, même si tout est fermé et désert. Nous longeons le plateau qui offre une vue sur la Paz et arrivons finalement au téléphérique que nous avions pris à l'aller. Nous le reprenons en direction de la Paz, sans les sacs cette fois, pour profiter de la vue. La capitale s'étend sur la colline, ses maisons sur plusieurs étages sont construites très proches les unes des autres. Quelques terrassements permettent aux habitants de profiter de stades de football, d'autres préfèrent jouer sur leur terrasse.

Nous arrivons à la station de la Paz. Le musée ferroviaire est fermé, comme toutes les boutiques alentours. Ce n'est pas grave, nous reprenons aussitôt le téléphérique dans l'autre sens, juste pour le plaisir. Alors que nous partageons la cabine avec un couple habitant El Alto, ces derniers nous montrent alors, coincée à la verticale entre deux morceaux de falaise... une voiture ! Et en rigolant, ils nous expliquent que le chauffeur doit encore être dedans ! En même temps, le véhicule est totalement impossible d'accès donc on ne peut que les croire...

Arrivés en haut, nous marchons encore un peu jusqu'à un point de vue, remarquant qu'un panneau indique que nous sommes à 4 090m d'altitude. Il fait frais, nos vestes sont les bienvenues. Nous rentrons tranquillement, traversons le quartier où tout est fermé. Les rares épiceries ouvertes se présentent toutes de la même manière : une barrière ou une porte fermée avec seulement une petite fenêtre pour communiquer et faire passer les achats. La raison ? D'après les habitants, c'est un peu à cause du froid et surtout à cause des voleurs !

Nous mangeons sur la route et rentrons à l'hostal. Demain, nous essaierons de trouver un hébergement avec wifi. Mais demain sera surtout le jour de notre rencontre avec les responsables de Nidelbarmi.

 
 
 

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