Un long séjour nous attend à El ALto
- 1 mai 2016
- 3 min de lecture

Aujourd'hui est un grand jour, aujourd'hui est la fête du travail ! Ce qui ne constitue pas un grand changement en soi pour nous puisque nous ne travaillons pas. Nous prenons notre petit-déjeuner, il y a un peu moins de monde qu'hier, puis nous bouclons nos sacs et descendons à l'accueil utiliser leur ordinateur. Nous mettons enfin en ligne sur notre blog les photos du Myanmar, du Chili et de l'Argentine.
Nous demandons des informations au jeune réceptionniste sur le téléphérique qui rejoint la Paz, et sommes surpris de recevoir de sa part des informations claires et précises accompagnées d'un plan pour nous y rendre. Nous prenons notre temps pour le rejoindre, car les grosses montées chargées de nos sacs à cette altitude sont difficiles (oxygène plus rare).
Le téléphérique, inauguré en 2014, permet de relier ces deux grosses villes, La Paz construite sur le flanc de montagne et El Alto qui surplombe la capitale sur le plateau. Cela permet de limiter les collectivos, mini-bus qui circulent à toute vitesse dans les rues de la ville. Lorsque nous arrivons, nous découvrons une queue immense de 150 mètres de personnes qui attendent pour embarquer. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, la file serpente naturellement sans nécessiter aucune barrière, chacun attendant naturellement son tour sans qu'aucun n'est à l'esprit de passer devant les autres. Ce n'est pas en France que l'on verrait ça !
Nous montons dans une cabine flambant neuve, et lorsque nous arrivons à proximité d'une station intermédiaire nous sommes surpris de survoler un cimetière immense construit entre les bâtiments où tout a été pensé pour optimiser l'espace : des bâtiments sur plusieurs étages collés les uns aux autres, chaque étage disposant de niches (sortes de caveaux) sur trois niveaux différents. Nous voyons les gens circuler à l'intérieur du cimetière, mais nous demandons comment ils peuvent se repérer tellement l'ensemble ressemble à un labyrinthe vu de dessus.
Nous discutons avec les autres passagers de la cabine, qui nous recommandent la plus grande prudence à El Alto car les voleurs sont nombreux. Bizarrement, le réceptionniste nous avait dit la même chose de El Alto. Nous verrons bien ! Ils nous apprennent également qu'aujourd'hui il y a une grande feria à El Alto (comme tous les jeudis et dimanches), ceci expliquant les centaines de personnes faisant la queue pour s'y rendre. Les ferias sont très importantes pour la population, c'est là que l'on peut tout trouver (nous n'avons pas encore vu de supermarchés en Bolivie).
Nous avons repéré l'itinéraire pour rejoindre la place German Busch, où se situe le siège de l'association Nidelbarmi, mais n'avions pas prévu que la sortie du téléphérique donnerait directement sur les centaines de stands installés presque les uns sur les autres tellement l'espace dédié aux passants est restreint. La visibilité est plus que réduite, nous avançons difficilement à petits pas avec notre chargement qui s'alourdit semaine après semaine et demandons notre direction régulièrement aux vendeurs, tout en faisant attention aux hypothétiques voleurs que nous pourrions croiser. C'est finalement après un long moment que nous arrivons enfin, bien fatigués, à la place Bolivian qui se situe non loin de la place German Busch.
Il y a un « alojamiento » (hébergement) au coin de la place, nous décidons d'aller tenter notre chance. L'endroit est propre, la porte d'entrée est constamment fermée à clef, il y a une chambre avec fenêtre de disponible (indispensable pour un séjour longue durée !), nous prenons !
Nous retournons dehors, et faisons un tour de l'immense marché qui s'étend à perte de vue. Il faudrait des heures pour le voir dans sa totalité ! Nous rentrons ensuite, et constatons qu'il n'y a pas de wifi dans l'hostal, mais une salle informatique avec internet à l'étage inférieur (la connexion internet n'est vraiment pas terrible).
Nous allons repérer les lieux à la place German Busch, qui paraît plus pauvre et plus déserte que la place où nous dormons, elle très animée. Nous découvrons l'extérieur des bâtiments de Nidelbarmi, qui propose du soutien scolaire sous forme de jeux, ces derniers étant pensés et fabriqués dans ces locaux. Nous sommes dimanche, nous irons demain.
Nous rentrons tranquillement, tout le quartier est comme désert : les boutiques sont fermées à clef, les rideaux de fer sont tirés. La nuit commence à tomber, le froid l'accompagnant, et nous apprécions nos vestes.
La place occupée par la fin de la foire est tellement animée et point central de rassemblement des « collectivos » qui rejoignent les quatre coins de la Paz et de El Alto que les klaxons se font fortement entendre, plus forts les uns que les autres. Le double-vitrage n'existe pas ici, nous mettons donc un bon moment avant de nous endormir...




















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