On se remet au travail
- 29 avr. 2016
- 2 min de lecture

Nous nous réveillons à 8h, et prenons notre petit-déjeuner. Nous sommes une fois de plus surpris par le peu de monde qu'il y a au réfectoire malgré le nombre important de chambres. Une journée studieuse est au programme, Charlène écrit dans la chambre pendant que Manu travaille sur l'ordinateur de l'accueil afin d'avoir une meilleure connexion pour charger les photos sur Internet. Et là, qu'elle n'est pas sa surprise lorsqu'il s'aperçoit que l'horloge de l'hôtel n'indique pas la même heure que notre montre ! Et oui, il y avait apparemment un décalage d'une heure entre le Chili et la Bolivie, ce qui explique que nous ne voyons personne au petit-déjeuner à... 7h ! Maintenant, nous avons donc 6h de décalage avec la France.
Nous partons nous balader en ville, retournons voir la vendeuse avec qui nous avons sympathisé hier, et commençons de penser aux futurs achats que nous ferons avant de quitter la Bolivie. Leurs tissus sont vraiment très beaux, ce serait dommage de ne pas en profiter. Par contre, nous sommes certains de ne pas acheter de bébés lamas séchés ni de squelettes de fœtus de lamas, très courants dans les boutiques, mais qui nous retournent le cœur rien que de les voir. Nous n'avons pas vraiment trouvé à quoi ils pouvaient bien servir... Mais vu le nombre proposés, il y a production !
Nous retournons à l'hostal, et nous lançons dans les bilans des comptes et les fiches budget par pays. Il y a du travail ! Manu s'installe à l'accueil, jusqu'à qu'il remonte faute de ne plus supporter le discours que quatre français tiennent : grâce au « filon Pôle Emploi », ils peuvent voyager au long terme (quatre mois pour les uns, plus de huit mois pour les autres), étant tous au chômage. Nous n'imaginons même pas combien de voyageurs français profitent de ce filon, mais espérons seulement qu'ils profitent bien des vacances qu'on leur finance !!! Plus on en entend, et plus on se dit que le retour dans notre beau pays ne sera pas facile...
Nous retournons en ville faire une pause dans nos calculs fastidieux, et comprenons enfin pourquoi il y a tant de personnes handicapées qui dorment dans des dizaines de tentes sur la place principale de la capitale bolivienne. Il s'agit de revendications pour que ces personnes perçoivent chacun une indemnité de 500 bolivianos par mois, soit l'équivalent de 70€. Mais le président Evo Morano ne veut pas en entendre parler et insiste pour soutenir des projets plus solides où les personnes font quelque chose de spécifique. Des personnes sont même venues à pied de Cochabamba pour manifester (200km), et chaque jour le journal télévisé relate les blocus des manifestants. Parmi la population de la Paz, une partie heureusement apporte couvertures, nourriture et soins à ces personnes qui dorment dehors alors que l'hiver commence, à 3700m d'altitude.
Des clowns ont envahis les espaces publics et animent les rues, nous profitons du spectacle. Nous retournons au marché central couvert, composé de dizaines de petits stands en tous genres (restauration, produits de beauté, pâtisseries, librairies, dvd...), où nous avons une belle vue sur la place et ses aménagements.
Nous rentrons enfin, un peu fatigués. Nous avions perdu l'habitude de travailler !




















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