top of page

Petit détour sur Mars, le temps de quelques heures !

  • 22 avr. 2016
  • 4 min de lecture

Nous sommes réveillés en fanfare à 6h par trois filles du dortoir qui quittent les lieux, ne pensant apparemment pas qu'allumer la lumière principale ou discuter et rire pourrait être dérangeant pour les autres occupants du dortoir.

Nous nous préparons, et prenons la direction de la « Valle de la Marte », à seulement 3 km de San Pedro. Sur la route, nous achetons de quoi petit-déjeuner et trouvons un muret où nous installer. Puis nous marchons en direction de l'immensité désertique, en suivant l'unique route goudronnée, et arrivons à l'entrée du site. Nous comprenons alors pourquoi sur certains plans est écrit « Valle de la Muerte » plutôt que « Valle de la Marte » : il y a quelques années un prêtre français proposait des visites et avec son accent les gens comprenaient en espagnol vallée de la mort au lieu de vallée de Mars.

La dame au guichet nous apprend que le site s'étend sur 3 kilomètres, soit deux heures aller-retour en prenant le temps. Nous passons à côté d'une étendue asséchée et blanche, d'une composition inconnue, dans laquelle ont été jetée des pierres qui se sont enfoncées en figeant les éclaboussures. Très étranges... Charlène, en souhaitant voir de plus près la nature de cette surface, comprendra aux dépends de sa chaussure qu'il s'agit d'une étendue d'argile recouverte de minéraux blancs. Et l'argile, c'est très mou !

Tour autour de nous, ce sont des pics de roche rouge, sans végétation, un sentier sableux et d'autres étendues d'argile dont la surface est blanche. Plus loin, nous sommes surpris d'arriver au pied d'une immense dune de sable sur laquelle un groupe de touristes, venus avec une agence, font du snowboard. Sous ce soleil ardent, chaque remontée pas à pas dans la dune semble être un calvaire. Le guide attend assis à côté de son véhicule, musique à fond.

Nous poursuivons notre ascension, croisant quelques véhicules qui découvrent eux aussi les lieux en suivant la piste. Si seulement ils descendaient de leur voiture, ils profiteraient beaucoup plus de la magie des lieux. Nous arrivons enfin au sommet où nous découvrons, ébahis, l'ensemble de ces pics rouges au milieu desquels nous avons marché, et à côté desquels s'étend l'immense dune de sable. A l'arrière-plan, les volcans aux sommets enneigés qui dominent la plaine désertique ajoutent encore du charme au tableau.

La piste redescend alors de l'autre côté de la falaise, vers une plaine désertique de sable gris, et nous nous rendons compte qu'il s'agit d'une entrée secondaire non contrôlée. Nous décidons de revenir sur nos pas et de monter au-dessus de la falaise qui surplombe tout, afin de dominer cette fois toute la vallée. Nous marchons donc dans le désert de cailloux, écrasés par le soleil qui sévit sans un nuage pour l'atténuer, faisant fuir des lamas sauvages effrayés par notre venue. Et là, au bord de la falaise, bien au-dessus encore de notre précédent point de vue, nous découvrons un paysage encore plus spectaculaire, avec le village de San Pedro en fond. Comme disent beaucoup les Argentins, cette balade « vale la peina ».

Nous avons vu que la falaise rejoint à un endroit la dune de sable, nous pensons donc descendre par ce passage peu commun. La sensation est en effet magique, nous nous laissons glisser dans le sable, descendant un mètre à chaque pas. C'est comme de la poudreuse, mais en beaucoup plus fluide. A mi-chemin, nous nous posons pour admirer le paysage, simplement heureux de pouvoir être là.

Nous redescendons ensuite, vidons nos chaussures et poches des kilos de sables qui s'y sont infiltrés, et reprenons le chemin du retour. Il fait très chaud, il n'y pas un point d'ombre, nous rejoignons peu à peu la sortie.

Nous reprenons la route goudronnée à pieds, passons à l'épicerie et préparons notre repas de midi. Il est 16h, la cuisine est peu utilisée mais nous pouvons retrouver ce qu'ont mangé les autres tellement les simples règles de la maison ne sont pas respectées : laver sa vaisselle, ne pas mettre de plats cuisinés dans le frigo... C'est le seul petit bémol du lieu si sympathique.

Nous écrivons, et discutons en même temps avec Carolina, une jeune chilienne qui partage notre chambre. Elle nous apprend que l'hostal propose des excursions bien moins chères que les autres agences. Nous regardons les prix, et en effet ce n'est pas comparable. Nous allons donc regarder laquelle nous pourrons faire.

Nous allons faire un petit tour au centre, puis rentrons. Un message des filles nous apprend qu'elles n'ont pas Internet chez leur hôte et que les locations de voitures sont chères, même pour quatre. Nous leur donnons notre adresse, ce sera plus simple de parler de vive voix si elles peuvent passer demain.

Nous profitons de la soirée avec Carolina, très festive, qui est surprise d'apprendre que nous ne connaissons pas les boissons alcoolisées chiliennes aussi bien qu'elles le méritent. Nous devons donc rattraper ce petit retard d'après elle, mais ce sera pour un autre jour. Nous allons nous coucher, aujourd'hui nous en avons pris plein les yeux.

 
 
 

Commentaires


Featured Posts
Recent Posts
Archive
Search By Tags
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

Vos informations ont bien été envoyées !

  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-googleplus

© 2023 by On the road. Proudly Created with Wix.com

bottom of page