Pour aller au Chili, les bus passent à Purmamarca, s'y arrêtent, mais ne vendent pas de tickets
- 19 avr. 2016
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Nous libérons la chambre et prenons notre petit-déjeuner sur la terrasse, puis nous partons acheter nos tickets de bus dans un petit commerce multi-services : photocopies, plastifieuse, épicerie, billetterie de bus... Tout le monde y trouve ce dont il a besoin !
Le soleil brille, nous nous installons sur la terrasse pour écrire, Charlène attendant impatiemment l'arrivée de Sebastian et Victoria pour terminer son chef-d’œuvre. Nous discutons avec les touristes argentins de passage, notre espagnol est de plus en plus fluide et notre oreille de plus en plus affûtée.
Enfin, nos deux compères très atypiques arrivent, et Charlène peut se mettre à l’œuvre. La création est terminée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il y a de quoi être fière ! Nous mangeons sur la place des empanadas achetés un peu plus loin (c'est qu'on en deviendrait presque accros), et nous recroisons Bernadette, rencontrée hier. Nous parlons de la France et de l'Argentine. C'est impressionnant de voir à quel point les expatriés français que l'on croise ont une image si terne de la famille. Difficile de leur faire comprendre que ce n'est pas notre cas.
L'heure du départ approche, nous retournons à l'hospedaje chercher nos sacs. Sur la route nous croisons une femme ayant plus de sacs à porter que de bras disponibles. Elle est surprise de notre aide mais plutôt soulagée. Si nous pouvons nous rendre utiles et redorer un peu l'image des touristes français à l'étranger...
Nous remercions la famille et leur souhaitons au revoir, puis repassons à la place du village pour saluer Sebastian et Victoria. Ils font partie des très belles rencontres de notre voyage, et nous espérons qu'ils passeront chez nous s'ils concrétisent leur projet de voyager en France pour rendre visite à une amie sur Toulouse.
Il est 14h, nous partons, profitant des paysages vus à l'aller avec le même plaisir. Bon, et également de la poussière qui envahit l'habitacle ! Aujourd'hui, nous sommes un jour de semaine, il y a donc plus de monde à prendre et à déposer le long de la route (écoliers, ouvriers...).
Nous apercevons sur la route les ruines visitées à Tilcara, puis à 18h15 nous arrivons enfin à Purmamarca, petit village très pittoresque situé sur la route qui mène à la frontière chilienne. Le soleil se couche déjà derrière les montagnes, nous nous pressons de nous rendre au guichet de bus pour un départ si possible demain. L'employé, tout sauf aimable, nous annonce alors qu'il n'y a pas de tickets en vente pour le Chili à Purmamarca, et qu'il n'en sait pas plus. Ah ! On nous avait pourtant dit de venir ici !
Nous n'avons pas d'autre piste, nous changeons alors de stratégie et nous mettons en recherche d'un hébergement bon marché. Après être allés à Iruya, tout nous paraît hors de prix ici, mais nous trouvons finalement un hostal abordable. Nous demandons à la gérante des informations pour les bus qui mènent au Chili, elle nous dit que normalement les tickets s'achètent à l'avance à Salta, capitale de la province. Elle a entendu parlé d'un hôtel qui en vendrait peut-être, mais nous indique de nous renseigner auprès de policiers qui font la circulation.
Ces derniers nous confirment la piste d'un hôtel, situé à 500m de là. Nous nous y rendons, et retrouvons deux filles croisées à Iruya et dans le bus du retour. Elles aussi souhaitent partir demain pour le Chili. Le prix des billets est excessif (nous payons le prix total comme si nous partions de Salta) mais nous n'avons pas d'autre choix donc nous le prenons. Nous souhaitons payer un des tickets avec les dollards américains qu'il nous reste, afin d'éviter un petit retrait entraînant beaucoup de frais, mais un des billets est un peu froissé, et la gérante n'en veut pas. Pour 2 $ donc, nous devons retirer...
Nous recherchons une adresse d'hostal au Chili sur Internet, juste pour la frontière, puis partons chercher un endroit pour manger. Un seul est encore ouvert, et l'on y retrouve Monica et Alexia, espagnole et française, qui prennent le même bus que nous demain. Elles ont vécu plusieurs années à la Réunion, et avant de rentrer en Métropole elles en profitent pour voyager.
Demain, nous partons pour San Pedro de Atacama au Chili, enfin peut-être. Nous avons un billet conditionnel, car aujourd'hui le bus n'a pas pu partir, la frontière située à 4200m étant couverte de neige ou sous le brouillard, nous n'avons pas tout à fait compris. Nous ne saurons donc que demain si le bus part et s'il pourra atteindre la frontière. Nous allons nous coucher, impatients de découvrir la route qui traverse la Cordillère des Andes !




















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