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Les condors n'aiment pas la pluie, et nous non plus... le retour

  • 17 avr. 2016
  • 4 min de lecture

Aujourd'hui est un grand jour. Aujourd'hui est le jour où nous allons savoir si nous pouvons rester plus longtemps. Les filles font leurs sacs, elles partent après plus d'une semaine passée ici. De la terrasse de la maison nous pouvons observer un homme couper à la machette la petite surface de maïs cultivée, puis arroser ses luzernes. Le ciel couvert se lève, nous en profitons pour faire une grosse lessive : il y a un évier extérieur avec une vue sur les montagnes, et un immense étendage au soleil et au vent, sur la terrasse. L'endroit parfait pour rendre cette tâche agréable !

Santy vient nous voir de temps en temps, il s'ennuie. Les filles qui sont là depuis huit jours nous apprennent que les petits sont toujours tous seuls, et qu'ils recherchent donc un peu d'attention auprès des voyageurs de passage. Manu trouve un sujet de discussion commun : Dragon Ball Z ! Santy est aux anges.

A 10h30, nous retournons à l'unique distributeur du village, mais il est toujours vide. Les villageois eux-mêmes ne savent jamais quand il sera rempli... Nous visitons le village, tout en pente, qui compte quand même un certain nombre d'infrastructures comme une crèche, une école, un collège, un hôpital avec un service maternité. Pour un village aussi isolé, cela est très important ! Et puis, il ne faut pas oublier les villages plus petits encore qui ne sont pas accessibles en voiture, qui dépendent donc d'Iruya pour les services importants.

Nous poursuivons notre ascension jusqu'au sommet du village, et empruntons un petit sentier qui mène au mirador. De là, nous avons une vue imprenable sur l'autre côté du village où nous dormons, derrière le lit du fleuve à sec. Nous rejoignons la place de l'église où nous mangeons, puis Charlène part dire au revoir aux filles qui prennent le bus. Pendant ce temps, Manu essaie de nouveau de retirer : Banco ! Nous pouvons rester !

Nous retournons à l'hospedaje, très calme car Santy est à l'école, comme tous les après-midi de la semaine. Apparemment, cette pratique est courante dans le pays : les élèves sont divisés en deux groupes, ceux qui vont à l'école le matin, et ceux qui y vont l'après-midi. Alex, le petit frère, est ici, et mène sa vie tout seul, dans des endroits parfois dangereux, la tête pleine de bosses et d'écorchures provoquées par ses aventures. La maman, presque muette tant elle est discrète, nous apprend qu'elle a accouché il y a une semaine d'un petit Lionel. Nous nous demandons alors si ces trois enfants sont un choix ou un problème lié à la contraception, les parents étant toujours à la maison mais très rarement présents pour leurs enfants.

Il fait beau sans faire trop chaud, le temps idéal pour nous rendre au mirador des condors, sur un gros rocher rouge en haut de la montagne. Il nous suffit de suivre l'unique route du quartier, toute pavée, qui monte en direction du sommet pour se transformer en un petit sentier en lacet qui poursuit la même direction. Nous avons une vue magnifique sur les failles, les gorges, les montagnes aux différentes couleurs... Un condor passe juste au-dessus de nos têtes, nous offrant la silhouette de ses plumes qui se découpent dans le bleu du ciel, alors que d'autres volent au loin !

Arrivés au mirador, nous découvrons un enclos en pierre permettant certainement de garder lamas et autres animaux fermés pour la nuit. Nous empruntons alors un autre sentier, mais faisons demi-tour plus loin car celui-ci ne part pas vraiment dans la direction des condors. Un autre sentier a l'air d'y mener, nous l'empruntons et poursuivons notre ascension, à la poursuite des condors.

Le ciel est de plus en plus couvert, mais nous poursuivons, traversant un troupeau de chèvres pâturant à flanc de montagne. Alors que nous nous approchons de plus en plus des condors, un grondement se fait entendre au loin, et un rideau de pluie apparaît clairement à quelques kilomètres de là. Nous savons qu'en montagne un orage peut très vite arriver, nous préférons donc redescendre au plus vite. Nous croisons alors trois autres voyageurs, qui logent au même endroit que nous, qui préfèrent eux continuer à monter, en short et débardeur. Chacun son choix. En tous cas, on pourra dire que les condors ne veulent pas de nous, entre Cordoba et Iruya !

La pluie arrive assez vite, nous enfilons nos k-ways et rentrons la tête entre les épaules, descendant prudemment le sentier en direction du village. Nous finissons même le chemin escortés par un chien qui veut s'assurer que nous rentrons sains et saufs. Nous sommes surpris de constater que notre linge, sec, a été ramassé et posé sur notre lit. Nous apprenons que c'est Sebastian qui l'a ramassé. Il vient du Guatemala et est en couple avec Victoria, argentine.

Nous écrivons dans la chambre, nous avons du pain sur la planche, puis commandons une pizza cuisinée par la tante de Santy. C'est une excellente cuisinière ! Dans une boutique du village nous trouvons un dessert : il s'agit d'un rassemblement de mères de famille qui vendent des gâteaux faits maison. C'est une excellente idée !

Santy vient passer du temps avec nous, et il se trouve que son plat favori est la pizza. Ça tombe bien ! Nous jouons au jeter de cartes, où il est absolument imbattable alors que nous essayons en vain de comprendre sa technique. Nous dégustons une bière noire locale en apéritif (et oui, on a de l'argent!). Soirée tranquille, le père de Santy viendra le chercher à 22h30. Et oui, il n'a quand même que 5 ans et demi !

 
 
 

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