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Arrivée à mi-parcours au centre de l'Argentine, Cordoba

  • 7 avr. 2016
  • 4 min de lecture

Nous nous réveillons tranquillement, les paysages ont beaucoup changé en une nuit de bus. Plusieurs centaines de kilomètres parcourus et les plaines désertiques ont laissé la place aux grands champs d'herbe verte et de maïs cultivé. Les maisons sont construites au milieu de grands terrains, et accessibles par de grandes allées bordées d'arbres.

La route est infiniment droite, à perte de vue, et rejoint les villes au plus court. Un nouveau film est diffusé, « Mad Max », le dernier sorti, c'est un peu particulier. Nous poursuivons nos discussions avec Jonathan, même si les deux jeunes filles de la veille qui participaient à l'échange sont descendues en cours de route.

Nous arrivons enfin au terminal de Cordoba, plus grosse ville du centre du pays, il est 13h15. Nous récupérons nos sacs, et donnons comme d'habitude un pour-boire à l'homme qui les décharge, puis cherchons le point informations de la gare.

Nous apprenons qu'il est dans l'autre terminal, à 200m de là. Il suffit simplement d'emprunter un passage souterrain. Une hôtesse très compétente nous pointe en quelques secondes les principales choses à voir dans la ville, dans la province, et situe l'hôtel que l'on a réservé sur notre plan (Cordoba étant une grande ville, nous savons que dans ce cas il est toujours mieux de réserver pour ne pas chercher pendant des heures). Si nous souhaitons une destination précise, nous n'avons qu'à revenir la voir et elle nous donnera le nom de la compagnie de bus, les horaires et toutes informations nécessaires. Le monsieur de l'office du tourisme d'Osorno au Chili devrait venir faire un stage en Argentine !

Nous mangeons un sandwich dans la gare, et nous asseyons à une table. Un adolescent passe alors rapidement pour déposer sur chaque table des barres chocolatées puis disparaît. Il laisse passer deux minutes, pour laisser à certains le temps de les manger, puis revient nous dire que c'est 10 pesos. Nous lui rendons, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Très particulier comme technique... Dix minutes plus tard, le même stratagème recommence mais cette fois c'est encore plus affligeant car c'est un garçon de 7 ans qui s'en charge. Ne devrait-il pas plutôt être à l'école ?

Nous prenons enfin la route du Rivera Hostal Cordoba, situé à environ deux kilomètres de la gare routière. Nous longeons le boulevard principal de cette ville étudiante qui a la réputation d'être festive les soirs, il y a peu de grands magasins, ce sont surtout de petits kiosques à bonbons, barres chocolatées, sodas...

Nous trouvons facilement notre numéro, car en Argentine à chaque intersection le panneau indiquant le nom de la rue indique également les numéros situés entre ici et la prochaine intersection (par exemple : de 100 à 200). Nous sonnons, comme partout en Argentine, et c'est Gonzalo qui vient nous ouvrir, un des employés de l'hostal.

Nous nous installons, l'atmosphère est assez conviviale. De la musique est diffusée continuellement dans les pièces communes, et il y a tout ce qui faut pour se sentir bien : tables pour manger ou travailler, canapé, télévision, bibliothèque, petite cuisine fonctionnelle, grande terrasse sur le toit à laquelle on accède par une mini-échelle... Un immense mur coloré rempli de collages de toutes sortes et des tableaux originaux finissent de compléter le tout.

Nous rencontrons alors deux jeunes français : le premier étudie à Cordoba dans une école aéronautique pendant 18 mois, l'autre est son frère, qui a profité de l'occasion pour venir ici en vacances. Ils nous parlent du parc national Quebrada del Condorito, que l'hôtesse du point info avait déjà mentionné. Un parc où on peut voir des condors voler en liberté, ça nous intéresse ! Il y a également à une heure de là le village natal du Ché Guevarra, mais renseignements pris sur Internet cela est apparemment cher pour ce que c'est. Nous verrons bien...

Nous partons faire un tour du quartier, et par la même occasion recherchons un supermarché où faire nos courses dans les prochains jours. Il est 17h30, tous les restaurants et boui-boui sont fermés et n'ouvriront pas avant 20h, les grilles des magasins se ferment petit à petit.

Nous retournons à l'hostal, et discutons avec d'autres voyageurs : quelques français, une péruvienne, une brésilienne... Sans parler de tous les argentins qui se relaient à l'accueil, cela fait du monde ! Nous sommes contents de voir que notre espagnol s'améliore de plus en plus et que nous comprenons maintenant beaucoup mieux ce qu'on nous dit. Enfin... quand notre interlocuteur n'a pas un train à prendre ni un accent bien particulier !

Il est 19h30, nous nous rendons à la pizzeria d'à côté qui est bien entendue encore fermée. Un homme en cuisine nous voit et vient quand même nous ouvrir la porte et éclairer la salle de restauration. Bon, nous ne culpabilisons pas vraiment car à peine a-t-il allumé la télévision que des argentins viennent s'asseoir pour ne pas manquer le match de football devant une bonne « cerveza ». Nous en goûtons également une, elle est très bonne.

Nous rentrons, et regardons la météo : ces trois prochains jours s'annoncent gris et pluvieux sur Cordoba et sa région. Youpi... Même pas peur, demain nous partons tout de même au parc « Quebrada del Condorito », le parc des condors, avec nos k-ways dans le sac.

Nous ne tardons pas à nous coucher, bien fatigués car une nuit en bus n'est jamais vraiment réparatrice...

 
 
 

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