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Volcans, lacs, forêts... en route pour l'Argentine et la Patagonie !

  • 2 avr. 2016
  • 5 min de lecture

Nous rendons les clés, et rejoignons le terminal de bus d'Osorno. Nous achetons des sandwichs pour le trajet, car nous ne pensons pas voir de vendeur ambulant sur une route de montagne qui va en Argentine. Il est 10h15, mais toujours aucune trace de notre bus qui devait partir à 10h. Ouf, cinq minutes plus tard il est là !

Nous nous installons, et essayons de voir les paysages que nous traversons. Malheureusement, le temps est gris et pluvieux et les vitres pleines de buées, nous ne voyons donc pas grand chose... Une raison de plus pour profiter de la fin du film James Bond puis d'un Disney sur l'histoire d'un dinosaure. Petite surprise, nous avons droit à un verre d'accueil et un sandwich sous vide. Ceci explique donc le prix du billet !

Il est 13h, nous arrivons au poste de frontière chilien. Au feu vert de la douane, nous descendons du bus et faisons la queue aux différents guichets. Un coup de tampon valide notre sortie du territoire, nous pouvons remonter dans le bus. Les chiens font le tour du véhicule et des soutes puis nous sommes libres de repartir en direction du poste de frontière argentin, situé à 20 km de là.

Entre les deux frontières s'étend un « no man's land » qui mériterait d'être traversé en voiture pour s'arrêter en admirer les paysages. Nous avons de la chance, le ciel est maintenant d'un bleu pur avec un grand soleil au-dessus de nos têtes. Nous pouvons admirer des forêts dont les arbres prennent toutes sortes de teintes entre le vert et le orange, des bois d'arbres morts aux troncs blancs et lisses, sans écorce, sur un lit de cendres, témoins de la dernière éruption volcanique de 2010, des volcans et pythons volcaniques, des montagnes de roches, des lacs à l'eau claire qui reflètent tous ces paysages... C'est un des plus beaux paysages observés depuis le début de notre voyage, imposant de majesté et de pureté.

Nous arrivons à la douane, l'assistant nous explique que nous pouvons rester ici 45 minutes comme 4 heures, alors autant être disciplinés pour gagner du temps. Nous arrivons au guichet, tout se passe bien, jusqu'à ce qu'une dernière question nous pose problème : notre adresse d'arrivée dans le pays. Nous avions complètement oublié ce détail, mais heureusement en regardant les prix des hébergements sur Internet hier nous avons repéré un nom d'établissement. Ouf ! Petit clin d'oeil à Ben et à Patricia !

Le tampon d'entrée sur notre passeport nous remontons dans le bus, lequel est vérifié par les douaniers qui y trouvent un sachet suspect. Qui l'a apporté ? Bien sûr c'est personne. Les chiens sentent les gros bagages, et nous pouvons repartir.

Plus nous nous approchons de Villa la Angostura et plus nous apprécions le charme de la région. Il est 15h45, nous arrivons enfin à destination. Cette toute petite ville de chalets en bois et en pierre est située au bord au bord du lac Nahuel Huapi, long de 37 km, et au milieu des montagnes de forêts. L'endroit est magnifique, c'est un lieu très touristique pour les Argentins mais nous sommes hors saison, donc il n'y a pas grand monde. L'endroit nous plaît, nous allons y rester quelques jours.

Nous nous rendons à l'office du tourisme, juste en face de la gare routière, et demandons une adresse d'hébergement bon marché. Les prix sont effarants, et le lit le moins cher en dortoir est à 20€ la nuit. Mais l'endroit est vraiment magique, aussi le reste du pays ne devrait pas être aussi cher. Du moins, on l'espère...

L'employé super compétent nous donne tout un tas d'informations sur les banques et établissements bon marché en seulement quelques secondes, Précision et Efficacité sont ses deuxième et troisième prénom. Nous nous rendons ensuite à l'hostal Don Pilon, à deux rues de là. Nous sommes surpris car ici les routes sont encore en terre et graviers alors que nous sommes à 200m du centre. Mais nous verrons qu'en Argentine, toutes les routes sont loin d'être bétonnées et encore plus loin d'être goudronnées !

L'accueil à Don Pilon est super, l'équipe extra, les locaux au top et très propres, avec une salle de repos très chaleureuse à l'étage et une cuisine immense et vitrée qui donne sur un jardin. Nous allons finalement y rester quatre nuits !

Nous sommes dans une chambre dortoir spacieuse pour seulement quatre lits, avec de grands casiers qui permettent de mettre sous cadenas notre sac complet et une salle de bain privative. Que du bonheur ! Nos colocataires de chambres sont un couple de deux jeunes américains (rencontrés en voyage) qui travaillent en saisons : elle est guide de kayak en Alaska, lui est cow-boy au Nouveau-Mexique. Et oui, ça fait rêver...

Nous sortons à la recherche d'une banque, pour obtenir nos premiers pesos argentins, mais le défi se révèle être plus compliqué que prévu : sur les trois banques de la ville, la première, « Banco Frances », n'accepte aucune de nos trois cartes. C'est bien la peine, pour une Banque de France ! La deuxième ne propose pas mieux, et finalement c'est la dernière banque, Patagonia, qui est la bonne. Et oui, nous sommes en Patagonie du Nord ! Heureusement qu'elle fonctionne, car c'était la dernière banque de la ville...

Nous retournons à l'office du tourisme, cette fois à la recherche d'activités dans les environs, et cette fois encore l'employé nous renseigne parfaitement en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Nous irons au Parc National des Arrayanes, situé sur la péninsule de Quetrihue, à trois kilomètres de notre hostal. Au bout de la péninsule s'est développé un bosquet d'arrayanes, unique au monde, qui a inspiré le créateur de Bambi.

Nous nous rendons au supermarché pour faire quelques courses : avec la super cuisine à disposition et étant donné le prix de la chambre, nous ne pouvons faire autrement. Et puis, c'est tellement plaisant de cuisiner quand on en a l'occasion ! Nous nous rendons compte que du Chili à l'Argentine certains mots sont différents, bien que l'espagnol soit utilisé partout. C'est notamment le cas de beurre, cacahuètes, courgettes, bananes, et bien d'autres encore...

Pendant que nous cuisinons, nous faisons la connaissance d'une Argentine très sympathique qui nous donne pas mal d'informations sur ce qui est intéressant à voir dans le pays. L'endroit est très agréable, il y a une bonne ambiance qui s'en dégage et la cuisine est un lieu d'échanges.

Nous sommes heureux d'être arrivés par hasard dans ce lieu tout simplement magique. Demain, nous partirons à la découverte du bois de Bambi !

 
 
 

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