Osorno, toute une histoire !
- 1 avr. 2016
- 4 min de lecture

Bienvenue à Maëlys dans la famille !!! Et félicitations à Kathlène, Mathieu, et leur famille:)))
Ce matin, alors que nous rangeons nos sacs, nous nous rendons compte que le porte-feuille de Manu a disparu ! Il pense l'avoir laissé dans la cuisine hier, et ce matin plus rien. A part deux chiliennes et la gérante personne n'est entrée, mais ni l'une ni les autres ne l'a apparemment vu ! Rien de bien grave, il y avait la valeur de quelques euros et trois timbres à l'intérieur. Mais c'est par principe...
Nous prenons donc notre petit-déjeuner avec les deux jeunes Chiliennes en vacances deux semaines dans la région, puis à 10h50 nous nous renseignons sur l'heure à laquelle nous devons libérer la chambre. 10h30, qu'on nous dit. Ils auraient pu venir nous le dire ! Le tout accumulé depuis hier, nous sommes vraiment heureux de quitter cet endroit.
Nous libérons la chambre en cinq minutes, et demandons pour rester un peu dans la cuisine le temps de finir notre premier repas de la journée. Nous rejoignons ensuite l'autre « hospedaje », attendons que la chambre soit prête pour y poser nos affaires et repartons en ville. Sur la route, nous trouvons enfin quelques bombillas à ramener comme souvenir : il s'agit du juste milieu entre une cuillère et une paille, et cela permet aux Chiliens, qui boivent toute la journée du « maté », d'aspirer le liquide sans avaler les morceaux de feuilles.
Nous arrivons au centre des artisans, où des petits box en bois permettent d'exposer tissus, fleurs, vêtements, objets en bois, objets en cuir... Nous en profitons pour retrouver un porte-monnaie pour Manu et acheter quelques souvenirs. Puis nous nous rendons à la statue « Vaca y sus terneros », la vache et ses veaux. Située dans une intersection au centre d'Osorno, il s'agit d'une statue de vache Holstein parfaitement bien réalisée, très bien proportionnée selon l'experte en la matière Charlène. Seule particularité, elle est absolument immense, et envoie Barette, pour ceux qui la connaissent, au rang de génisse ! C'est vraiment un très beau travail.
Nous voici maintenant au musée historique, situé dans un grand bâtiment sur trois étages, qui retrace l'histoire de la ville et de sa région. Une première pièce commence par la Préhistoire et expose en plus des fossiles de gomphotères (sortes d'éléphants) retrouvés dans le jardin d'une maison en pleine ville. Ensuite, ce sont des objets de la culture Mapuche qui sont exposés, permettant de mieux comprendre leur culture. Puis c'est la momie d'une femme, retrouvée en parfait état de conservation, qui nous regarde derrière une vitre et nous fait froid dans le dos, et enfin au dernier étage a été aménagée une exposition temporaire sur les trains.
L'autre côté du bâtiment est plutôt réservé à l'histoire d'Osorno, de la colonisation menée par Mendoza dans les années 1550 à la reconstruction de la ville (détruite par les Amérindiens) par le gouverneur O'Higgins dans les années 1800. Une pièce entière explique la guerre du pacifique de 1879 à 1884, une des plus importantes en Amérique latine, puis d'autres pièces sont consacrées à l'évolution culturelle de la ville pendant le XXème siècle. Le tremblement de terre de 1960 fait partie des moments clés de cette période. Enfin, au sous-sol, ce sont des maquettes qui montrent les agrandissements successifs de la ville au fil du temps.
Après avoir profité du musée pendant une heure, nous repartons à la place d'armes et remarquons un autre bâtiment d'office du tourisme. Finalement il y avait plein de choses à voir dans la région mais nous ne sommes pas tombés sur la bonne personne hier... Nous visitons la cathédrale San Matéo, simple et lumineuse, très jolie, où est exposée une grande statue de Saint Louis, roi de France.
Nous nous rendons au marché central de la ville pour y manger et goûtons ainsi un plat typiquement chilien : le « poroto » qui est un plat à base de haricots en grain. Demain nous quittons le pays, et pourtant nous n'avons aucune trace de « chili con carne », dans tous les lieux que nous avons visité. Nous faisons quelques courses pour le repas du soir, qui sera froid car nous n'avons pas de cuisine ici, puis nous rentrons.
A peine arrivés un gros bruit de batucada se fait entendre dans la rue. Curieux comme nous sommes, nous descendons voir ce qui se passe. Il s'agit d'un groupe d'une trentaine de personnes qui défilent pour demander à l'évêque Barros de démissionner pour le bien de la paroisse. Après nous être renseignés, nous avons découvert que cet évêque a couvert il y a quelques années des prêtres accusés de pédophilie, bien que les victimes aient témoigné. Cela s'est passé avant sa nomination et le pape lui a apporté son soutien. Cet évêque, extrêmement impopulaire, a fait la une des journaux, opposant ses défenseurs à ceux qui souhaitent le voir partir.
Nous rentrons finalement dans notre chambre pour préparer nos affaires et pour manger. Demain, Argentine, nous voilà !




















Commentaires