Échange Skype avec une classe de la MFR
- 25 mars 2016
- 4 min de lecture

Ce matin, nous préparons la chambre pour un Skype avec une classe de la Maison Familiale où nous travaillons, à Saint Laurent de Chamousset. Faute de trouver un lieu plus adapté, nous déplaçons le bureau, rangeons tout l'espace et c'est parti.
9h30, le Skype avec la classe de secondes (Services aux Personnes et au Territoire) commence. Ce sont quelques visages connus qui nous saluent les premières : des élèves que nous avons eu l'an dernier en classe de 3ème. Cela fait vraiment plaisir de les revoir. Puis le cercle s'agrandit et nous apercevons d'autres têtes moins connues, certaines coiffées d'un chapeau chinois.
L'échange commence par le récit du déroulement de leur matinée sur le thème « la découverte du monde » : géographie en suivant notre itinéraire, fabrication de chapeaux chinois, initiation au mandarin (langue principale parlée en Chine), observation des photos de notre blog et listing des questions qui en émergent, repas asiatique...
Puis suivent les nombreuses questions, qui nous amènent à aborder différents thèmes : l'éducation familiale, les écoles, l'alimentation, les transports, les rythmes de vie, les rencontres, les anecdotes... L'échange est très riche, les jeunes étant curieux d'en savoir davantage sur nos découvertes, et nous heureux de pouvoir partager tout cela avec eux.
Pendant l'échange, nous apercevons de temps en temps le visage d'un ou d'une collègue qui vient nous faire un petit coucou, et notre directeur nous souhaite une bonne continuation dans notre périple. Au bout d'une heure et demi, leur curiosité semble satisfaite, et il est l'heure pour eux de passer au module suivant. Nous remettrons peut-être cela en fin d'année après notre découverte de l'Amérique du Sud !
Nous remettons tout en place, et informons le gérant que nous restons une nuit de plus (nous préférons partir le matin pour arriver tôt à destination et trouver un hébergement plus facilement). Ce matin, le restaurant est fermé car nous sommes vendredi saint. Le gérant nous montre donc l'entrée par son habitation s'il n'est pas sur place à l'hostal quand nous voudrons rentrer.
Nous sortons pour manger, c'est le calme plat dans les rues. Presque tout est fermé, nous trouvons un boui-boui d'ouvert, pris d'assaut à cette heure de pointe. Nous passons commande et payons à la caisse, puis nous dirigeons vers le comptoir des cuisiniers avec notre ticket. Ici, presque tous les commerces fonctionnent de cette manière, même les boutiques de vente de produits divers : une caisse pour payer, avec une seule personne qui manipule l'argent, et un comptoir pour récupérer son achat. Nous testons aujourd'hui une grosse spécialité du pays, que l'on trouve absolument partout et à toute heure : des empanadas, sorte de feuilletés fourrés mais avec une pâte à tarte très épaisse. Nous discutons avec un couple, ils nous conseillent les empanadas aux mariscos (fruits de mer). Et bien goûtons !
Pour accompagner cela, nous testons également un pastel de choclo, qui correspond à un flan au maïs (nous ne savions pas ce que signifiait choclo, ni pastel d'ailleurs). Pendant que nous discutons pour patienter, les chiliens nous posent alors une question existentielle sur la culture française : Alyzée chante-t-elle toujours ? Et oui, voilà apparemment la référence française ici...
Les quelques tables sont bondées, nous prenons donc à emporter et nous installons dans un parc en face de la gare ferroviaire. Les bancs sont immenses ! Nous dégustons les plats, les empanadas sont plutôt bons même si une pâte feuilletée serait bien meilleure que la pâte très épaisse utilisée. Quand au pastel de choclo, c'est un sucré salé comme on en a rarement goûté, avec la texture des flancs sucrés qu'on connaît, tellement déstabilisant pour nos papilles que pendant plusieurs minutes nous ne sommes pas capables de dire si nous aimons ou non.
Nous repartons nous promener en ville, et passons à la gare routière acheter nos tickets de bus pour demain. Il y a très peu de stands dans le marché couvert, tout est désert, et nous passons à côté d'un groupe de jeunes assis par terre qui semblent sniffer de la colle. Ceci explique peut-être le nombre impressionnant de personnes semblant souffrir de troubles neurologiques et donc de boiteries, mais ceci n'est bien sûr qu'une hypothèse de notre part.
Nous passons au supermarché et faisons quelques courses pour notre repas du soir, nos tuperwares pliables vont enfin trouver une utilité ! La véritable raison est que la nourriture coûte cher si on ne se limite pas aux sandwichs et hot-dogs traditionnels vendus partout. Et, pour notre part, on ne pourra pas manger cela quotidiennement midi et soir !
Nous retournons à l'hostal, le gérant est encore là, pas besoin d'aller sonner chez lui. Nous préparons notre repas frugal : macédoine de légumes en boite, mayonnaise, pain et compote. Sans rien pour cuire ni chauffer, ni espace pour préparer, nous sommes très limités, mais nous essayerons de trouver mieux la prochaine fois.
Enfin, nous profitons de la première bonne connexion internet depuis des semaines pour regarder un film en français en streaming. Ah, c'est agréable !




















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