Au revoir, Asie !
- 20 mars 2016
- 5 min de lecture

Le grand jour est arrivé.
Aujourd'hui, nous traversons le Pacifique pour aller de l'autre côté du globe.
Deux sentiments se disputent en nous : la nostalgie en pensant à tout ce que nous avons vécu pendant ces six mois et demi en Asie, et l'excitation en imaginant tout ce qui nous attend pendant notre périple le long de la Cordillère des Andes.
Nous préparons nos sacs, ce qui prend un peu plus de temps qu'habituellement car il faut prendre en compte ce que nous pouvons garder avec nous, ce que nous devons protéger pour le voyage en soute... Une fois cela terminé, nous allons nous poser dans un café pour prendre notre petit-déjeuner. C'est assez exceptionnel, mais il nous reste des Bahts à passer alors autant se faire un peu plaisir, et puis cela nous permet d'être au frais. Nous rentrons à la guest house, récupérons nos sacs, rendons les clés et disons au revoir aux gérantes. La plus sympathique d'entre elles nous apprend qu'à la fin du mois elle quitte ce travail pour changer d'air. Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.
Dans la rue, notre agent de sécurité préféré est là, fidèle à son poste. Nous discutons une dernière fois avec lui et lui serrons la main pour lui souhaiter une bonne continuation. Puis nous parcourons quelques dizaines de mètres et entrons au Hook Board Game Café, notre lieu préféré dans Bangkok depuis deux jours. Nous avons quelques heures à passer avant de nous rendre à l'aéroport, alors si nous pouvons les passer au frais devant des bons jeux, c'est toujours mieux !
Aventuriers du rail, Carcassone, Survive (The Island), les parties s'enchaînent et deux heures plus tard il est temps de partir. Il est 14h, nous souhaitons bonne chance aux jeunes gérants pour que leur affaire marche et partons. Nous verrons plus tard que sur notre ticket de caisse est écrit « Have a nice voyage ». Très belle attention.
Nous terminons la deuxième carte fidélité des sandwich toastés du Seven Eleven (et un sandwich gratuit!) puis nous dirigeons vers la file de tuk-tuk non loin de Khao San Road. Nous avons encore des Bahts à passer, il fait excessivement chaud et nous ne voulons pas sentir la transpiration pendant les longues heures d'avion qui nous attendent. Il n'y a que deux kilomètres à parcourir, mais comment mieux terminer notre séjour en Asie que par un dernier trajet en tuk-tuk ?
Nous arrivons au canal qui traverse la ville d'Ouest en Est, et embarquons dans le bateau en se tenant à la corde et en enjambant la coque. Il y a peu de bateaux aujourd'hui mais l'eau est néanmoins très agitée. Nous changeons de bateau en cours de route, puis nous arrêtons à Asoke. A quelques centaines de mètres de là nous rejoignons l'airport line, c'est à dire le train qui relie la ville à l'aéroport. Très peu cher, il permet d'arriver rapidement directement à l'étage inférieur du terminal.
Il est 16h15, nous sommes à l'aéroport. Notre avion pour Sydney décolle à 18h15, nous nous rendons donc directement au comptoir d'enregistrement des bagages. Et oui, nous changeons d'avion à Sydney en Australie puis faisons une escale à Auckland en Nouvelle-Zélande avant de prendre la direction du Chili.
Chance ou malchance, nous tombons sur une jeune hôtesse, certes très gentille, mais qui débute dans le métier : elle prend le temps de lire attentivement chaque information qui apparaît sur son écran et pose régulièrement des questions à ses collègues. Lorsqu'elle nous demande si dans nos sacs en soutes nous avons des produits explosifs, dangereux, ou encore des aérosols (affiche avec dessins pour montrer chaque catégorie concernée), Manu, dans un élan de sincérité inné et accentué au contact des asiatiques, lui répond que oui nous avons de la crème solaire. Cela est autorisé, nous répond-elle. Elle nous repose une seconde fois la question, et Manu lui parle cette fois de l'anti-moustique. Et là, c'est le drame. Dans un excès de zèle, elle demande à voir le produit pour vérifier la liste des composants, et bien entendu le produit concerné est rangé tout au fond du sac. Lorsqu'enfin le produit est sorti, elle nous annonce qu'elle doit le garder. Pas de problème, il est quasi vide et nous en avons un autre si besoin est. Mais il faut quand même qu'elle se rende compte que plus des trois quarts des voyageurs qui arrivent en Asie ont un produit anti-moustiques dans leur sac !
Nous pesons ensuite nos sacs, qui pèsent 14kg pour celui de Charlène et 16,6 kg pour celui de Manu. Nous sommes bien loin de leur poids de départ ! Notre billet d'avion en main, nous repartons, après une petite frayeur en voyant qu'elle faisait partir le sac sans l'avoir étiqueté. Nous croisons les doigts pour les récupérer au Chili...
Notre embarquement est à 17h30, nous allons au troisième étage de l'aéroport (celui de l'espace restauration) pour passer le temps. Il nous reste quelques bahts à dépenser, nous jouons donc au « jeu du tout pile » dans la supérette pour dépenser jusqu'à la dernière pièce. Il est enfin l'heure, nous nous dirigeons vers le terminal d'embarquement et passons les contrôles de sécurité. Il y a du monde, le temps passe, et nous nous rendons compte que notre porte d'embarquement est à l'autre bout du terminal. Petit coup de speed, nous terminons le chemin en mode footing pour nous rendre compte que nous sommes dans les temps.
L'équipage contrôle l'intérieur des bagages cabine, et un des hommes tombe sur la réserve de gâteaux à la myrtille achetés au Seven Eleven. Cela le fait rire, et Manu ajoute pour justifier que ce sont les meilleurs de Thaïlande.
Nous entrons dans notre avion Airbus A330 de Qantar Airlines et nous installons, place à côté du hublot. Nous décollons, moment toujours aussi magique lorsque les roues quittent le sol. Puis nous en profitons pour observer les paysages : de nombreux bassins au milieu de la campagne, des routes illuminées...
Nous avons doit à un verre de bienvenue, puis un peu plus tard ce sera un dîner et enfin avant l'atterrissage un petit déjeuner. Il faut avouer que la qualité des plats servis n'a rien à voir avec ce qui était proposé il y a quelques années. Maintenant, manger à bord est un régal des papilles !
Dans la nuit, de multiples îles illuminées se dessinent dans les eaux sombres. Les sièges sont peu confortables pour dormir (rien à voir avec les bus de nuit dont on a l'habitude), mais l'écran individuel propose tellement de bons films que cela n'est pas un problème.
Nous nous dirigeons tranquillement vers Sydney, et admirons de gros orages non loin de là qui produisent de magnifiques éclairs. A cette altitude, c'est un vrai spectacle de lumières qui illuminent le ciel. Enfin, nous survolons l'Australie, que nous devons entièrement traverser pour rejoindre Sydney. Le trajet est loin d'être terminé, ce n'est même que le commencement...




















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