top of page

De temple en temple, nous découvrons Bagan

  • 27 févr. 2016
  • 5 min de lecture

Le réveil sonne, une nouvelle journée à Bagan nous attend. Le ciel est très couvert, même légèrement pluvieux ce matin, nous prenons nos k-way pour sortir. Nous allons prendre un café dans le petit restaurant découvert la veille, et retrouvons nos ados en plein rush. L'un d'eux, une vraie vedette qui s'égosille tout le temps, n'a presque plus de voix aujourd'hui à force de crier les plats commandés à l'équipe de cuisine. Il est à la vaisselle en cuisine, mais nous l'entendons quand même. Cela nous fait beaucoup rire.

Le café arrive, servi par un jeune garçon d'à peine quinze ans. Ce dernier, une bonne bouille avec un grand sourire, tremble tellement en essayant d'aller vite qu'il dépose sur la table deux soucoupes avec presque autant de café que dans les tasses. Nous en sommes bouche bée. Le café est excellent, Charlène qui n'en buvait presque plus depuis le début du voyage doit se retenir pour ne pas en reprendre.

Nous traversons ensuite la route et rejoignons l'agence de location de e-bikes, « The Best Information », recommandés par le trio de la veille car très sympathiques. Ces scooters électriques, bien développés ici, permettent de découvrir les temples facilement sans les inconvénients sonores qui vont normalement avec.

Nous commençons par rechercher la poste de Nyaung U, indiquée sur le plan. Nous ne la trouvons pas facilement, car elle est à l'intérieur du bâtiment du centre des communications, et comme nous sommes samedi il n'ouvre qu'à 10h. Nous reviendrons donc plus tard.

Nous prenons la route principale en direction des temples, et faisons la grande boucle : Nyaung U, Old Bagan, and New Bagan. Nous préférons commencer par un tour des environs avant de nous arrêter pour visiter les temples. Sur le bord de la route, nous nous arrêtons soudain : un vieil homme travaille dans sa terre avec une herse sommaire en bois tirée par deux zébus blancs. Nous approchons, il s'arrête pour venir échanger avec nous. La communication est difficile, mais nous apprécions le moment. Charlène sort même le livret de présentation pour montrer les vaches que ses parents ont en France.

Nous repartons, passons entre d'immenses termitières qui ont ravagé les arbres aux alentours, et nous dirigeons vers la station de bus, très éloignée de la ville. Nous voulons comparer les tarifs avec ceux proposés par les agences et guest house en ville. Finalement le prix est le même (au départ de la guest house, comme toujours ici), nous verrons donc en ville.

Nous reprenons le scooter électrique, et achetons sur le passage les tickets de la fameuse taxe à payer pour séjourner ici. Nous sommes en règles, c'est parfait. Nous retournons à la poste, qui est cette fois-ci ouverte. L'homme au guichet nous prête une éponge humide pour coller les timbres puis nous repartons, suivis un moment par une petite fille qui nous dit au revoir et nous envoie des bisous. C'est trop chou...

Nous nous arrêtons pour midi à un restaurant recommandé par Chris, Mimi et Fred, mais nous ne sommes pas fans des plats apportés et du service. Nous allons prendre un café comme ce matin, la routine s'est bien vite installée dans cette ville où nous sommes seulement depuis hier. Cette fois-ci c'est un autre serveur qui nous apporte les tasses, encore pleines. Comme quoi tout est possible !

Nous repartons voir les temples, et en prenons cette fois-ci un au hasard pour en visiter l'intérieur. De grandes fresques, des bouddhas, c'est magnifique. Nous n'avons assez d'yeux pour admirer toutes les peintures représentant des éléphants, des scènes de vie... Des panneaux indiquent que certains temples datent du XXIème siècle, et d'autres du XXIIIème siècle.

Nous entrons dans un deuxième temple, plus sale, jonché de détritus, et orné de gravures de touristes pour marquer leur passage. C'est bien dommage... Nous ne restons pas, et allons à la découverte d'un troisième édifice, assez imposant, dont la grille est fermée à clef. Dans l'enceinte du monument un homme sort alors d'une maison en bambou et nous propose de nous ouvrir les portes. Nous entrons, c'est très sombre. L'homme nous prête sa lampe torche pour nous permettre d'admirer les nombreuses peintures et statues. Au centre, un immense bouddha nous fige au sol, tellement imposant et majestueux.

Nous repartons, et empruntons des chemins de terre au hasard. Le site est regroupé entre deux routes principales, il est donc impossible de se perdre et tellement bon de se laisser guider de temple en temple. Nous passons parfois par les champs arides pour éviter les bacs à sable, cela paraît sur le coup être une bonne idée. Dans un temple, Charlène reprend un Australien qui n'a pas enlevé ses chaussures. Il y en a toujours qui ne se sentent pas concernés par les règles !

Entre deux temples, des birmans font paître un immense troupeau de vaches et de chèvres. C'est une des particularités du site de Bagan : c'est un site vivant où les cultures et les élevages sont présents. Un troupeau au milieu des pagodes... un vrai paysage de carte postale ! Nous prenons vraiment du plaisir à observer et visiter tous ces temples, au milieu de ce paysage de savane africaine et de toute cette poussière.

Nous rentrons et rendons les e-bike. Nous avons bien profité de la journée, nous les réservons pour demain. Nous partons manger dans Notre restaurant (c'est fou comme on peut se sentir vite chez soi) où nous optons cette fois pour une salade d'herbes indigènes ainsi qu'une salade de feuilles de thé. C'est tout simplement à tomber par terre ! Tout est frais, et cuisiné en coulisses par une adolescente d'une quinzaine d'années.

C'est le premier pays de notre périple qui propose autant de salades, et ce n'est pas pour nous déplaire. Nous commencions à nous lasser de la nourriture thaïlandaise qui n'est pas très diversifiée, ceci nous plaît davantage. Bien sûr, c'est contre toutes les recommandations de tout bon voyageur occidental : pas de crudités, pas de fruits ni légumes s'ils sont déjà épluchés et coupés... Nous avons tort sur toute la ligne et pourtant nous n'avons jamais été en aussi grande forme ! Nous mangeons dans des petits établissements, tout ce qu'il y a de plus local. Pas la peine donc de psychoter !

Nous passons par une supérette qui est gérée par deux fillettes d'une dizaine d'années. Elles sont drôles, et tiennent la boutique avec brio, connaissant tous les prix par cœur et tenant une discussion en anglais sans problème.

Nous rentrons à la guest house, où nous rencontrons l'Israélien rencontré à l'ambassade du Myanmar de Bangkok et croisé depuis à Bago. Il vient d'arriver aujourd'hui, accompagné d'une amie rencontrée en chemin, et s'installe dans la même guest house.

Nous nous posons sur la terrasse, où un employé de l'hôtel (mineur comme partout ici) fait des origamis pour décorer la guest house. Nous apprenons le pliage et lui donnons un coup de main, bientôt rejoints par les deux Israéliens qui s'y mettent eux aussi en discutant.

Un petit Skype, et au dodo. C'est une très belle journée qui se termine. Nous apprécions beaucoup Bagan et ses alentours.

 
 
 

Commentaires


Featured Posts
Recent Posts
Archive
Search By Tags
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

Vos informations ont bien été envoyées !

  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-googleplus

© 2023 by On the road. Proudly Created with Wix.com

bottom of page