Manu, futur chauffeur de tuk-tuk
- 18 févr. 2016
- 4 min de lecture

Ce matin nous nous réveillons naturellement de bonne heure tellement la nuit a été bonne avec cette fraîcheur nouvelle. Et cela malgré que le matelas soit aussi dur qu'une planche en bois ! Charlène écrit, Manu lit.
Les heures défilent, et à midi nous posons tout et partons prendre notre repas au restaurant d'à côté. Aujourd'hui le gérant a une salopette orange et un chapeau assorti. Les employés s'affairent avec toujours autant d'efficacité puisque les plats sont servis en un temps record malgré les dizaines de personnes occupant les deux étages. Nous prenons notre note sucrée sur les canapés à l'entrée de la guest house, puis partons prendre le bateau. Nous devons récupérer nos passeports et nos visas à l'ambassade !
Nous embarquons pour une demi-heure de trajet sur la rivière Chao Phaya. Trois filles à côté de nous présentent leur tickets achetés au comptoir, de 40 baht chacun. Il s'agit des tickets touristiques car le ticket local, que nous achetons à bord, est de 13 baht. Nombreux sont les touristes qui payent sans chercher à comprendre ou qui ne font pas l'effort d'apprendre quelques mots dans la langue du pays visité. Ils ne savent pas à côté de combien de choses ils passent en agissant ainsi. C'est bien dommage pour eux...
Nous descendons du bateau et longeons la route pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à arriver à l'ambassade, son mur blanc défraîchi et sa porte en ferraille. Cette dernière est ouverte, et des personnes sont déjà alignées devant les trois guichets en attendant que ces derniers ouvrent à leur tour. Nous nous installons sur les chaises équipées de tablettes qui se soulèvent, mais l'idée n'était pas perspicace pour qui connaît bien Charlène : cette dernière s'entrave dans une tablette qui se prend dans la voisine, le tout retentissant dans un fracas qui rompt le silence régnant dans la pièce. Maintenant on va faire profil bas...
Manu discute avec un Thaï attendant son visa travail, puis les comptoirs s'ouvrent et la file est absorbée en peu de temps. Nous y allons ensuite, en moins de deux minutes tout est réglé ! Cette fois-ci nous n'avions pas égaré le reçu...
Sur la route du retour, nous repassons devant une très grosse école, dont les bâtiments sur plusieurs étages regardent un énorme terrain de sport au centre. Il y a des élèves de tous âges, et le nom de l'école (Christian School) laisse penser que c'est une école internationale ou privée. L'uniforme est de mise, comme observé partout jusqu'à maintenant. Qu'est-ce qu'on ne donnerait pas pour le retrouver dans nos écoles ! C'est l'heure de la sortie des écoles, mais les élèves ne sortent pas seuls, même si certains sont des collégiens. Toute cette foule lâchée sur la deux-voies devant l'école ne serait que facteur d'accidents.
A l'entrée un vigile équipé d'un micro se promène donc sur le trottoir et annonce les voitures des parents stationnant devant l'enceinte. Sa voix résonne fort dans tout l'établissement, personne ne peut la manquer. Les élèves concernés sortent alors, accompagnés par un second vigile qui porte leur sac et leur ouvre leur portière pour les aider à s'installer sans danger. Que de bonnes idées qui pourraient être mises en place dans bien des endroits...
Nous reprenons le bateau, mais cette fois-ci il s'agit d'un drapeau vert. Le tarif est plus cher, mais on avance plus vite car il y a beaucoup moins d'arrêts. La rivière est déchaînée aujourd'hui, avec tous les bateaux qui y circulent. Nous descendons au quai n°12, nous tenons à aller voir notre vendeur de sushis préféré. Un peu de marche et nous y sommes. Il nous reconnaît tout de suite et avec un grand sourire s'affaire à nous libérer un bout de table, et à verser de la sauce soja et du wasabi dans une coupelle. Et oui, on y a nos habitudes...
Nous apprécions bien le repas, ce qui n'est pas surprenant, et achetons une barquette de fraises pour dessert, que nous dégustons assis au bord du quai. Nous prenons ensuite le chemin du retour, Manu est fier d'arborer son nouveau tee-shirt « Tuk-tuk, the best of Thaïlande ». Les chauffeurs qui le voient lui rendent bien, le pouce levé. Alors que nous demandons à un chauffeur stationné sur le bord de la chaussée pour photographier son véhicule, il propose à Manu de prendre sa place et monte lui-même en tant que passager à l'arrière. Puis il proposera de nous prendre tous les deux sur son tuk-tuk, Manu conduisant Charlène. Ce tee-shirt semblent nous ouvrir de nouvelles portes, Manu pense le porter plusieurs jours de suite.
De retour à la guest house, nous retournons à la prise dans le couloir, nous asseyons par terre à côté, et discutons avec un jeune japonais et le même finlandais qu'hier, mais en moins alcoolisé. Dommage que le seul lieu de l'immeuble proposant des prises ne soit pas équipé de fauteuils ou au moins de chaises... Pourtant ce n'est pas la place qu'il manquerait !
Petite note sucrée habituelle, puis lecture et dodo. Nous sommes contents, nous avons nos visas pour le Myanmar, et ce sont les premiers avec une photo d'identité. Notre passeport ne cesse de se remplir, c'est plaisant à voir !




















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