Le Myanmar s'invite dans notre périple
- 16 févr. 2016
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Le réveil sonne, il est 6h30. Nous avons une mission aujourd'hui : faire notre demande de Visa à l'ambassade du Myanmar de Bangkok. Nous avons pris les coordonnées sur Internet, ainsi que quelques informations utiles. L'ambassade n'ouvre que de 9h à 12h pour les dépôts de formulaires de demande, mais nous avons appris qu'il fallait mieux y aller de bonne heure pour éviter les longues files d'attente. Nous prenons avec nous les quelques documents nécessaires : deux photos d'identité chacun et nos passeports, et nous sommes partis.
Nous prenons notre habituel bateau (l'Express boat au drapeau orange) qui nous emmène droit au Sud, à l'arrêt Central Pier. Nous ne sommes encore jamais allés aussi loin de ce côté-là. Il est 7h, il n'y a quasiment personne, le trajet est très agréable et on peut même s’asseoir. Une fois descendus, nous longeons la ligne du skytrain qui passe au-dessus de nos têtes pendant une vingtaine de minutes. Beaucoup de petits stands le long du trottoir (où beaucoup achètent leur repas de midi emballé dans une boite), puis de grandes boutiques et une grosse école.
Enfin, nous arrivons dans la bonne rue. L'ambassade est assez surprenante : il s'agit d'un long mur blanc délabré quelconque où au dessus d'une porte en ferraille on peut lire « Visa section » à côté de « Ambassade de la république de l'union du Myanmar ». Un endroit vraiment très sommaire pour un consulat...
Il n'est que 8h10, et pourtant une file d'attente commence déjà à se former. Manu va faire la queue pendant que Charlène va dans un bâtiment voisin faire les photocopies de passeports nécessaires et récupérer le formulaire de demande. Pendant l'attente, nous en profitons pour discuter un peu avec les autres étrangers voulant se rendre au Myanmar.
8h40, les portes s'ouvrent, et chacun reçoit un ticket d'attente avec un numéro : nous avons le numéro C009. Cela nous permettra d'attendre notre tour tranquillement assis. La salle est très sombre, sans aucune fenêtre, elle confirme la même impression de vétusté que l'entrée. A l'intérieur, beaucoup de chaises de classe avec des pupitres intégrés pour remplir les formulaires. Un employé passe avec un tube de colle pour coller les photos et répond aux éventuelles questions. L'organisation est efficace.
La salle est maintenant totalement remplie, nous devons bien être une cinquantaine à être venus alors que l'heure d'ouverture officielle, 9h, est tout juste passée. Une grande majorité de touristes en attente d'un Visa touristique, mais aussi des Thaïlandais pour un Visa travail.
Alors que nous discutons avec une Française originaire d'Avignon, deux autres françaises viennent nous voir, une mère et sa fille. Elles reviennent justement du Myanmar et repartent en France dans quelques jours. Seulement aucun bureau de change n'a voulu de leurs kyats restants en Thaïlande, ce qui correspond à environ 40€. Elles ont donc pensé à venir ici et nous demandent si cela nous intéresse. Sachant qu'aux frontières il est parfois difficile de retirer et qu'un peu de monnaie locale est toujours la bienvenue pour dépanner, nous acceptons avec plaisir. Elles nous présentent le taux de change du jour, et nous nous partageons la somme entre l'Avignonnaise et nous.
Notre numéro apparaît, nous nous dépêchons au comptoir n°2. Nous donnons nos documents, tout est ok, cela n'aura pris que 3 minutes. Nous devons revenir après-demain entre 15h30 et 16h30, cela n'aura coûté que 800 baht, soit environ 20€ par personne, contre 50€ si on l'avait fait à l'ambassade à Paris ou sur Internet ! Bon à savoir, il est aussi possible de faire une demande express pour le jour même, moyennant un peu plus évidemment.
Nous reprenons le chemin du retour, et faisons le tour des stands ambulants. Nous trouvons des adaptateurs pour des lampes achetées plus tôt, heureusement car on n'y avait pas pensé avant ! Nous prenons notre repas à un boui-boui, puis rentrons à la guest house.
Manu se repose, Charlène lit. Il fait chaud... En milieu d'après-midi nous allons nous promener, et retrouvons de nouvelles cartes postales sur la route. Manu se trouve également deux nouveaux tee-shirts pour remplacer ceux qui commencent à être tous tachés et délavés : un M. Happy et un avec un Tuk-tuk. Ce dernier plaira d'ailleurs beaucoup aux chauffeurs de tuk-tuk que nous croiserons lorsqu'il le portera. Nous déposons ensuite le jean de Charlène au couturier, et lui montrons où couper pour en faire un bermuda. Il n'y a plus qu'à le récupérer ce soir à 20h30.
Nous nous laissons ensuite tenter par un dîner chez Pizza compagnie, notre première pizza depuis... des mois ! Nous mettons plus de temps à comprendre la carte qu'à manger la pizza, très bonnes soit dit en passant. Nous avons un peu de temps à passer avant de récupérer le bermuda, aussi nous nous posons sur un banc et observons les nombreux rats mener tranquillement leur vie, à quelques centimètres seulement des gens assis devant les buissons.
Il est l'heure, nous retournons voir notre couturier, toujours aussi agréable. Le travail est parfait, Charlène a un nouveau bermuda avec de beaux ourlets et un trou très bien raccommodé. Quel dommage qu'en France on soit dans une telle société de consommation qu'on ne trouve plus de petits couturiers dans les rues au lieu de jeter quand c'est abîmé !
De retour à la guest house, nous lisons et nous écrivons. Il fait chaud, vraiment trop chaud. Nous suons à grosses gouttes sans même bouger. Nous avons appris qu'il existait ici des chambres avec climatisation bon marché, on pense en prendre une demain !




















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