La pilule est mal passée ;-)
- 9 févr. 2016
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Une jolie journée ensoleillée commence, où est la pluie annoncée ? Tant mieux, nous rendons les clés, remercions les propriétaires de ce lieu si agréable et apaisant, et faisons un détour par le Seven Eleven. Café, jus d'orange ou yaourt, chacun y trouve son bonheur, comme d'habitude. Seul Manu ne prend rien, il pressent que la route va être difficile.
Il est à peine 8h, nous sommes déjà devant chez Dan, qui est en pleine forme comme toujours ! Une petite photo souvenirs avec Mama et nous montons à bord de la Lamborghini décapotable, où un couple de deux jeunes français est déjà installé. Ils ont l'air de se demander ce qu'on fait là (ils ont sûrement payé plus cher, n'étant que deux), mais nous les rassurons rapidement en leur parlant brièvement de notre trek de deux jours. Sans tout leur dire, bien sûr, pour que la surprise reste de mise. On leur explique que Dan nous a gentiment proposé de nous emmener à la gare routière, là où nous arrivons très rapidement. Un dernier mot pour leur conseiller de mettre les couvertures sur eux, et ils sont déjà loin.
Nous patientons sur le quai, nous sommes un peu en avance. Lorsque note mini-van arrive, nous chargeons les sacs sur le toit, comme d'habitude. Il existe des bus locaux qui vont également à Chiang Maï mais ils mettent plus de temps et ne sont pas climatisés. Vu le trajet qui nous attend, ce serait risqué...
Il est 9h, on décolle, tous les quatre au fond comme à l'aller. Une fois de plus, la ponctualité des transports thaïlandais est appréciable. Nous effectuons un petit tour dans la ville pour récupérer quelques passagers, puis nous quittons mae Hong Song.
Dès le départ les virages abruptes s'enchaînent, épousant parfaitement le relief des collines. En France, les routes sont construites sur le même niveau entre la voie de gauche et la voie de droite, mais ici ce n'est pas le cas. Cela donne l'impression d'être dans un immense manège où les tours gratuits se succèdent. Contrairement à l'aller, cela nous paraît plus violent car nous n'avons pas de transition douce pour s'y préparer, on attaque directement la partie la plus dure avec plus de 1100 virages serrés en moins de trois heures pour rejoindre Paï.
Les paysages sont toujours aussi magnifiques, mais tout le monde se concentre sur la route cette fois-ci, ou bien ceux qui le peuvent s'endorment. Une passagère devant Patricia craque avant les autres et remplit le sac plastique mis à disposition devant chaque siège. Nous avons de la peine pour elle, nous ne sommes partis que depuis 20min, il lui reste donc 5h40 à tenir... Le chauffeur s'arrête, habitué de ce genre d'incidents, lui permettant de prendre l'air une minute, puis jette son sac plein sur le bas-côté (a-t-il peut-être peur qu'avec l'odeur cela devienne vite contagieux) et lui en donne un nouveau. Elle le remplira bien sûr petit à petit pendant le trajet...
Nous arrivons à Paï, victoire ! Le trajet n'est pas terminé, mais aucun d'entre nous n'a pour l'instant rendu son petit-déjeuner et nous venons de terminer la partie la plus difficile. Paï est surnommée la ville des hippies par les thaïlandais qu'on a croisés. Nous observons pendant notre traversée mais mis à part quelques voyageurs un peu marginaux rien ne nous choque. En même temps on ne fait que la traverser...
La deuxième partie de route commence, environ 700 virages nous attendent encore. Petite pause toilettes à un arrêt sur le bord de la route, Patricia est de plus en plus brassée par le voyage. Elle observe alors des passagers acheter des cachets vendus par M. Pipi à l'entrée des toilettes. Il nous mime que c'est contre le mal des transports... apparemment...
A notre grande surprise, elle en achète un qu'elle avale dans la foulée ! Et nous sommes déjà repartis... Le cachet a finalement bien un effet, ou même plusieurs, car en plus d'éviter les vomissements il met la personne complètement dans les vappes pour les faire dormir !
A 15h, nous arrivons à Chiang Maï, contents de descendre du véhicule. Patricia est dans un état second, elle et Charlène s'assoient pendant que Ben et Manu partent en direction de la guest house à côté de la gare qu'on connaît. Nous leur avons envoyé un message hier soir sur Facebook pour éviter les déplacements inutiles, mais nous n'avons eu aucune réponse. Il faut donc nous y rendre. Il leur reste des chambres, un peu plus chères car climatisées, mais on aime bien le lieu alors on prend quand même !
A peine installés, nous perdons Patricia qui, n'arrivant plus à lutter contre le sommeil, tombe dans les bras de Morphée. Nous décidons alors d'acheter en ligne des billets pour aller après-demain visiter l'aquarium de Bangkok, Sea Life Ocean World. Cela nous permet d'avoir 25% de réduction.
Ben et Manu partent ensuite se promener pendant que Charlène poursuit le tri des photos. Lorsqu'ils reviennent après avoir fait un tour du quartier, Patricia est réveillée. Les expressions « être dans le brouillard » ou encore « avoir la tête dans le pâté » prennent alors tout leur sens. Aussi, qui d'autre aurait eu l'idée de prendre ce médicament vendu à l'entrée des toilettes ?
Le soir arrive, et nous décidons de leur faire découvrir notre boui-boui trois étoiles découvert deux rues plus loin. De belles assiettes blanches carrées, une présentation soignée, une cuisson au grill juste excellente, c'est du quasi gastronomique et c'est dans la rue sur le trottoir ! Nous apprécions les plats, puis retournons à la guest house,, où nous installons sur la terrasse pour prendre thé ou café selon les goûts.
La gérante, que nous n'avions pas encore vue aujourd'hui, arrive et nous reconnaît avec un grand sourire ! Nous rencontrons également sa fille, qui vit à Singapour mais qui est revenue quelques jours pendant sa grossesse. Avec la grand-mère là elle aussi, les trois générations sont réunies sous le même toit ! Notre hôte nous parle du nouvel an chinois qui se termine demain, et des animations qui sont encore en place au quartier chinois de Chiang Maï. Manu et Ben y vont, Charlène et Patricia préfèrent rester sur place. Ils découvrent alors après un peu de marche des rues avec beaucoup de stands de nourriture, des lanternes rouges suspendues partout, et au loin des bruits de pétards. Grosse déception, pas de danse avec les dragons comme on peut en voir lors des fêtes en Chine. C'était cet après-midi...
22h15, ils sont de retour. Nous discutons tous les trois un moment puis accueillons la nuit avec plaisir.




















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