34 bougies soufflées au milieu de la jungle
- 6 févr. 2016
- 13 min de lecture

Joyeux anniversaire Manu !!!
Aujourd'hui est une journée spéciale anniversaire très originale qui s'annonce ...
6h45, le réveil sonne, nous nous levons et nous préparons. Nos sacs sont pratiquement déjà bouclés, nous sommes rapidement sur le départ. Nous informons la gérante pour qu'elle ne s'inquiète pas de ne pas nous voir ce soir, puis passons par l'incontournable case du Seven Eleven. Dan nous a conseillé de prendre avec nous quelques en-cas pour la marche et beaucoup d'eau. Et surtout, rien ne démarre mieux la journée qu'un bon café 3 en 1 ! Il s'agit des sachets solubles café+lait+sucre très à la mode ici... et très bon.
Il est à peine 8h, nous voilà devant la boutique de notre guide, le Namrin Tour. Dan finit de boucler son sac à dos et remplit un panier-sac d'autres affaires. Il nous distribue ensuite nos pique-niques pour midi qu'il a cuisiné lui-même, et tout est prêt pour le départ !
Nous découvrons alors sa fameuse Lamborghini décapotable dont ils nous avait tant parlé hier. Il s'agit en réalité d'un vieux modèle de pick-up avec des bancs aménagés de chaque côté du plateau à l'arrière. Elle a 34 ans, comme Manu aujourd'hui, mais elle a des points de rouille, ce qui n'est pas encore son cas ! Nos embarquons en 1ère classe et Dan et son assistant nous distribuent de grosses couvertures. Pour quoi faire ? Le capot est déjà relevé, avant même d'être partis, et une bouteille d'eau est rajoutée dans le moteur. Ça promet...
Le véhicule démarre, et nous comprenons très vite l'intérêt des couvertures. Le temps est frais, et avec la vitesse on est vite congelé. Quelques minutes seulement seront suffisantes pour perdre entièrement Patricia sous sa couverture. A la porte de la ville, nous passons sous un porche où il est inscrit « Bon voyage ». Dan nous explique qu'il l'a mis spécialement pour nous, et qu'il l'enlèvera demain. Cela donne le ton du voyage !
Nous prenons de l'altitude, et nous enfonçons dans les montagnes de végétation sauvage. Point positif non négligeable, cela nous permet de passer par dessus la brume et de retrouver le soleil. Ah, ça se réchauffe ! Après une heure de trajet, nous nous arrêtons enfin, en haut d'une colline avec une vue magnifique sur la vallée. Nous sommes arrivés au village des Hmongs (minorité ethnique déjà rencontrée au Laos), gros village qui compte environ 400 habitants !
Nous descendons du pick-up, faisons le tour du village, pendant que Dan nous donne énormément d'explications sur leur mode de vie et leurs croyances. Nous apprenons que dans ce village il y a deux personnes très importantes : le chef du village et le shaman. Les maisons sont très représentatives de la richesse de leurs propriétaires, richesse qui se calcule différemment de chez nous : les hommes ici sont polygames, et ce sont leurs femmes qui travaillent. Ainsi, plus un homme a de femmes, plus elles travaillent, plus il s'enrichit, et plus il a une grosse maison ! Dans le village, on a même pu voir une famille qui avait quatre maisons côte à côte. Ce qui explique également qu'une même famille peut compter plus de vingt enfants.
Lorsqu'ils veulent travailler, les Hmongs sont de grands cultivateurs : ils produisent énormément de légumes qu'ils vont vendre en ville, ce qui explique tous les pick-up que nous voyons, indispensables pour rejoindre leur village ou lorsque par exemple ils doivent parcourir 8h de route pour rejoindre les marchés de Chiang Maï. Nous entrons dans une maison pauvre : le sol est irrégulier et en terre battue avec des déchets à quelques endroits, il y a un tas de cendre aux pieds du lit, vestige du repas cuit la veille, des dizaines de sacs de riz sont entassés dans un coin, qui doivent représenter de quoi subvenir aux besoin de la famille jusqu'à la prochaine récolte et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, un écran plat ! Enfin, au milieu de toute cette poussière, il ne risque malheureusement pas de fonctionner bien longtemps...
Dehors, nous voyons des enfants un peu partout, certains garçons jouent à la toupie, des fillettes font la lessive dans une bassine sous un robinet dehors, ces scènes sont assez représentatives du futur qui les attend selon leur genre. D'ailleurs, nous passons justement devant un homme qui observe sa femme éplucher des poupées de maïs pour en récupérer les grains. Dan a d'ailleurs une explication sur ce sujet : les hommes ne font rien pour garder de l'énergie pour honorer leurs femmes, et puis... ce sont tout simplement de gros fainéants !
Nous poursuivons la visite, passons des fleurs de bambous étendues au soleil qui sèchent pour devenir de futurs balais, puis devant une femme qui coud des vêtements pour ses enfants : à l'occasion du nouvel an chinois, la tradition est de donner de nouveaux vêtements aux enfants, ce qui symbolise le début d'une nouvelle année.
Le tour terminé, nous remontons dans la Lamborghini, continuons à monter toujours plus haut pendant 5 minutes, puis arrivons au sommet. Waouh ! La vue est encore plus saisissante ! Dan confie son panier-sac à un homme en scooter qui nous attendait, puis nous prenons nos sacs et empruntons un chemin qui mène tout droit au village de la tribu Karen situé bien plus bas, au milieu de la forêt. De chaque côté du chemin, d'immenses champs de choux, de tomates, de maïs... cultivés à même la pente. Il s'agit du travail des Hmongs.
Dan nous montre les vers de bambous, de gros asticots qui parasitent la plante. On n'en trouve qu'un par plant, Dan nous explique comment repérer les bambous infestés. Ces vers sont plein de protéines et sont très recherchés car ils se vendent 700 à 800 baht le kg, contre 2 à 4 baht le kilo pour les tomates.
Nous poursuivons la route et découvrons des orchidées épiphytes (qui poussent sur les arbres), des arbustes qui ont leur utilité dans la cuisine, les deux sortes de citronnelles que l'on peut rencontrer, des arbres carbonisés suite au brûlage des champs de riz secs une fois cultivés...
Des pick-up flambant neuf remontent alors le chemin et passent à côté de nous, il s'agit de touristes asiatiques qui font quelques maigres donations juste pour faire des photos et avoir une promotion au travail dans leur pays. Après, on ne les revoit jamais. Lamentable...
Dan ramasse quelques petits fruits qu'il appelle « yeux de buffles » et nous franchissons une barrière qui marque la frontière entre le territoire des Hmongs et celui des Karen. Cette limite a deux fonctions : empêcher les vaches des Karen d'aller manger les légumes des Hmongs, et signifier aux Hmongs, qui sont sans cesse en recherche de terre pour s'agrandir et nourrir leurs familles grandissantes, que ce territoire est déjà occupé.
Nous apprenons également que « Mae Hong Song » (nom de la ville où nous logeons quelques jours) signifie « Camp d'entraînement des éléphants ». Autrefois c'était vrai, et il y avait beaucoup d'éléphants en liberté dans les forêts environnantes. Maintenant il n'y en a plus que deux, et quarante sont chez des particuliers à Mae Hong Song. Tous les autres, ainsi que les naissances en cours et à venir, partent pour Chiang Maï pour répondre à la demande du tourisme de masse.
Après avoir traversé la source de la cascade vers laquelle nous irons plus tard, nous arrivons maintenant au village de la tribu Karen : Ban Meaw Microwave. Dan nous montre les quelques vêtements neufs que portent les enfants, ainsi que les chaussettes et chaussures blanc immaculé. Les dons ne sont vraiment pas réfléchis car les vêtements ne sont pas la priorité ici, et le blanc n'est pas vraiment adapté à toute cette poussière ! Grosse ironie, ce sont les déchets laissés par ces touristes par terre (comme s'ils ne pouvaient pas les ramener avec eux !) : des barquettes de fraises, fruits qu'ils n'auront même pas daigné partager avec les locaux mais qu'ils auront mangés devant eux ! Quelle grosse mascarade... On comprend que Dan ne les porte pas vraiment dans son cœur.
Nous poursuivons la visite, et passons devant la nouvelle école en construction. Juste à côté, il y a... un terrain de pétanque ! On en trouve d'ailleurs dans tous les lieux officiels du pays et devant chaque poste de police. C'est un cadeau de la France lors d'une visite de la famille royale dans notre beau pays. Entre ça et la musique rapportée d'un voyage en Chine, ce sont vraiment des présents très utiles pour une population qui a parfois du mal à se nourrir !
Dan connaît bien les habitants, il leur distribue quelques affaires achetées en ville. Il a acheté il y a 5 ans une maison dans ce village pour proposer aux touristes une nuit dans le village des Karens. Ce n'est qu'une toute petite bicoque en bambou, mais elle permet d'être isolée des animaux et de fixer une moustiquaire alors cela suffit. Nous continuons à descendre le petit village qui ne compte que 60 habitants (rien à voir avec celui des Hmongs), mais qui possède tout de même son propre temple bouddhiste et sa propre église catholique, construite en dur !
Dans une maison devant laquelle nous nous arrêtons, à côté d'un crâne de singe (reste d'un ancien repas), une petite fille nous fait une démonstration avec l'un des nombreux pièges à rats de la famille (qui ressemble à une sorte d'arc avec un embout en bas). Il suffit de mettre son doigt dedans et la corde s'enroule autour en un clin d’œil. Enfin, d'habitude c'est autour de la tête du rat qu'elle s'entoure ! Ici les rats sont beaucoup chassés car ils représentent une nourriture saine, ne mangeant eux-même que des plantes dans la montagne. Les habitants suivent leurs traces pour placer les pièges la nuit, et ils récupèrent leur festin le matin. Heureusement que la prolificité des rats est importante, car cela constitue une bonne source de nourriture pour les familles !
Plus loin, nous nous approchons d'un grenier à riz, dans laquelle les grains sont stockés dans leur enveloppe pour mieux se conserver. Pour une famille de 6 personnes, cela représente environ 3000kg par an (nourriture des animaux comprise). Les terrains et les récoltes n'étant pas toujours optimales, les familles font parfois aussi venir du riz de Chiang Maï pour compléter.
Alors que nous passons devant un robinet dehors (le village a l'eau grâce à une source déviée dans la montagne), Dan s'arrête soudain et sort de sa poche les yeux de buffles (petits fruits ronds). Il les coupe en deux et les frotte dans ses mains, ce qui les fait énormément mousser ! Il nous explique qu'il s'agit d'un shampoing naturel beaucoup utilisé ici, et dont se servirait même (info ou intox?) L’Oréal Paris. Cela nous fait penser à la saponaire que nous avons en France. Dan se sert de la mousse pour nettoyer et faire briller son coupe-coupe, apparemment les bijoutier l'utilise aussi dans ce but.
Nous descendons toujours plus, passons devant un plan de café, un mortier qui sert à faire de la farine de riz, puis nous laissons la dernière maison derrière nous. Le chemin se transforme en sentier de plus en plus étroit qui s'enfonce dans la jungle, nous enjambons des troncs couchés, passons à coté d'un splendide champignon mortel qui ressemble à une fleur épanouie.
Après la découverte dans le village des manguiers, papayers, goyaviers... Dan nous fait découvrir d'autres végétaux utiles dans la jungle : le coton rouge qui sert à la fabrication des vêtements, les figuiers, les bananiers, les bambous, ces deux derniers contenant tous deux de l'eau pure. Cela a constitué une aide précieuse pour les Vietnamiens pendant la guerre et ses attaques chimiques, avantage que les américains n'avaient pas.
Après avoir descendu depuis ce matin, nous commençons à monter cette fois-ci, puis nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte. Assis sur un tronc, au milieu de rien, c'est avec un plaisir non feint que nous dégustons la préparation de Dan : du riz blanc et une viande en sauce cuisinée avec du gingembre, c'est absolument délicieux ! Nous avons même droit à un dessert, que nous n'avions encore jamais goûté : du riz à la noix de coco. Certains ont du riz blanc, les autres du riz noir, les deux sont tout aussi bons ! Dan est toujours aussi fidèle à lui-même, et comme tout le reste de la journée ses blagues et son humour nous font beaucoup rire. Il n'y a jamais une explication sérieuse qui ne se finisse pas sur une plaisanterie ! En même temps, il faut dire qu'on est aussi bon public.
Nous reprenons la route, cette fois-ci le sentier grimpe fort, à même la pente. Ce sont Manu et Ben qui gardent les sacs à dos, les filles en sont soulagées ! Soudain, un immense serpent noir surgit et s'enfile entre des rochers juste à côté de nous ! Nous le décrivons à Dan, qui était un peu plus loin, et pour lui c'est sûrement un cobra ! Il nous dit de nous éloigner rapidement sans mouvements brusques. Il aurait été seul, il l'aurait chassé pour le manger !
Les chemins sont plus escarpés les uns que les autres, il y a maintenant plus de bambous dans la végétation. Dan en coupe un et nous dit qu'il servira de moule pour y cuisiner un cake au chocolat. Hummm... ça sent déjà bon d'ici ! Il nous montre aussi la quantité d'eau que l'on peut trouver à l'intérieur, ça peut toujours être utile.
Par terre, de la nourriture cuisinée a été déposée il y a peu pour les animaux. Il s'agit du moine et du shaman du village qui ont dû passer peu avant nous. Ça y est, la montée terminée, il faut maintenant descendre. Dan nous apprend qu'entre le sommet d'où nous sommes partis ce matin et le campement où nous arriverons ce soir, il y a 700m de dénivelé. Cela ne nous surprend pas, mais signifie aussi qu'on a pas fini de descendre !
La pente est de plus en plus raide, nous devons nous tenir aux plantes (quand elles sont assez solides, n'est-ce pas Ben ! ), aux troncs, aux lianes pour descendre sans danger. Nous n'en finissons plus de descendre et prenons mal aux doigts de pieds dans nos chaussures. Le bruit d'une rivière s'intensifie, nous approchons du but !
Ah, la rivière ! Il s'agit en réalité plus d'un gros ruisseau, mais cela signifie que nous sommes tout proches de la cascade, que nous avons hâte de découvrir. Nous enfilons nos tongs et sandales et remontons le ruisseau en marchant dans l'eau, ce qui nous amène rapidement à une cascade où des petits poissons nagent dans l'étendue transparente à son pied.
Nous avons à peine le temps de profiter de la vue que Ben est déjà en train de suivre Dan sur une échelle de bambou branlante posée sur le côté de la cascade. Une fois en haut, ils nous font signe de les rejoindre. L'échelle n'arrive pas tout à fait en haut et il y a un passage un peu dangereux à l'arrivée, mais tout le monde atteint le haut sans encombres, Manu qui est trempé car il n'a pas vu un trou d'eau, puis Patricia et enfin Charlène. Dan nous explique qu'il nous laisse une heure pour en profiter, puis il redescend.
Le lieu est magique ! Il s'agit d'une seconde cascade, bien plus impressionnant que celle que nous venons de franchir, avec une étendue d'eau claire qui mène à une mini-plage en galets sur laquelle gît un tronc d'arbre couché. Tout autour, ce ne sont que falaises recouvertes de végétaux. Il faut lever les yeux au ciel pour apercevoir une trouée dans la verdure tellement le lieu est confiné et préservé. Nous avons beaucoup marché, mais le jeu en valait la chandelle !
Nous sommes seuls au milieu de la jungle, dans un endroit paradisiaque. Nous enfilons rapidement nos maillots de bain, et nouvelle surprise pour Manu qui manque de poser ses vêtements sur un serpent, tranquillement lové à l'autre bout du tronc. Son ventre est un peu déformé, il a beaucoup mangé et est en pleine digestion. Nous le laisserons tranquille, et ce dernier ne bougera pas d'un poil pendant l'heure, même lorsque nous passons à quelques centimètres de lui.
Nous profitons du lieu, l'eau est gelée mais nous nous baignons quand même, sauf Patricia qui profitera plutôt de la petite plage de galets. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et ce moment hors du temps se termine quand Dan remonte pour nous aider à redescendre l'échelle. La descente est plus périlleuse que la montée, surtout le passage où il faut atteindre le premier barreau du haut. Enfin, même une fois en bas rien n'est sûr, et Patricia en fera les frais en tombant les fesses dans l'eau. Dommage que ce soit avec ses derniers habits secs qu'elle venait d'enfiler !
Nous reprenons nos sacs, et Dan nous tend des gobelets taillés dans du gros bambou. Il vient de les confectionner pendant qu'on se baignait, nous sommes plus que ravis par cette intention ! Nous poursuivons notre route en suivant de nouveau la rivière et découvrons le campement : un carbet a été construit là, au milieu de nulle part. Pour imaginer à quoi cela ressemble, il faut se dire que c'est un petit plancher en bambou surélevé pour être isolé du sol. A chaque angle, un poteau en bambou permet de faire tenir le toit en tôle qui abrite l'habitation sommaire. Au centre, un feu de bois permet à de l'eau de bouillir, et à la soupe et au riz de cuire (le tout dans des bambous évidemment). Juste à côté, ce sont des poulets entiers qui cuisent. Ainsi Dan ne plaisantait pas quand il nous avait annoncé qu'on avait un poulet par personne ! C'est l'homme en scooter à qui Dan a confié son panier ce matin qui a tout préparé en nous attendant.
Mais ce ne sont pas les seules installations : devant le carbet, deux étendages en bambous permettent de faire sécher les vêtements, et une table a été construite pour les repas. Et plus loin, un petit sentier donne sur une source où Dan a aménagé avec un bambou une arrivée d'eau et donc une douche ! On croit que le message est bien passé, ici le bambou sert pour tout !
Il est à peine 17h, et nous allons rapidement nous doucher car le repas est prêt. Deux feuilles de bananier sont disposées sur la table en guise de nappe, et le repas est installé très rapidement : soupe de légumes, riz, un poulet chacun, c'est un véritable festin et un vrai délice ! Manu s'impose ce soir un point d'honneur : il veut pouvoir dire « J'ai mangé un poulet entier » pour son anniversaire. Pari réussi, et par la même occasion grande satisfaction personnelle ! Mais il sera bien le seul.
Nos estomacs bien remplis, la nuit est tombée, nous allons boire un thé (dans nos nouveaux verres) près du feu. Alors que nous discutons tranquillement, Dan arrive avec un plateau en bambou qu'il vient de confectionner sur lequel sont installés des mini-cakes avec des bougies dessus ! Un chaleureux Joyeux Anniversaire résonne au milieu de la jungle, succédé par un soufflage de bougies tout aussi extraordinaire. Manu est aux anges, il faut dire que c'est un anniversaire qui sort du commun !
Pour accompagner tout ça, l'alcool de riz est de sortie ! Puis nous installons sur notre paillasse en bambou pour la nuit sur laquelle ont été installées des couvertures et une moustiquaire. Bon, la moustiquaire a de gros trous, mais il suffit de ne pas y penser ! De toute façon, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est au beau milieu de la jungle que nous ne voyons pas un moustique !
L'homme au scooter repart chez lui à pied dans la jungle, fusil à l'épaule. La nuit est parait-il le meilleur moment pour chasser ! Déjà dans la soirée il suivait les traces de rats pour installer des pièges autour du campement.
Nous sommes serrés à quatre sous la moustiquaire, nous essayons tant bien que mal de trouver une position confortable. Nous avons bien profité de la soirée, et pourtant il n'est pas encore 20h lorsque nous nous couchons. A 22h45, Dan se relève pour remettre du bois dans le feu, ce qui réveille tout le monde. La nuit promet !




















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