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Premier jour à Bangkok, que du bonheur !

  • 30 janv. 2016
  • 8 min de lecture

Il est 5h, nous n'avons quasiment pas dormi, mais notre voisine de siège nous prévient qu'on va bientôt arriver. Nous passons en effet juste à côté du petit aéroport de Bangkok, situé au Nord de la ville. A 5h30, le train s'arrête, nous descendons et nous retrouvons dans le hall de la gare ferroviaire de Bangkok, la plus grande ville de toutes celles qu'on aura vues en Asie. A notre descente du wagon, les employés s'appliquent déjà au nettoyage du train, ils ne perdent pas de temps !

Nous nous rendons au point d'information et leur demandons un plan de la ville, comme nous avons fait à Chiang Maï. Ils n'en ont pas, mais nous indique qu'on pourra en trouver dans une boutique de la gare qui ouvre à 6h30. N'envisageant pas de partir en ville sans carte, nous nous posons donc dans un café à l'extérieur pour attendre une petite heure. Nous sommes outrés de voir que des jeunes (étrangers) sont allongés par terre, au milieu du grand hall, alors que des places assises sont disponibles. Quelle image les thaï peuvent-ils avoir des touristes avec de tels comportements ? Ils les regardent bizarrement, et on les comprend.

A 6h30, nous nous rendons à la boutique et trouvons en effet une carte simple mais efficace avec les quais d'embarquement pour la ligne quotidienne de bateaux sur la Chao Phaya River, qui traverse Bangkok du Nord au Sud. Nous nous renseignons sur les gares routières de la capitale, mais elles sont vraiment très excentrées de la ville, elles n'apparaissent même pas sur notre plan ! On verra en temps voulu comment s'y rendre.

Un employé de la gare en orange vient très gentiment proposer ses services pour nous renseigner, puis c'est un chauffeur de tuk-tuk qui nous indique la direction à suivre pour rejoindre le quai d'embarquement de bateau le plus proche. Nous souhaitons nous rendre dans le quartier de Khao San Road, quartier très connu des backpackers, au Nord Ouest de la ville. C'est là que se trouvent les hébergements les moins chers de la ville. La gare étant au Sud Ouest, nous avons donc seulement à marcher un peu puis prendre le bateau pour arriver à destination.

Nous passons non loin du quartier chinois, continuons à marcher tout en redemandant régulièrement confirmation de notre route à des passants qui nous renseignent avec plaisir. Nous trouvons finalement l'arrêt n°5, et essayons de comprendre le panneau qui indique le fonctionnement de la ligne. Un homme est là pour cela, mais il s'énerve et nous envoie balader dès qu'on ose lui poser une question. Tant pis, on va bien arriver à comprendre tous seuls, quand même !

Il existe différents bateaux, mais les plus courants sont ceux au drapeau bleu (touristiques) et ceux au drapeau orange (locaux). Ce sont exactement les mêmes, ils passent à la même fréquence, la seule différence venant de la couleur de leur drapeau (et donc la couleur du tee-shirt des employés) ainsi que du prix.

Un bateau local arrive, nous montons rapidement dedans (on ne perd pas de temps lors des arrêts sous peine de fâcher l'assistant). Il y a peu de monde, une dame circule dedans pour vendre les tickets. C'est un prix unique quelque soit la destination : 13 baht par personne soit moins de 0,40€.

On remonte la Chao Phaya vers le Nord, on découvre de loin la ville et ses quartiers le long de la rivière. La ballade est très sympa, ce qu'on voit très joli. Seule chose assez surprenante, ce sont les gros immeubles très classes d'enseignes internationales construits à 20m de petites maisons sur pilotis délabrées. Enfin bon, sommes-nous réellement surpris ?

Nous descendons à l'arrêt n°13, et de nouveau un chauffeur de tuk-tuk très gentil nous donne des informations et repart. C'est vraiment à l'opposé de tout ce qu'on avait entendu sur les tuk-tuk à Bangkok, et cela fait déjà deux fois en seulement quelques heures.

Nous marchons, allons de guest house en guest house, puisque ce n'est pas ça qui manque dans le secteur. Malheureusement, tout est trop cher ou déjà plein, impossible de trouver la moindre chambre libre nulle part. Un gérant nous indique une autre adresse, à 8 min de là à pied, qui serait bon marché et qui pourrait encore avoir des chambres car apparemment c'est très grand.

Nous le remercions vivement et prenons la direction indiquée, nous arrêtant quand même dans chaque établissement rencontré sur la route. Les prix donnés étant de plus en plus élevés, nous prenons un peu peur et espérons que l'adresse indiquée sera la bonne. Nous arrivons enfin à Peachy Guest House, qui propose des chambres simples à 160 baht (soit 4€ la nuit pour deux), tarif encore jamais rencontré auparavant ! En effet, comme indiqué c'est très sommaire : douche partagée (on connaît bien), pas de draps (on a nos duvets), pas de serviettes (on a les nôtres), pas de prises (on se débrouillera on fera des étincelles) et pas de wifi (on ira dans un café).

Nous prenons la chambre et y posons nos sacs. Comme on s'y attendait il y a vraiment l'entretien minimum mais on a un toit et une porte qui ferme, c'est le principal ! Nous souhaitons aller faire un tour de suite pour s'imprégner de l'atmosphère de la ville, et nous dirigeons directement vers Khao San road, rue très réputée de Bangkok comme un haut lieu de fête pour les étrangers. Ce n'est pas forcément ce que nous recherchons, mais nous sommes curieux. En journée, il s'agit d'une succession d'enseignes occidentales, de magasins de souvenirs, de bars et de salons de massage. Rien d'exceptionnel, mais c'est différent des rues thaï et donc à voir au moins une fois.

Beaucoup de personnes nous interpellent, des chauffeurs de tuk-tuk et des prestataires de services pour des circuits touristiques. Tout se passe toujours bien, il faut savoir les prendre avec le sourire. On discute un peu de tout avec eux, ils nous disent avec plaisir les quelques mots de français qu'il connaissent.

A 10h30, étant levé depuis bien longtemps déjà (si nous considérons que nous nous sommes couchés, ce qui n'est pas vraiment le cas), nous avons faim et décidons d'aller manger. Cela fait bien longtemps que nous n'avons pas manger autre chose que de la nourriture locale et nous craquons pour un Mac Donald, simple mais efficace !

Nous sommes bien fatigués par notre nuit en train, nous repartons donc à notre chambre pour y dormir une heure réparatrice. A 13h, nous ressortons : Patricia et Benjamin arrivent dans deux jours, nous devons donc trouver une guest house (un peu moins sommaire que celle-ci) à réserver pour y dormir. Nous trouvons assez rapidement un prix correct, pour une chambre de quatre ! Une sorte de dortoir privé, en quelque sorte. Ça pourra être drôle !

Nous avons besoin d'internet, nous nous mettons donc en quête de wifi et finissons au Burger King, dont la climatisation est plus qu'appréciable. En effet, après avoir eu bien froid dans le Nord, nous venons de retrouver la chaleur étouffante et moite du Sud. Ces français, toujours en train de se plaindre ! Nous checkons nos mails, cherchons des informations sur Internet, faisons un Skype rapide avec Patricia pour régler les derniers détails. Puis nous retournons dans la fournaise pour continuer notre découverte.

Nous avons vu sur le plan un parc non loin de là, nous souhaitons nous y rendre. Déception une fois sur place, seuls quelques arbres solitaires encerclent l'immense pelouse. Pas un espace ombragé, avec la chaleur là nous n'envisageons même pas de rester. Un homme nous accoste alors, et essaie de nous vendre une excursion un peu chère sur une pirogue pour un marché flottant. Il nous montre sur la carte, c'est une ballade sur un canal de l'autre côté de la rivière. Sans que nous ayons dit quoi que soit, il a déjà appeler un tuk-tuk non loin de là et lui a transmis l'adresse où nous emmener, juste avant de repartir plus vite que son ombre. Mais bien sûr ! Pas mal quand même, la technique !

Nous saluons le chauffeur de tuk-tuk, qui n'a pas tout compris ce qui s'est passé, et reprenons notre route. Manu propose de traverser la rivière par le pont et d'essayer d'approcher le marché flottant en suivant le canal. C'est une bonne idée, nous voilà partis !

Une fois sur l'autre rive, nous nous engageons sur de petites ruelles qui passent entre les maisons pour être toujours plus près du canal. Cela nous mène devant le musée des barges, où huit magnifiques navires dorés sont entreposés. On les observe de loin, c'est vraiment joli. Nous poursuivons notre route, les ruelles se transforment en un chemin bétonné qui sillonne entre les maisons sur pilotis les plus pauvres. Les gens sont très souriants, nous saluent dès qu'ils nous voient et sont heureux de nous entendre leur répondre dans leur langue. Nous leur demandons régulièrement l'autorisation pour continuer, ils nous encouragent à y aller avec le sourire. Énormément de chiens et de chats se prélassent tout le long des maisons, mais nous ne savons pas si c'est pour la consommation ici.

Sous une maison, soudain, un bruit attire notre attention. Et nous découvrons alors un énorme varan de plus d'1,5m, vraiment gros et impressionnant. C'est étonnant qu'ils le laissent vivre ici, cela ne nous étonnerait pas qu'il s'attaque aux poules en liberté ou aux chats. Nous continuons, et sommes effarés de l'état dans lesquels sont certains pilotis sous les maisons : le bois est pourri et part en miettes, à un point que son diamètre a parfois diminué de moitié au milieu. Certaines maisons sont clairement menacées de s'effondrer si rien n'est fait pour changer les poteaux. A certains endroits, c'est ce qui a dû arriver car entre les maisons un espace est soudain vide, seuls des restes de pilotis vieux et élimés sortant de l'eau. Nous quittons les espaces immergés et passons devant toujours plus de maisons, certaines plus classes que les autres, parfois juste à côté d'un terrain vague.

Nous faisons une pause boisson et décidons de rentrer, des kilomètres dans les pieds malgré une nuit quasi-blanche. Nous n'avons parcouru qu'une petite partie du canal, étant ralentis par les demi-tours forcés quand des sentiers mènent seulement à des habitations, il va bientôt faire nuit, et qui plus est le quartier ne figure pas sur notre plan. Nous reviendrons peut-être un autre jour pour poursuivre nos recherches.

Nous retrouvons les grands axes et passons devant de nombreux stands de nourriture en tous genre. Et là, au milieu de tous ces vendeurs de nourriture thaï, nous tombons sur un vendeur de sushis ! Et ceux-ci sont seulement à 6 baht l'unité (soit moins de 20 cents) ! Il n'en faut pas plus pour que nous, amateurs de sushis, qui avons bien faim après cette longue marche, jetions notre dévolu sur ces petites merveilles. Le vendeur est vraiment très agréable, souriant, sympathique, il nous débarrasse un coin de table quand nous lui demandons pour manger sur place. Nous retrouvons le goût intense du wasabi (moutarde verte japonaise puissante), ce qui fait rire notre vendeur à plusieurs reprises quand nous avons la main un peu lourde et peinons à retrouver un visage serein. Ce qui ne nous empêche pas de recommencer bien sûr !

Nous reprenons le pont qui traverse la rivière, et sommes rapidement sur la route de notre guest house. Celle-ci est plus animée le soir : de nombreux stands ambulants ont retrouvé leur place habituelle. Nous nous posons un moment dans les canapés extérieurs situés devant la guest house puis montons au second étage où nous attendent nos lits. Ce soir, la douche ne sera pas froide mais... glaciale ! Un peu dur pour se lancer, mais au moins ça rafraîchit ! Charlène lit, Manu s'endort très vite.

Pour l'instant, Bangkok est une ville qui nous plaît, où il est facile de se déplacer surtout grâce aux bateaux ! On verra si cela se confirme dans les prochains jours.

 
 
 

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