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Les dauphins du Mékong

  • 8 janv. 2016
  • 4 min de lecture

Au programme d'aujourd'hui, nous décidons d'aller voir les derniers dauphins d'eau douce du Mékong. Nous louons les vélos à la guest house puis partons sur les chemins de l'île. Plusieurs cartes, schémas, dessins, sont présents le long de la route. Nous en avons pris une en photo.

Deux cent mètres après notre départ, un homme présent dans un kiosque nous arrête et nous demande de payer un ticket d'entrée pour aller aux cascades. Il nous indique que le ticket est nécessaire quelque soit notre itinéraire sur l'île (nous apprendrons plus tard qu'en réalité il n'est demandé qu'aux cascades !).

Nous suivons la piste le long de l'ancienne voie ferrée, passons devant une ancienne locomotive datant de la colonisation. Les pistes sont ombragées, beaucoup sont caillouteuses, nous prenons notre temps jusqu'à enfin arriver au bout de l'île. Ici se trouve un point de vue où on peut observer le Mékong et au loin le Cambodge mais aussi l'embarcadère pour aller voir les dauphins.

Nous regardons les prix inscrits sur les pancartes qui correspondent à ce que nous avions vu sur des blogs. Un homme nous vend le ticket et nous amène à un escalier nous permettant d'accéder aux quais. Nous sommes pris en charge par un vieux loup de mer, cigarette au bec, chapeau de cow-boy, qui nous embarque dans sa pirogue à moteur.

Nous nous rapprochons de la frontière maritime Laos-Cambodge. Le bateau s'arrête, puis notre capitaine utilise la pagaie pour avancer silencieusement vers les dauphins. Il nous montre quelque chose du doigt, nous ne voyons rien. Petit à petit, nous entendons au loin des souffles de respiration. Après quelques minutes, nous distinguons un, puis deux, puis quatre dauphins dont les ailerons luisent au soleil au rythme de leurs remontées à la surface. Ils sont à cent mètres de nous, c'est magnifique.

D'autres bateaux arrivent, le bruit doit faire peur aux dauphins on les voit beaucoup moins. Cependant, notre capitaine connaît son métier, il montre à tout le monde où on peut les voir. De temps en temps, il s'écarte du groupe de bateaux, nous permettant de les contempler à nouveau de très près. Nous y restons une heure, c'est très apaisant... sauf quand Charlène fait tanguer le bateau pour rigoler !

Notre capitaine tient à nous montrer et nous expliquer plein de choses en laotien, mais on a rien compris ! Nous retournons à quai, et allons manger sur la terrasse d'un café avec vue sur le Mékong. De nouveau en selle, nous décidons de rejoindre les cascades à l'est de l'île (les plus petites). Le sentier à prendre est très sympa, on passe par des ponts en bois, avec plus ou moins des trous, il faut parfois se baisser pour passer sous les branches.

Nous arrivons aux cascades de Khone Pasol après avoir emprunté un pont de singe. Elles sont assez petites mais d'une grande beauté, dans un environnement complètement sauvage et préservé. Le plus surprenant est l'impression qu'il existe deux vies différentes entre la saison des pluies et la saison sèche : on peut apercevoir tout un tas d'aménagements (constructions en bambous, cages avec des cailloux...). Il fait chaud, nous sommes seuls sur place, nous profitons des lieux à l'ombre d'un arbre.

Nous revenons sur nos pas, retraversons le pont de singe, puis prenons une seconde direction « Area History France » indiquée sur un panneau. Une centaine de mètres plus loin, nous découvrons un canal construit par les français lors de la colonisation. Nous reprenons les vélos et décidons de rejoindre la guest house. Nous irons aux grandes cascades quand il fera moins chaud. Charlène en profite pour faire un somme, elle a une dent de sagesse qui pousse et a entraîné un début d'angine. Manu en profite pour lire sur la terrasse et voit de nouveau le moine venir faire sa toilette, mais cette fois-ci de façon plus discrète.

Nous enfourchons de nouveau nos vélos, il est 15h30. Nous prenons la direction des cascades de Somphamit, les principales de l'île. Sur place, nous recroisons Noémie et Benoît, en train de siroter une noix de coco, deuxième activité principale sur cette île. Les chutes d'eau sont très étendues, et doivent être encore plus impressionnantes en pleine saison des pluies. En cette saison, on peut y voir un grand canyon creusé au milieu des roches. Le spectacle en met plein la vue !

Nous marchons un peu plus loin jusqu'à arriver sur une petite plage. Charlène profite du calme des lieux, Manu escalade des rochers. Nous rentrons enfin, et rendons les vélos. Nous décidons ensuite d'aller boire siroter à notre tour un shake multi fruits. Le serveur prend la commande, puis... se prépare son assiette de nouilles qu'il prend patiemment le temps de déguster. Au bout de dix minutes, il se souvient qu'il a une commande à préparer pour les seuls clients des lieux. C'est fou comme on apprend à se détendre et à être patient, ici c'est un rythme tranquille.

En soirée, nous mangeons avec Noémie et Benoît et passons de nouveau une agréable soirée.

 
 
 

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