De Chiang Khong à Chiang Raï
- 26 janv. 2016
- 4 min de lecture
Nous nous levons dans le froid, la chambre n'est pas vraiment isolée. Nous plions rapidement nos affaires et descendons rendre les clés. Il y a des denrées en libre-service, nous en profitons donc pour prendre chacun un café 3 en 1 nescafé (café au lait soluble en sachet, très utilisé ici) ainsi qu'un toast grillé au lait concentré. Le gérant nous indique comment nous rendre à la station de bus de la ville, nous le remercions et partons en route.
Il pleut toujours, nos k-ways et housses de sac s'avèrent très utiles. Étape par étape nous allons rejoindre Bangkok, bien plus au Sud, nous espérons que le temps se réchauffera donc par la suite. Nous trouvons facilement la station, d'autant plus que le repère donné était le Seven Eleven, épicerie qu'on trouve PARTOUT en Thaïlande (et dans d'autres pays d'Asie d'ailleurs).
Il y a des bus réguliers qui se rendent à Chiang Raï, nous prendrons celui de 10h30. C'est le même prix pour tout le monde, locaux et touristes, c'est agréable. Charlène part au marché d'à côté et revient avec des bananes, ce sera pour le trajet. Nous montons dans le vieux bus, posons nos sacs et nous asseyons à côté, dans la rangée du fond. La porte juste devant Charlène reste ouverte tout le temps que nous faisons le tour de la ville pour récupérer des passagers, nous avons apparemment choisi les meilleures places du bus, avec le temps qu'il fait... Un homme compatissant viendra finalement donné un coup dedans pour la fermer.
Nous nous arrêtons en sortie de la ville et déposons un sac de salades et deux cagettes de mandarines sur le trottoir. Le plus surprenant, c'est qu'il n'y a personne en vue pour les récupérer ! A côté de nous, un thaïlandais nous apprend quelques mots de sa langue, qui se révèle être assez proche du laotien, comme nous l'avait dit Joël.
Pendant les 2h20 que dure le trajet, nous traversons des paysages de plaines avec des collines au loin, paysage qui ressemble assez à ceux observés au Cambodge. Nous arrivons enfin à la gare routière de Chiang Raï, située en plein centre-ville. Nous partons en quête d'un toit et après plusieurs établissement au-dessus de notre budget nous trouvons finalement Chill Out Homestay. Cela ressemble à une auberge de jeunesse, avec une pièce commune au rez-de-chaussée.
Nous posons nos sacs et repartons pour manger. Les rues environnantes proposent des restaurants assez chers car occidentaux, aussi nous retournons à la gare routière manger dans un petit boui-boui sur le trottoir. C'est très bon, et l'assiette est à 1€ ! Nous partons visiter la ville, tranquillement. Celle-ci n'est pas immense et plutôt simple, nous n'avons pas de carte mais nous nous repérons sans problème. Nous passons alors devant un hôtel qui propose des chambres originales : château fort, toon shop... Même l'extérieur ressemble à un parc d'attraction avec des animaux géants sculptés sur le mur d'enceinte !
Nous achetons sur la route une carte SIM, nous pourrons en avoir besoin dans quelques jours quand Patricia et Benjamin nous rejoindrons à Bangkok. Il pleut, il fait froid, nous rentrons en direction de la homestay, s'arrêtant en route pour prendre un café au sec. Nous nous posons un peu dans la chambre puis partons à 19h en direction du Night Bazar de la ville, juste à côté de la gare routière, qui est ouvert de 18h30 à 23h.
Cela ressemble beaucoup aux marchés de Noël qu'on peut trouver en France : des petits stands de partout, des tonnes de guirlandes, un froid de canard... Une grande place illuminée a été aménagée, avec des stands de nourriture tout autour, et un grand abris en bois au centre sous lequel sont disposées des tables en bois. Devant cette place, des musiciens sont à l’œuvre sur scène.
Nous mangeons des brochettes et des sushis avec un wasabi fait maison absolument terrible, puis partons en quête d'un petit sac à dos pour Manu, la fermeture du sien venant de rendre l'âme. Nous en trouvons un artisanal très « chouette » (c'est le cas de le dire !), c'est parfait !
Nous retournons au Homestay et nous nous posons dans la pièce commune. Nous faisons alors la connaissance d'un japonais dessinateur de cartoon vraiment très attentionné qui propose de cuisiner pour tout le monde (c'est à contre-cœur que nous refusons son invitation car nous sommes « full »). Cela ne nous empêche cependant pas de goûter une tranche d'un salami japonais vraiment très doux.
On discute également avec un anglais, assez drôle (qui s'endormira sur le canapé suite à quelques bières de trop), et avec la gérante, une personne absolument adorable ! Elle nous montre des savons qu'elle a taillés au couteau en forme de fleurs magnifiques. On en profite pour écrire un peu (nous avons pris énormément de retard avec ces dernières journées intenses) puis nous remontons dans la chambre.
Cette première journée en Thaïlande s'est très bien passée, nous avons hâte de voir la suite !




















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