Retour à Luang Prabang
- 21 janv. 2016
- 4 min de lecture
Ce matin, c'est le grand départ. Nous rentrons sur Luang Prabang pour y rester quelques jours avant de passer la frontière avec la Thaïlande. Nous faisons nos sacs et prenons un petit-déjeuner copieux : nous ne savons pas quand nous allons manger ! Nous remercions Noï, disons au revoir à la petite Mali, et chargeons les bagages dans la voiture, direction Ban Nam Nga où nous sommes arrivés il y a trois jours.
Des bus passent toute la journée, mais il n'y a pas d'horaires précis, il suffit d'attendre et de faire signe au chauffeur de s'arrêter. Tout juste 3 minutes d'attente, et un bus est déjà là ! C'est le même genre qu'à l'aller, une sorte de mini camion aménagé avec un arceau et une bâche à l'arrière, un banc de chaque côté, et le tout ouvert autour. Un peu comme un tuk-tuk qu'on trouve dans la région, mais en plus grand ! Le chauffeur nous demande presque le double du prix local, nous protestons, il se range assez vite. Il faut dire que Joël parle lao, ça aide !
Nous montons à bord et discutons avec les gens, même si les échanges sont vite limités par la langue. Une sonnerie retentit, et là surprise ! Une jeune fille sort de son sac en toile un gros téléphone, une sorte de vieux combinés comme on avait chez nous il y a 20 ans, sauf qu'il fonctionne à piles et avec une antenne ! Les premiers portables, quoi. La jeune fille ne se sert pas du combiné, elle préfère utiliser le haut-parleur. Enfin bon, l'échange est en lao, donc on ne comprend absolument rien.
La route est la même qu'à l'aller, toujours aussi abîmée sur certaines portions. Le paysage est lui aussi magnifique, des collines de forêt à perte de vue et des rivières encore sauvage que la route suit. Il fait aussi froid qu'à l'aller, mais cette fois nous avons prévu le coup ! A 20 minutes de l'arrivée, nous nous arrêtons à un contrôle de police. Nous avons dû tomber sur le seul chauffeur qui n'est pas en règles, car les autres véhicules nous dépassent les uns après les autres alors que nous restons bloqués un quart d'heure.
Enfin arrivés à la gare routière au Nord de la ville, nous prenons à pied la direction du centre. Il y en a pour 45 minutes de marche, et nous retraversons également le pont métallique dont les planches se soulèvent à chaque pas. Hier, nous avons appelé pour réserver à la même guest house que la dernière fois. Les prix sont les moins chers que nous ayons trouvés, et il y a une bonne ambiance qui s'en dégage. Une fois sur place, c'est un autre gérant qui s'occupe de l'accueil, nous l'avions brièvement aperçu la dernière fois. Il nous demande 10 000 kip de plus alors que nous retrouvons la même chambre. Nous protestons, lui expliquons et il nous répond assez rapidement «same room, same price ». Ah quand même !
Nous nous posons en terrasse et passons un après-midi tranquille. Nous avons bien déjeuner ce matin, aussi nous zappons le repas de midi. De toute façon on mange tôt le soir ici. En effet il est déjà temps de sortir, et nous allons en direction du night market. Après s'être baladés un moment, nous mangeons dans la ruelle des buffets.
Arrive alors un français qui s'installe à côté de nous, à la même table. Il connaît bien la ville car il vient passer un mois chaque année ici. Il adore cette ville, dont les gens sont très ouverts pour peu qu'on s'intéresse à leurs coutumes. Nous abordons le problème de la jeunesse dorée australienne qui vient en vacances ici dans l'irrespect total des lieux : bikinis, alcool, drogues... En effet, ils sont partout et on les reconnaît facilement, une bière à la main, habillés très courts ou très peu, à hurler dans les rues tard le soir, complètement déchaînés. C'est d'ailleurs en partie à cause d'eux que Vang Vieng, une ville laotienne nichée dans un endroit somptueux, est devenue une destination à rayer de son itinéraire.
Et là, alors qu'il s'étendait sur le fait que Luang Prabang est un haut-lieu de spiritualité, il se met tout à coup à crier « Mais ils ont pas finis de nous casser les oreilles tous ces Australiens avec leurs Yeah Yeah Yeah !!! » !!! Ville de la spiritualité, c'est exactement ce qu'on disait...
Nous lui souhaitons une bonne soirée et faisons un tour du marché, non pas qu'on ne le connaisse pas par cœur, mais il est vraiment sympa. Nous retrouvons un objet de décoration déjà acheté la fois précédente, un mobile en bois, nous en reprenons un modèle différent. Nous voyons qu'il se démonte, ce sera plus facile de le transporter.
Nous avons retrouvé Luang Prabang, une ville vraiment charmante entourée de montagnes, mais il n'y a pas à dire on préfère le Nord découvert ces derniers jours pour lequel on a eu un véritable coup de cœur.




















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