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Des moines sur la chaussée...

  • 14 janv. 2016
  • 3 min de lecture

La nuit a été difficile, les vibrations du bus n'étant pas compatibles avec des maux de dents. Autre difficulté rencontrée, ne pas se retrouver dans l'allée centrale tellement les grands virages nous font rouler d'un côté à l'autre de la couchette ! Seule solution trouvée, se tenir pour faire masse et moins subir. Pas simple...

A 6h, nous arrivons à la petite gare routière de Luang Prabang, qui est excentrée de la ville, comme beaucoup de gares au Laos. Cela permet de faire travailler les tuk-tuk. Nous passons aux toilettes, et comme toujours ici payons même s'il n'y a ni papier ni chasse d'eau. C'est devenu un véritable business dans le pays.

Nous négocions le tuk-tuk jusqu'à obtenir un tarif raisonnable, d'autres voyageurs montent avec nous. Et le voyage commence... Il n'y a que 7 km pour rejoindre la ville mais nous avions oublié que le climat du Nord était différent. On nous avait pourtant prévenus ! Il fait encore nuit et froid, avec la vitesse de la moto et l'air le short et le débardeur paraissent insuffisants. En clair, on se les pèle !

On arrive au centre de Luang Prabang, la ville est toute petite, c'est super. Elle est située au bord du Mékong, l'endroit a l'air sympa. Il est 6h30, tout est fermé, nous nous asseyons donc le temps de prendre un café au marché. C'est l'occasion de voir le défilé des moines, qui se déroule tous les jours avant le lever du soleil : des centaines de moines bouddhistes, en toge orange, longent les rues de la ville. Les habitants leur ont préparé des quantités et des quantités d'offrandes qu'ils récupèrent dans leur sac en toile. Avec tout ce qu'on a vu et entendu sur les moines et le business que cela peut représenter au Cambodge comme au Laos, on ne les regarde plus de la même façon ! Nous n'arrivons toujours pas à en comprendre le vrai fonctionnement.

A 7h, nous partons en recherche d'une guest house. La ville est petite mais touristique, il y a donc de nombreux établissements, mais tous sont trop chers pour notre porte-feuilles. Enfin, au bout d'un certain temps, nous trouvons une chambre pour 80 000 kip (10€) très sommaire, très petite (aménagement de combles) et avec salle de bain commune. Nous y resterons pour la nuit et chercherons une autre adresse tranquillement dans l'après-midi. Nous dormons un peu (la nuit n'a pas été de tout repos), puis Manu sort se balader. En passant, il trouve une pharmacie qui propose de l'ibuprophène.

En fin de matinée, on sort se promener, on trouve des cartes postales, puis on mange dans un boui boui repéré par Manu. Nous nous éloignons ensuite du centre pour trouver une guest house plus sympa pour y rester quelques jours. Après quelques essais, nous en trouvons enfin une avec salle de bain, wifi, plus propre et moins chère avec en plus une terrasse et une ambiance sympa. Banco ! Nous réservons pour demain.

Alors que sur le chemin du retour nous souhaitons acheter une petite note sucrée pour compléter le repas de midi, une vendeuse nous annonce un prix, que nous lui faisons répéter trois fois. Nous commandons et alors que nous payons, elle ne nous rend pas la bonne monnaie ! En fait, le prix vient de doubler, mais elle n'a pas jugé utile de nous prévenir. Juste pour le principe (nous en avons assez des magouilles laotiennes), nous reposons les gâteaux et récupérons notre argent, sous le regard de tueuse que nous lance la vendeuse. Règle n°1 au Laos : toujours vérifier la monnaie qu'on vous rend !

La ballade terminée, nous regagnons notre guest house et en profitons pour regarder un film (ça faisait longtemps). Il est vrai que les derniers jours ont été assez éprouvants, nous avons besoin de nous poser pour récupérer.

Il fait nuit lorsque nous ressortons, nous découvrons alors l'immense marché de nuit de la ville, qui s'étend le long d'une très longue rue. Il compte principalement des dizaines de stands qui proposent des objets artisanaux, des tissus, des vêtements, des tableaux, des objets de décoration,... On grignote aux stands ambulants des nems et des patates en guise de dîner.

Nous nous posons ensuite à une table, juste devant notre guest house. Du café, du thé et des bananes sont en libre-service. Deux jeunes françaises nous rejoignent et nous échangeons beaucoup. Pour elles, les finances commencent à se vider : elles voyagent sur le chômage de l'une. C'est fou le nombre de français que l'on peut croiser qui voyagent grâce au chômage !

Nous discutons également avec un Israëlien et allons nous coucher. Une nuit reposant nous attend...

 
 
 

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