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Le Ratanakiri : un paysage en transformation

  • 20 déc. 2015
  • 4 min de lecture

Nous avons décidé de découvrir les environs aujourd'hui. Nous allons donc demander au jeune gérant un scooter, comme nous en avions parlé la veille. Lorsqu'il nous demande automatique ou semi-automatique, nous choisissons la deuxième option, toujours un peu moins chère. Et puis finalement, ça se conduit très facilement ! Le gérant arrête alors une de ses employées qui partait à l'instant avec (pour qu'elle en prenne un autre). Si ça ce n'est pas de la réquisition !

Les freins ne sont pas terribles, comme il y a du relief nous serons prudents. Nous passons à la station d'essence, puis prenons la direction des cascades de Cha Ong (situées à seulement 8km de la ville). Nous quittons la route principale pour une piste de terre rouge qui nous fait passer de colline en colline. Nous nous rendons alors pleinement compte de la déforestation massive dont nous avions entendu parler : les deux régions sauvages que sont le Mondolkiri et la Ratanakiri, si peu habitées et si naturelles, sont peu à peu utilisées pour la plantation d'hévéas (arbres à caoutchouc). Le spectacle n'est pas beau à voir... Mais peut-on vraiment juger cette décision alors que nous mêmes avons planté massivement des sapins à une époque et que le Cambodge est pauvre et a peu de ressources ?

Nous arrivons à la cascade, il n'y a personne ! Le site n'est pas beaucoup visité, et nous sommes hors saison. Il n'y a pas énormément d'eau car nous sommes en saison sèche et les précipitations lors de la saison des pluies n'ont pas été très importantes cette année, mais nous apprécions quand même le décors : au milieu d'une végétation dense, cette cascade offre comme particularité que l'on peut passer derrière par un sentier (sorte de cavité). Nous pouvons donc observer l'eau qui coule par dessous, c'est trop beau !

Certains touristes viennent, mais ils repartent très vite sans forcément être passés sous la cascade ni être venus sur le ponton d'observation aménagé. C'est dommage... Comment profiter d'un lieu si l'on ne prend pas le temps de saisir l'atmosphère qui s'en dégage ? Une photo devant la cascade, et les voilà déjà repartis.

Nous reprenons ensuite la direction de la ville, et cherchons un petit drapeau du Cambodge au marché. Tous proposent de grands drapeaux, mais personne ne possède le format qu'on recherche. On risque bien de rentrer bredouilles... Nous profitons du marché pour manger à un stand, c'est très bon et ça ne coûte presque rien. Nous prenons une sorte de banane frite dans une pâte chez une marchande, encore une nouvelle façon de manger ce fruit !

Notre repas terminé, nous prenons la direction du Yaeklow Crater Lake, situé à seulement 3 km de la ville. Il s'agit d'un lac volcanique formé il y a 700 000 ans, parfaitement circulaire. Entouré par la forêt, il fait 800m de diamètre. Le couple de retraités français croisés sur la route nous avait dit que c'était équivalent au lac Pavin en Auvergne, mais à 27° ! Autant dire qu'on a prévu les maillots de bain !

Nous arrivons sur place, il y a une quinzaine de personnes tout au plus. Des pontons ont été aménagés tout autour du lac, mais sont bien cachés par la végétation dense, si bien que l'espace est resté très naturel. Un couple d'occidentaux est en train de se baigner, mais lorsque nous approchons du ponton, un panneau indique maillot de bain interdit car c'est un lieu sacré. Il faut donc rester en short et en tee-shirt. Une fois de plus, les Occidentaux ont tous pouvoirs : nous en verrons d'autres se baigner en maillots sans aucun problème.

Nous préférons nous poser sur la berge pour profiter. Manu observe les insectes et prend des photos du paysage, Charlène observe les personnes présentes autour et sort sa liseuse. Nous décidons ensuite de voir si un chemin nous permet de faire le tour du lac. Il y en a bien un, qui passe sous les voûtes en bambous. Personne ne l'emprunte, c'est très calme et apaisant. Au début du chemin, des huttes en bois ont été aménagées, avec trois hamacs suspendues sur les côtés et une paillasse par terre. Elles sont louées par ceux qui souhaitent venir pique-niquer ici ou tout simplement se reposer.

Nous tombons sur un lieu, caché derrière les arbres, qui donne sur le lac. Nous y passons quelques instants pendant lesquels Manu grimpera à un arbre et Charlène se baignera dans l'eau qui en effet est très chaude (en short et en tee-shirt évidemment!). Nous poursuivons la ballade, et croisons de gros lézards dodus un peu bizarres.

Nous revenons au point de départ, et décidons de rentrer en ville. Nous allons à la recherche d'un autre lac, plus loin, plus grand, et plus biscornu. La ballade en scooter est sympa. Nous rentrons à la guest house et rendons le scooter. Nous décidons de marcher un peu pour trouver un boui-boui dans lequel prendre notre dîner. Nous arrivons chez une dame dont le fils (ou petit fils) est dans un « lit balancelle ». Le concept est sympa : il s'agit d'un petit lit pour bébé qui est suspendu et attaché de chaque côté à un pied. Un programme permet de balancer automatiquement le lit. En fait, il s'agit d'un compromis entre le lit et le hamac !

Nous dînons et rentrons, trouvons sur la route un sachet de bananes séchées. A la terrasse de la guest house, nous profitons de l'ambiance posée, de la musique (playlist qui mélange jazz, reggae, et d'autres styles toujours dans un même esprit de tranquillité). Nous demandons des informations sur le bus et chargeons les photos sur le PC pour les trier. Nous discutons avec une Allemande, échangeons sur nos découvertes. Demain sera notre dernière grande journée au Cambodge.

 
 
 

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