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Quand il faut se perdre pour mieux profiter...

  • 8 déc. 2015
  • 5 min de lecture

Le jour se lève, mais nous dormons encore quelques heures. Nous avons vraiment très bien dormi dans notre hamac, comme des bébés !

Nous voulons quand même bien profiter de notre journée et nous quittons assez tôt les lieux en direction de Kampong Chaam. Nous nous rendons sur les conseils de Max et Hélène au Lazy Mekong Daz, un restaurant tenu par un français et sa femme cambodgienne sur le bord du Mékong. Ils louent des scooters à 5$ la journée, c'est le même prix qu'à Sihanoukville.

Nous en prenons un, deux casques, et nous sommes partis.

Max nous a donné un plan dessiné de la ville et de ses environs et nous a conseillé un itinéraire, enrichi par les conseils d'Antoine, qui travaille ici depuis plus d'un an. Le plan en poche, nous allons faire le plein d'essence et traversons le pont japonais, pont principal de la ville.

A la sortie du pont, un ancien phare rose construit par les français s'élève. Nous nous y dirigeons et pénétrons à l'intérieur, qui est vide mis à part des sortes d'escaliers/échelles métalliques qui nous permettent d'accéder au sommet. La montée n'est pas très rassurante, surtout que la rambarde droite du deuxième escalier n'est plus scellée. Mais le résultat vaut le coup, la vue au sommet est magnifique !

Nous en profitons et reprenons la route, nous parcourons plusieurs kilomètres avant d'arriver à un pont. Ce pont traverse une rivière où des pêcheurs se sont installés dans des maisons flottantes. De grands filets sont installés devant les maisons de bois très sommaires, l'image est vraiment authentique.

Quelques kilomètres plus tard, nous traversons des plantations d'hévéas, les arbres à caoutchouc, bien alignés. Nous pouvons observer les troncs tailladés et les coupelles attachés dans lesquelles coule le caoutchouc. Ces plantations se sont énormément répandues dans le pays, d'où la déforestation d'une grande partie des forêts du Ratanakiri (région à l'est du pays). Le Cambodge ne sait pas préserver ses richesses, c'est bien dommage.

Nous nous rendons à l'usine de caoutchouc, mais elle semble désaffectée. Nous faisons donc demi-tour et prenons une piste qui traverse la campagne en direction du Mékong. La piste passe de village en village, des maisons en bois sur pilotis de toutes sortes sont alignées le long de la route. Les enfants disent hello en nous croisant, nous passons devant des écoles, le chemin est vraiment sympa !

Nous arrivons à un pont métallique, un homme lave ses buffles dans la rivière, les frotte avec application. Comme nous l'apprendrons plus tard, de nombreux Cambodgiens achètent des buffles quand ils ont des économies afin de les revendre quand ils ont besoin d'argent. Ils en prennent donc énormément soin !

Nous goûtons sur la route un roulé de riz à la banane cuit dans une feuille de bananier, c'est très bon. Puis nous prenons la route du bac qui rejoint l'île de Koh Sottine. Mais nous nous trompons de chemin et découvrons des endroits perdus où les gens sont surpris de nous voir, où l'état de la piste se dégrade de plus en plus. Mais comme on dit souvent ici, il faut se perdre pour vraiment profiter et découvrir à fond ! Le chemin est chaotique, c'est assez drôle à deux sur le scooter qui n'est pas vraiment tout-terrain ! Ajoutez à cela des gens tellement souriants que c'est une des ballades les plus agréables passées au Cambodge.

Nous revenons sur nos pas et trouvons la bonne direction, nous rejoignons le bac qui vient juste d'arriver. La dernière descente avant le bac est couverte de sable, ce n'est pas évident de la descendre sans glisser. Alors que nous attendons le départ du bac (qui ne part que quand il est plein), des enfants nous saluent et lancent de grands Hello.

Nous discutons un peu avec eux (ils ne parlent pas anglais donc l'échange est limité),puis ils sautent tour à tour de la rambarde du bateau pour nager dans le Mékong. L'eau est tellement trouble et sale que nous ne les voyons plus dès qu'ils nagent sous l'eau. Les plus jeunes n'ont pas plus de 6 ou 7 ans et il y a du courant dans l'eau, pour autant aucun parent en vue !

A un moment, l'idée leur vient de nous demander de l'argent. Bien sûr nous ne voulons surtout pas encourager ces pratiques, nous décidons donc plutôt de leur proposer des gâteaux que nous avons dans notre sac. Ils nagent depuis un bon moment, et comme on dit, l'eau ça creuse. Ils doivent donc être affamés ! En effet, après avoir hésité ils les acceptent et les mangent avec appétit. Nous sommes vigilants et récupérons les papiers avant qu'ils ne finissent dans le fleuve !

Le bateau s'est rempli, nous partons. Après 5 minutes de traversée, nous arrivons sur l'île de Koh Sottine, voisine plus grande de l'île de Koh Pene sur laquelle nous dormons. Nous la traversons en prenant des chemins un peu au hasard, nous passons entre de nombreuses maisons (22 000 personnes vivent sur les trois îles réunies), les personnes sont vraiment très agréables. Au détour d'un chemin, nous arrivons dans un champ de tabac dans lequel des femmes travaillent. L'une d'elles nous explique ce que c'est et comment elles le récoltent.

Comme il y a peu d'eau dans le Mékong, nous traversons d'une île à l'autre presque sans nous en rendre compte et arrivons sur Koh Pene. Encore quelques kilomètres et le panneau de « Mékong Bamboo Hut » apparaît. Nous décidons de garder le scooter une journée de plus car nous avons fait la moitié de ce que nous avions prévu. Mais nous en avons énormément profité !

Nous nous posons avec les autres guests, partageons nos journées respectives. Autour d'un plateau de tapas, nous faisons la connaissance de Charlène, une française qui vit maintenant en Allemagne. Nous apprenons beaucoup d'anecdotes sympas sur le quotidien des Allemands, la soirée est drôle et animée.

Nous sortons les jeux de société que nous avons pris avec nous dans notre sac et enchaînons plusieurs parties. Même sur une île du Mékong au Cambodge, on arrive à trouver le moyen de jouer ! Et c'est sympa, en bonus on apprend des mots en allemand.

Tandis que Manu continue à jouer, Charlène va observer Max en cuisine pour apprendre quelques techniques (créer un fond de sauce à partir d'une carcasse de poulet par exemple). Ce soir, Arthur a proposé de nous faire découvrir une soupe thaï. Puis nous passons à table, le repas est une fois de plus excellent. Arthur et Max ont vraiment de sacrés talents de cuisinier !

Nous observons l'escargot géant et les grenouilles en nous rendant au petit coin. La nuit est tombée depuis longtemps, mais le noir se fait vraiment lors de la coupure de courant quotidienne. Les insectes assaillent les quelques lampes éclairées, nous allons donc nous coucher sans tarder. C'est l'une des journées les plus cools passées au Cambodge !

 
 
 

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