Nous traversons le Mékong sur le bamboo bridge
- 7 déc. 2015
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Nous préparons nos sacs et descendons au rez-de-chaussée de la guest house, traversons le hall rempli de malades. Quelqu'un devrait venir nous chercher, mais nous ne savons pas quel type de véhicule : tuc-tuc, voiture, … ? A 10h, un gros bus orange s'arrête devant la guest house. C'est pour nous ! Dans le bus, Manu discute avec Mary, une Cambodgienne qui s'occupe d'un projet dans une école cambodgienne. De son côté, Charlène discute avec deux jeunes femmes qui travaillent avec Mary. Elles sont venues à Siem Reap pour le marathon (action de charité).
Nous arrivons à la gare routière et là... surprise ! On prend le même bus ! Parfait, cela fera l'occasion de discuter davantage et pourquoi pas d'imaginer une intervention dans leur école. Le bus arrive, nous nous installons à l'intérieur. C'est super, nous sommes côte-à-côte. Nous pouvons donc continuer à discuter. Nous apprenons que l'école compte en réalité 15 projets, et tous novateurs par rapport à ce qui est déjà en place. Mary défend ses idées avec ardeur, mais on comprend son projet car on y retrouve un peu ce qu'on fait dans notre travail.
Nous faisons une pause et prenons notre repas avec elles. En repartant, nous avons failli laisser sur place deux français. Ils sont volontaires dans l'association Enfants du Mékong et restent un an dans le pays. Nous nous arrêtons à Kampong Thum (où nous aurions voulu nous arrêter) et récupérons deux suisses-allemands pour la suite du trajet.
Arrivés à Kampong Chaam, nous remercions Mary et nous engageons à lui envoyer un mail pour organiser quelque chose dans son école. Puis nous souhaitons nous rendre sur l'île de Koh Pene, où nous avons découvert une guest house sur internet où on dort dehors dans des hamacs, juste au-dessus du Mékong. Nous devons prendre le bamboo bridge pour nous y rendre. Ne sachant dans quelle direction partir, un tuk-tuk propose de nous y emmener.
Ce pont est le plus grand pont en bambou du monde. Il est emporté chaque année à la saison des pluies et reconstruit à la saison sèche. Il permet aux 22 000 habitants réunis des trois îles de rejoindre leurs habitations. Nous avançons sur l'édifice, c'est assez drôle : nous avons l'impression de rebondir sur les bambous. Le chemin est long, nous croisons des scooters, des chevaux tirant des carrioles, des voitures... Nous arrivons et payons les 1$/pers pour l'aller-retour.
A la sortie du pont, il n'y a plus que du sable. Nous traversons une petite dune et longeons l'île, à la recherche des panneaux. Nous croisons deux francophones qui nous confirment la direction et nous rapprochons petit à petit de l'unique lieu d'hébergement et de restauration de l'île : le Mekong Bamboo Hut. Juste avant d'arriver, nous sommes rejoints par Audrey et Alexandre, un jeune couple de français voyageant pour trois mois en Asie du sud-est. Ils sont cools, on sympathise.
Nous sommes accueillis par Arthur, un bordelais qui nous explique que les gérants sont en ville. Il voyage pendant six mois en Asie et a décidé de s'arrêter un mois ici pour donner un coup de main en échange du gîte et du couvert. Il nous explique le fonctionnement d'ici (plutôt relax et basé sur la confiance) et nous montre nos hamacs avec moustiquaire intégrée ! Nous allons y poser nos sacs. Le cadre est magnifique, c'est très calme, avec une terrasse en bois au-dessus du Mékong. L'entrée est en réalité un sentier entre les bananiers, puis plusieurs petites bâtisses typiques abritent chacune quelques hamacs.
Après Audrey et Alexandre, nous faisons la rencontre des gérants, Max et Hélène, originaires d'Avignon. Puis nous découvrons Antoine, volontaire en place depuis un an dans une ONG à Kampong Chaam, Aline, voyageuse belge, Hugo, qui a commencé son périple par le transibérien, et Karine, hôtesse de l'air québécoise à l'accent très sympa.
Nous n'avons jamais côtoyé autant d'étrangers et encore moins autant de français, mais ici c'est différent. La plupart sont partis pour plusieurs mois, et tous sont adeptes du voyages en mode back packers loin des touristes. On échange plein d'infos utiles, c'est super enrichissant.
Les suisses allemands qui étaient dans le même bus que nous arrivent, et nous prenons notre repas tous ensemble autour d'une même table (bon, c'est vrai, il y a un côté où on parle français et un autre côté ou c'est plutôt de l'allemand ou de l'anglais).
Nous profitons de la soirée puis prenons uns douche froide qui fait du bien. Chaque soir, l'électricité est coupée de façon aléatoire sur l'île entre 22h30 et 23h30. Ce soir, ce sera pendant la douche ! Heureusement, on avait prévu le coup. On nous prévient qu'à 4h30 la mosquée retentit. Nous verrons bien, nous rejoignons nos hamacs et partons au pays des rêves...




















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