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Battambang, deuxième plus grosse ville du pays mais pourtant si petite

  • 29 nov. 2015
  • 4 min de lecture

Nous bouclons nos sacs et descendons à la réception pour rendre les clés. Et là, surprise, on nous demande de payer les trois nuits, chose que nous avions déjà faite à notre arrivée ! Nous lui expliquons que nous l'avons déjà réglé, mais le jeune homme à l'accueil ne veut rien savoir. Il téléphone à une personne et donne le portable à Manu : il s'agit du responsable, il lui demande de régler la somme due. Nous lui expliquons que la note a été réglée jeudi soir, il nous demande alors de décrire la personne qui était à ce moment là à la réception. Comme si c'était à nous de nous justifier, ils n'ont qu'à faire correctement leur travail ! Le coup de téléphone est interminable, nous commençons à être à bout de patience, nous apercevons alors dans la pièce le même jeune homme qui était là à notre arrivée. Nous lui demandons de confirmer ce que nous disons : il nie avoir été là. C'est un comble ! Manu se souvient avoir gardé le reçu, il le récupère donc au milieu de son sac. Nous avons un bus à prendre, comme si nous avions le temps de défaire nos sacs ! Nous le présentons au réceptionniste, qui ne s'attendait pas à ça (heureusement qu'on l'avait gardé). Il remplit quelques papiers, on lui conseille de mieux s'informer à l'avenir et de communiquer avec son équipe. Il s'agit de la Dara Guest House, rue 139, Phnom Penh, qu'on ne recommande évidemment pas !

On va a la station de bus, deux cent mètres plus loin, et on s'installe dans leur salle d'attente (hangar sous lequel sont alignés d'anciens sièges de bus 1ère classe et un mini-poste de télévision). On observe des personnes protéger trois scooters avec du carton et du scotch puis les charger dans la soute du bus. On monte dans le bus, et on s'installe. On nous a dit 7h de trajet, mais on a vu 5h sur internet, on verra bien !

La route qui relie la capitale à Battambang, deuxième plus grosse ville du pays, est dans un état déplorable : parfois goudronnée, parfois en terre, on est surpris de voir une route si importante dans cet état. Tout le long, le même paysage plat, les champs, les rizières, les maisons sur pilotis (toutes différentes, certaines conçues à 5 m de haut), la vie quotidienne des gens, les enfants, les écoles... On passe alors à côté d'un gros accident dans lequel un bus est rentré dans l'arrière d'un deuxième et l'a projeté au fossé.

A mi-parcours, on s'arrête pour manger. Il s'agit d'un immense hangar avec des dizaines de tables et de chaises et une vitrine buffet sur un côté. On trouve ce genre de « restaurant routier » tout le long des routes. On veut prendre une assiette et manger, mais impossible de comprendre le fonctionnement, où commander, où payer, doit-on se servir soi-même ? Au bout d'un moment, on abandonne et on va s'asseoir. Et là, surprise, on viendra nous servir directement à table.

Il est 14h30, nous arrivons à Battambang. Nous aurons finalement mis 6h. Le bus nous dépose à l'extérieur de la ville, où une bande de tuk-tuk se ruent à la porte du bus à notre arrivée. Nous laissons les passagers descendre pour diminuer le flux et un chauffeur plus tranquille vient nous aborder. Pour 1$, il nous emmène au centre ville et nous dépose devant une guest house. Que demande le peuple !

Arrivés sur place, nous négocions une chambre à 6$, soit moins de 3 euros par personne. C'est la moins chère de tout ce qu'on a trouvé en trois mois ! Et cette fois-ci, on demande un reçu ! 9A pourrait être utile...

On part à pied à la recherche d'informations : on nous a parlé d'un bateau qui relie Battambang à Siem Reap (où sont les fameux temples d'Angkor), notre prochaine destination. Soudain une grosse averse nous pousse à nous abriter sous un toit devant une cave. Le gérant sort même pour nous proposer deux chaises. Mais la vraie douche froide, nous la prenons quand on trouve le guichet (une table en plein air au bord du fleuve), où le vendeur nous annonce 20$/personne. Quand nous nous renseignerons sur Internet, nous verrons pas mal de commentaires négatifs sur ce trajet. En plus du prix exorbitant, cela nous amènera à choisir le bus. Seulement 5$ par personne.

Nous retournons ensuite à l'hôtel où nous demandons à la fille de la gérante (qui gère toutes les affaires autant que sa maman, même à tout juste 14 ou 15 ans et qui nous a accueilli à notre arrivée) si elle propose comme service des lessives. Depuis qu'on est au Cambodge, on croise des « Laundry » de partout et on s'est dit qu'au bout de trois mois de lavage à la main, une machine ferait du bien à nos vêtements ! La jeune fille nous dit que c'est bon, nous lui donnons notre linge sale.

Nous ressortons en ville et visitons le centre. Alors que Battambang est la deuxième plus grande ville du pays, son centre est minuscule ! Construite au bord du fleuve, elle comprend seulement quelques rues dans un sens comme dans l'autre. En vingt minutes de marche, on est à l'autre bout du centre ville ! Nous nous arrêtons prendre une bière rafraîchissante puis rencontrons sur notre route une américaine partie pour un tour du monde en famille. Ils se sont arrêtés quelques mois en Thaïlande où son mari a trouvé du travail comme professeur, et son visa arrivant à expiration elle est venue quelques jours au Cambodge avec ses quatre filles avant de retourner en Thaïlande. Une sacrée ribambelle !

Le soir arrive, nous tombons sur un petit restaurant chinois très simple (même vitrine buffet que dans les restaurants locaux). Nous retrouvons les grosses assiettes à petit prix. Nous rentrons ensuite à l'hôtel, où nous faisons des recherches internet pour la suite, les tâches quotidiennes, et au dodo !

 
 
 

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