Dernier jour au Vietnam
- 21 nov. 2015
- 4 min de lecture
Nous nous levons à 10h, envoyons un bilan de la classe à Collince, le coordinateur de Poussières de vie présent à Kon Tum, remercions Spring sur Facebook pour ses présents (ce qui vaudra à Charlène beaucoup de like vietnamiens), et envoyons un énième message à l'école du Cambodge où nous souhaiterions intervenir qui ne nous a toujours pas donné de réponse précise.
On part manger, sur la route on décide de sourire. Ça peut paraître bête comme ça, mais tous les touristes que nous rencontrons (et ils sont nombreux!) ont l'air triste d'être là. Nous, nous sommes heureux. Les vietnamiens nous sourient en retour, et on aura même droit à un « You like Vietnam ! » surpris. Et oui, on est comme ça. Mais quelle réputation ont les touristes ici !
On profite du wifi pendant le repas pour écrire et publier quelques posts. Ensuite, on écrit les cartes postales à envoyer du Vietnam et on part en direction de la poste pour les timbrer et les envoyer. Petit coup de stress, il est 16h, on est samedi, on a aucune idée de l'heure de fermeture des guichets et on quitte le territoire ce soir. On court presque, on arrive en sueur et on voit... que la poste ferme à 18h... On avait le temps finalement ! On poste les cartes et on repart.
Hier Anna nous a recommandé le quartier chinois de Ho Chi Minh. Nous rentrons donc à pied jusqu'à Ben Thanh Market, un très grand marché d'alimentation, de vêtements et objets en tous genres, très touristique. C'est là que nous nous étions arrêtés la première fois avec M. Zi. De là par le bus n°1 en direction de Cho Lon, le quartier chinois, distant de quelques kilomètres.Il est déjà 16h30, mais nous tenons à tenter le coup quand même.
Dans le bus, la radio diffuse toujours les mêmes musiques en boucle, dont une reprise d'Edith Piaf, intercalées de publicités très particulières avec une voix criarde. Et là, soudain, Manu craque. Il chante sur la publicité, mimiques comprises, ce qui déclenche l'hilarité de deux jeunes vietnamiennes et par la suite le rire sonore de Manu résonne dans le bus.
Nous arrivons à Cho Lon, le trajet a été très long du fait de la circulation très encombrée à Ho Chi Minh. En quelques minutes, la nuit tombe. Nous faisons un tour du quartier mais la circulation déjà très dense de jour dans la ville (il faut être prudent pour traverser la moindre route à cause des milliers de deux-roues qui circulent sans aucun code de la route) devient encore plus dangereuse de nuit. Traverser une deux-voies de nuit correspond à faire le houla-hop entre les phares arrivant de tous côtés (pour ceux qui en ont).
En plus de la circulation qui est difficile, la plupart des boutiques ferment et il faut admettre que de nuit, il n'est pas évident de reconnaître un vietnamien d'un chinois. On poursuit quand même un peu la balade puis on rentre.
Arrivés dans notre quartier, il est 19h, on grignote dans la rue. Une vendeuse propose des mini-nems à tremper dans une sauce puis à enrouler dans une feuille de salade. C'est délicieux.
On veut changer l'argent qu'il nous reste, on fait donc quelques boutiques de change. Une seule propose des Riels (monnaie cambodgienne) mais nous n'avons pas la somme minimum qui permet de changer. Nous verrons donc à la frontière. Nous comprendrons plus tard que si personne ne propose des Riels, c'est que c'est une monnaie peu considérée au Cambodge ; les prix sont plus souvent affichés en dollars.
On rentre à l'hôtel, on continue à écrire le bilan de la Chine. Puis nous faisons nos sacs et partons à 23h au point de rendez-vous fixé pour le départ du bus, à deux rues de là. On nous échange nos reçus contre deux tickets de bus, puis un homme peu aimable nous demande de remplir des papiers qui correspondent à une demande de visa. Une fois que Manu a fini de remplir les papiers, l'homme lui demande 45$ puis 35$ pour le visa cambodgien. La française rencontrée dans le bus à notre arrivée en ville nous avait dit que beaucoup de compagnies proposait de s'occuper des visas en se prenant une marge plus ou moins importante, d'où les différences de prix constatés. Nous préférons limiter les intermédiaires et nous occuper nous-mêmes de la tâche, ce que Manu explique à cet homme. Il paraît peu content, nous dit sèchement qu'il n'y a aucun problème, nous reprend ses papiers des mains (que nous venons juste de remplir), et nous rend nos photos. Nous verrons bien...
On attend quelques minutes pendant lesquelles on discute avec un couple de jeunes cambodgiens qui vivent à Phnom Penh (ils nous donnent quelques conseils pour la suite) puis on rejoint le bus. C'est un bus couchette mais cette fois il n'y a qu'un étage au lieu de deux qui est surélevé (qu'y a-t-il en dessous???) et au lieu des trois rangées, seulement deux rangées de deux couchettes collées côte-à-côte. Le bus démarre à minuit, nous mettons notre réveil à 2h45 (nous sommes sensés arriver à la frontière à 3h et vu l'attitude du gérant à notre égard, nous craignons qu'il nous la fasse à l'envers).




















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