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On devient "dengue" du Vietnam

  • 7 nov. 2015
  • 3 min de lecture

La nuit n'a pas été de tout repos. La fièvre est toujours présente. Étant à l'étranger et ne connaissant pas les maladies de la région, nous décidons d'aller consulter un médecin. La gérante de l'hôtel transmet à Manu la rue ou travaille le sien. Il est situé de l'autre côté de la ville, à 30 min de marche.

Nous avons vu sur Internet que la médecine pratiquée ici est identique à celle en France. Nous y allons en pleine confiance et décidons de partir à pieds. Nous trouvons facilement la rue et cherchons le cabinet médical. Nous n'avons pour information que les mots Bác Sĩ Dā, ce qui signifie Docteur Dā, c'est son nom. Les gens, très aimables, nous indiquent où aller.

Nous trouvons la salle d'attente, il est 13h30. Une dame, l'assistante du docteur, vient nous voir quelques minutes plus tard et nous informe qu'il sera là à 15h. Nous patienterons dans le café d'en face. L'assistante venue également au café nous apporte alors un ticket d'attente, comme à la boucherie Carrefour !

14h35, nous nous installons en salle d'attente. L'assistante insiste fortement pour nous installer dans le cabinet et ainsi passer devant tout le monde. Après avoir refusé plusieurs fois, nous irons nous installer sur le banc devant le cabinet. Pendant que tout le monde patiente, deux hommes arrivent avec chacun leur scooter. Ils demandent à voir le docteur. Le premier, très calme, souriant et tapotant sur son portable, demande au second de soulever son tee-shirt. Il montre son dos laissant alors apparaître une plaie béante de 15 à 20 centimètres de large.On peut voir l'anatomie humaine de la peau jusqu'aux muscles ! Ça retourne un peu le cœur de Manu ! L'assistante lui indique le lieu où se rendre. Les deux hommes repartent chacun en scooter, comme si de rien était...

Charlène est invitée à s'installer dans le cabinet. Il s'agit d'un box haut de deux mètres avec les vitres floutées, autant dire que la discrétion n'existe pas vraiment ici. Le mobilier est sommaire, une table en bois et un coussin font office de table d'examen, un meuble composé de trois tiroirs occupe l'angle de la pièce.

Le médecin arrive et l'ausculte. On ne comprend pas trop son diagnostic. Pendant qu'il écrit sa prescription, un autre parlant français nous explique. Il y a en ce moment une épidémie de dengue (virus transmis par les moustiques de jour), Charlène en a les symptômes. Il nous donne les médicaments (paracétamol, vitamines et autres) et nous dit de surveiller l'évolution. Les symptômes peuvent continuer pendant sept jours. La consultation et les médicaments compris nous coûteront 120 000 dongs soit environ 5€.

Nous repartons tranquillement et dégustons sur la route une glace. Manu en teste une au durian (fruit avec de nombreux piquants) : ce n'est pas une réussite !

Pour ne pas retourner s'enfermer dans la chambre, nous nous arrêtons sur la route à un café et observons la circulation. Aujourd'hui, de nombreux scooters en file indienne défilent avec la publicité de l'entreprise. Au Vietnam, les parents n'utilisent ni porte-bébé ni poussette. Dès tout petits, ils sont tenus sur le scooter. Nous avons même pu observer sur un scooter deux femmes, une fillette de 8 ans, une autre de 4 ans et un bébé nouveau-né tenu sur le côté du véhicule.

Sur la route du retour, Manu en profite pour se faire couper les cheveux, ils commencent vraiment à être très longs. Cela fait plusieurs fois qu'il se fait charrier par un coiffeur et qu'ils en rigolent. Manu l'apprécie et veut le tester. Il y a du monde, nous attendons. Bien qu'il y ait deux coiffeurs, le patron insiste pour se charger personnellement de Manu. A savoir, au Vietnam, dans ces commerces ils sont coiffeurs, barbiers, et nettoyeurs d'oreilles à la lampe frontale, à la pince et au racloir. C'est assez drôle à voir ! Manu s'installe assis sur le fauteuil et la coupe de cheveux commence. Au dessus du miroir, deux geckos profitent de la chaleur des néons. Cela va vite, le gars connaît son métier, le résultat est réussi. Charlène prend des photos entre deux tranches de rigolades. Ensuite, il s'attaque à la barbe et pour cela met le fauteuil en position allongée. Il change la lame du rasoir coupe-chou et se montre une fois de plus très efficace.

Nous le remercions et rentrons à l'hôtel. Nous vérifions nos mails et constatons que le rendez-vous prévu demain à 14h pour ramasser les déchets à Kon K'tu a été avancé à 8h, les enfants devant être disponibles l'après-midi pour aller aux champs.

 
 
 

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