Une découverte de la vieille ville de Hoï An terminée en baignade dans la mer de Chine
- 27 oct. 2015
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La nuit a fait du bien aux chevilles et doigts de pieds fatigués de notre marche de la veille (environ 22 km). Nous partons pour rejoindre Hoï An, petite ville située à 30km d'ici, réputée pour son ancienne ville à l'architecture témoignant de son histoire : la colonisation.
Nous envisageons de prendre la route principale et de monter dans un bus au passage, comme cela se fait au Vietnam. Alors que nous marchons, un scooter taxi s'arrête et nous propose ses services. Après négociations, nous voilà partis à trois sur son scooter (petit modèle). Les casques sont fournis.
Il y a du poids, mais il roule avec une moyenne de 40 à 45 km/h. Notre chauffeur est très prudent, surtout lorsque la route goudronnée est recouverte parfois de sable. Au bout de 35 minutes, nous arrivons à Hoï An. Nous prenons la direction de la vieille ville et rencontrons un couple d'Indiens, à vélo, qui nous indiquent le chemin à suivre. Il nous disent que nous devons marcher vite dans la vieille ville avant de nous intéresser véritablement à une boutique. Nous comprendrons pourquoi peu de temps après.
La vieille ville a été transformée en une immense foire aux touristes. Chaque rez-de-chaussée de maison est devenu un magasin, difficile d'en voir l'architecture sous les nombreux parasols. Si nous ralentissons le pas, un vendeur vient nous voir pour nous proposer des tas de choses. La première rencontrée nous tiendra un long discours expliquant en chuchotant qu'un achat aidera sa famille. Régulièrement, des panneaux demandant des dons pour permettre à la ville de Hoï An de conserver son patrimoine sont affichés. Pourquoi alors avoir permis ces boutiques qui dénaturent leur patrimoine ?
Nous prenons des rues parallèles, moins fréquentées, et pouvons observer les façades des maisons. Souvent jaunes, avec de nombreux balcons, une entrée magnifique et très fleuries. C'est joli à voir.
Nous prenons la direction de la plage d'Hoï An, celle-ci se situe à 4 kilomètres. Nous faisons une pause dans une « boulangerie » qui propose de nombreux produits que l'on retrouve en France. La traduction est parfois drôle : « pain aux chocolate ».
Nous arrivons vers la plage vers 15h, enfilons nos maillots de bain, le temps est magnifique : un ciel bleu et pas un nuage à l'horizon. Sur la plage de sable fin, la mer de Chine dépose de nombreux petits coquillages. Nous nous baignons, l'eau est très chaude, mais les vagues sont puissantes, nous restons près du bord.
Charlène discutera avec une espagnole ayant travaillé neuf mois en Chine et en vacances ici pour quelques jours. Elle n'aura appris de son séjour que dix mots chinois. Finalement, en sept semaines, on se sera pas mal débrouillés.
Il est 16h30, nous devons penser au retour car il fera nuit dans une heure. Propres et secs, nous décidons de longer la route de la côte, deuxième itinéraire possible pour rejoindre Da Nang.
Nous souhaitons arrêter un bus, mais une voiture ralentit vers nous avant et propose de nous ramener à Da Nang. Ce n'est pas un taxi, mais il nous demande pourtant le même tarif. Après négociation, nous obtiendrons l'équivalent du prix du bus, mais celui-ci nous ramènera devant notre hôtel.
Nous déposons nos sacs et décidons d'aller manger. Sur la route, nous nous arrêtons dans un café (il est encore tôt pour dîner). Les piliers de bar, ici, sont des hommes qui jouent aux cartes très calmement. Ici comme dans de nombreux autres cafés, on ne sert que des sodas, jus de fruits, café et thé.
Nous trouvons un restaurant (ou plutôt sorte de hangar guinguette), nous choisissons un plat au pifomètre (Bo Tai Chanh). Nous aurons de la viande tendre et des oignons marinés. C'est délicieux !
Une petite chose à savoir pour les restaurants vietnamiens rencontrés jusqu'à maintenant : en attendant le plat commandé, on nous amène des choses à grignoter (cacahuètes, œufs de caille...) sans qu'on ait rien demandé. Ils sont bons mais sont facturés si consommés.
Retour à l'hôtel, nous poursuivons le tri des photos et les pages d'écriture.




















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