Un réveil avec le soleil
- 24 oct. 2015
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Le jour apparaît dès 5h. Nous avons passé une excellente nuit, même si elle aura été un peu courte et entrecoupée de réveils nocturnes. Déjà, les pêcheurs vivant sur l'île de Cat Bà, non loin, rejoignent avec leurs bateaux les bicoques qu'ils ont à quelques centaines de mètres de là. Ce sont donc des allers-retours d'hommes, de femmes et d'enfants qui animent ce début de journée.
A 6h15, nous pouvons admirer le lever du soleil entre les rochers qui sortent de la mer à la verticale. C'est juste magique !
Nous restons sur le pont puis descendons boucler nos sacs. A 8h, le petit-déjeuner est servi : une assiette de nouilles et des morceaux de pastèque. C'est sympa.
Après ce temps, il y a un moment de flottement où personne ne sait trop ce qu'on va faire. On s'installe à une table avec notre carte routière pour savoir quelle direction prendre dans quelques heures. Pour aller vers le Sud, Ninh Binh nous paraît un bon intermédiaire : à quelques heures de route, elle est sur la nationale qui rejoint Hanoï à Ho Chi Minh Ville. Notre guide nous dit que ses amis ont un car touristique qui peut nous y mener pour 170 000 dongs par personne. Et pas besoin de payer le taxi pour aller à la gare. On trouve ça cher et on connaît ces « attrapes-touristes ». On lui répond qu'on préfère quand même aller à la gare. Il essaie alors une autre stratégie comme quoi les derniers bus pour Ninh Binh seront partis quand nous arriverons. Mon œil !
Des chinois non loin de là viennent regarder notre carte pour leur propre destination, et de fil en aiguille nous leur montrons notre parcours réalisé en Chine. Nous en venons à sortir notre livret de présentation et à utiliser les quelques mots appris en chinois, ils sont très intéressés.
On les entendra même parler de notre voyage un peu plus tard avec les malaisiens.
Le bateau démarre, nous allons au port de l'île de Cat Bà où descendent les personnes qui y passent leur deuxième nuit. Elles vont apparemment marcher un peu ce matin.
Nous allons nous installer de nouveau sur le ponton du bateau, tout en haut, et voyons de nouvelles personnes monter à bord.
Le bateau démarre, nous prenons la direction du retour. Et oui ! Toutes les bonnes choses ont une fin ! Nous faisons alors la rencontre de Daniel, un parisien retraité depuis 3 ans. Il prend le ferry pour rentrer après avoir passé une semaine sur l'île. Ayant travaillé en Asie dans la finance internationale, il connaît bien cette région dans laquelle il revient souvent avec son épouse. Nous parlons de beaucoup de choses, des sujets sérieux, il s'intéresse aux Maisons Familiale Rurales. Nous ne sommes pas du même monde, mais cela n'empêche pas que la rencontre est sympathique et l'échange agréable.
Nous arrivons au port, disons rapidement au revoir à un Australien du groupe. Il n'y a a que deux lieux pour se restaurer au bord de la route : le premier est bondé car un groupe vient d'arriver, nous allons donc de l'autre côté. La nourriture est simple mais abondante, on retrouve nos assiettes chinoises. Le repas terminé, nous devons retourner à la gare routière, qui est assez loin du port d'après nos souvenirs de la veille. Étant bien chargés et le soleil cognant bien assez, et sachant que l'aller ne nous avait coûté moins d'un euro par personne, nous partons à la recherche d'un chauffeur. Les deux premiers demandent plus, nous tombons alors sur un taxi scooter qui va chercher un de ses collègues. Il nous demande le double. Nous lui indiquons notre tarif. C'est d'accord, nous partons.
Ici, pratiquement tous les motards ont un casque, ce qui est déjà bien, alors ce serait trop demander que les clients aussi soient protégés ! Peu importe, cheveux au vent nous doublons des scooters, voitures, vélos... Le trajet est vraiment cool.
Lorsqu'on arrive, ils souhaitent nous emmener vers les chauffeurs. On ne préfère pas, on veut passer au guichet. On demande un bus pour Ninh Binh, il part dans 30 minutes. Selon la vendeuse, le trajet dure 4 heures. Nous montons dans le bus, et là, surprise, il part en direction du port d'où l'on vient justement ! Deux touristes montent, puis on refait demi-tour. C'est là que nous faisons la connaissance de Typhanie et Martin, deux lyonnais en vacances une dizaine de jours au Vietnam. Nous leur demandons combien leur ont coûté leurs billets (pour savoir à l'avenir ce qu'il vaut mieux faire). C'est le capitaine de leur bateau qui leur a vendu (en forçant un peu sur des arguments pas très justes) 200 000 par personnes. Pour nous, taxi scooter compris, ce sera 140 000. A deux, ça fait vite une différence !
Comme d'habitude, au fur et à mesure du trajet nous nous arrêtons sur la route pour prendre des personnes au passage. Il n'y a plus de siège disponible ? Pas de problème ! Des sortes de sièges s’emboîtent dans la rangée du milieu, de sorte à créer du début à la fin des rangées de 5 sièges. Bon d'accord, tout le monde est bloqué car l'allée centrale est condamnée, mais c'est pratique !
Finalement, le trajet ne durera pas 4h mais 5h30 (heure vietnamienne à rajouter à chaque fois pour avoir le temps exact). Peu avant d'arriver, nous descendons pour une pause et le chauffeur nous dit de prendre nos sacs, nous devons prendre un autre bus pour terminer. Avec Typhanie et Martin, nous sommes sceptiques, mais après moult vérifications nous nous lançons. Nous arrivons à la gare, et disons au revoir à nos compagnons de route : eux partent en taxi à quelques kilomètres de là.
Pendant le trajet, nous avons décidé de prendre le bus une nuit complète pour avancer un maximum et se poser un peu après pour commencer la vraie découverte du pays. Il est 18h, et... la gare est déjà fermée ! Nos plans remis en question, nous regardons les destinations et horaires affichés au mur : la ville desservie la plus au Sud est Vinh, et les seuls départs sont tôt le matin, à 5h et 5h30. Les Vietnamiens n'ont pas le même rythme que nous, ils se lèvent en même temps que le soleil et commencent tôt leurs journées. On doit se mettre à leur rythme !
Nous décidons donc de venir à 4h30 demain matin, puis de prendre un deuxième bus à Vinh pour avancer davantage. Des centaines de kilomètres nous séparent encore de l'ONG Poussières de vie.
Nous trouvons un hôtel à proximité, posons nos sacs et allons manger. N'ayant pas internet à l'hôtel, et n'ayant déjà pas pu se connecter la veille, nous trouvons un restaurant de rue avec le Wifi pour poster sur le blog, consulter les mails. Enfin il n'y a plus de pare feu chinois !!!
Google, Facebook, Gmail, Google map, … tout devient possible !
Le repas terminé, nous allons nous balader et découvrons nos premiers commerces vietnamiens. Petite heure d'écriture, et au dodo. Une courte nuit nous attend !
Malgré la chaleur insoutenable, Manu sort son duvet et s'emmitoufle à 'intérieur : il est bien enrhumé et ne s'est toujours pas habitué aux clims présentes partout ici !




















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