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"Today is a good day"

  • 18 oct. 2015
  • 8 min de lecture

Le réveil sonne, nous nous habillons et descendons prendre le petit-déjeuner à 8h comme prévu. La gérante part à la pâtisserie et revient avec une brioche tranchée. Elle ouvre un pot de confiture. Elle sort deux boulettes différentes de celles qu'on connaît. On nous donne chacun un œuf au plat. Et enfin, un café noir, le premier depuis deux mois.

C'est très bon mais nous n'avons pas l'échange espéré : la gérante partira chercher une autre personne à son hôtel (pour la même excursion), et le gérant restera le nez dans son ordinateur, sans une parole. Heureusement, Ailin, leur fille de 5 ans, est là. Même si elle ne parle pas anglais, nous arrivons à bien communiquer. Nous finissons par sortir notre livret de présentation et elle nous apprend quelques mots de chinois (vache, lait...).

Petite déception en payant, le prix du petit-déjeuner correspond au prix de la chambre... On l'aura goûté !

Le mini-bus est de retour, nous montons à l'intérieur : la gérante et sa fille, Jane qui est Australienne, et nous deux. Nous prenons la direction du panneau observé la veille. Il y a un brouillard tellement épais que l'on ne voit pas à trois mètres. Espérons qu'il se lève...

Nous roulons pendant 45 minutes avant de nous arrêter au « Sheng Village». Aucune rizière en vue. Nous descendons de la voiture et découvrons un marché qui s'étend d'un bout à l'autre du village. Les deux minorités de la région y sont présentes : les Hi, avec des costumes très colorés et brodés, et les Hani, avec des costumes taillés dans divers tons de bleus. On se donne rendez-vous à 10h30, ça nous laisse 1h15 pour découvrir.

Au début du marché, c'est la vente de cochons : des dizaines de porcelets noirs sont proposés, certains dans des petits parcs, d'autres tenus en laisse (avec un harnais) par leur propriétaire. Des cages en osier de forme allongée sont utilisées pour y mettre les porcelets vendus : on les y glisse la tête la première et il sont bloqués dans cette position allongée sans plus pouvoir bouger. C'est particulier.

Ensuite, le marché continue sans rien de bien nouveau. Nous avons vu tellement de marchés en Chine qu'il devient difficile de nous surprendre à ce niveau-là (mis à part les larves récupérées dans les essaims d'abeille à Qiubei!).

Nous passons un moment auprès des mulets attachés à l'entrée du village. Ils sont en bon état malgré les kilomètres qu'ils doivent avaler chaque jour, leurs propriétaires doivent en prendre grand soin.

Il est 10h20, nous remontons dans le mini-bus. En attendant le retour de Jane, notre gérante /chauffeur / guide nous propose quelques fruits : elle nous fait goûter aux « white litchi » (pas sûr de l'orthographe, c'était du chinois ou de l'anglais à la prononciation???), très rares, qu'on trouve seulement à ce marché : ce sont de petits fruits verts dont on mange l'intérieur. C'est très doux et délicieux !

Elle nous donne aussi une grenade, c'est toujours aussi sympa.

Nous reprenons la route et passons devant des points de vue, mais le brouillard est encore beaucoup trop dense pour y observer quoi que ce soit. Alors Jane propose qu'on se pose un moment (même s'il est à peine 11h et trop tôt pour manger) en attendant que le brouillard se lève. Notre guide nous indique qu'elle a une autre Guest House non loin de là. On y va.

En effet, cette Guest house est gérée par son petit frère. Elle est située sur le parcours des rizières, et donc utilisée surtout lors des treks. En haute saison, les prix explosent et peuvent même passer de 50 à 500 yuans ! Seulement trois personnes y dorment en ce moment : une Coréenne et deux Israéliens.

On y prend un thé, on discute. A 11h30, on décide de manger pour pouvoir profiter de l'après-midi : même si ce n'est pas encore ça, le brouillard commence à se dissiper. Charlène demande pour observer le cuisinier à l’œuvre : on aimerait tellement savoir cuisiner les plats asiatiques qu'on apprécie tant !

Nous mangeons très simple : riz et pâtes cuits au wok avec quelques morceaux de légumes et d’œufs. Ailin anime le repas : c'est un vrai clown qui nous fait beaucoup rire et il faut dire que Manu n'arrange pas les choses !

Nous remontons en voiture. Nous arrivons au premier point de vue. Jane, qui a payé en plus le ticket à 100 yuans, entre par l'entrée officielle. Nous, nous prenons l'entrée officieuse : un petit sentier 100 mètres plus loin. Moins adapté, il offre néanmoins le même paysage. C'est très beau : les terrasses s'enchaînent, certaines remplies d'eau faisant office de miroir au ciel qui s'y reflète, d'autres encore en riz ou bien en jachère.

Nous reprenons la voiture, allons en direction du deuxième point de vue. En chemin, nous faisons monter à bords les deux Israéliens qui veulent visiter le marché que l'on a vu ce matin. En route, nous apprendrons qu'eux aussi viennent de terminer leurs deux mois en Chine et que dans quelques jours ils iront au Vietnam. Comme nous ! Sauf qu'eux, ils ont tout fait en stop. On va s'y mettre au Vietnam, apparemment ça marche plutôt bien et c'est plus économique !

Le deuxième point de vue, comme le premier, possède son entrée officielle et son entrée officieuse. Mais nous n'avons rien à envier aux autres, ce que nous voyons est incomparable avec la vue précédente : toute la colline a été découpée en terrasses, nous voyons des personnes s'activer, des buffles qui labourent. C'est splendide. Nous savourons ce moment avant de regagner la voiture. Jane n'est pas encore revenue, nous en profitons pour davantage discuter avec notre guide et sa fille. Ce sont vraiment des personnes adorables. Ailin regarde avec envie les pin's Smiley qui ornent le sac à dos de Manu ; il lui offrira celui de son choix.

Entre deux points de vue, notre guide nous propose de longer la route à pieds pour prendre des photos. Sa fille de 5 ans, avec qui le contact passe vraiment bien, veut venir avec nous. Elle nous la confie sans souci ! Elle alternera les moments où elle donne la main à Charlène et les moments où elle est sur les épaules de Manu. Par contre, comme tous les enfants chinois, elle court sur la route sans faire attention aux camions et véhicules qui débaroulent. Sachant qu'elle ne parle pas anglais, ça complique la tâche de la surveiller !

Nous apprenons d'ailleurs que son prénom Ailin signifie « amour » ( ai ) et « intelligence » (lin). Deux mots importants dans les traditions chinoises.

Nous repartons, et là troisième point de vue. Encore différent, mais le soleil luit davantage et c'est toujours aussi beau à regarder. On ne s'en lasse pas. La guide nous propose de rentrer à pieds si nous le souhaitons, il y a 5 kilomètres. Nous acceptons avec plaisir ! Jane préférera le mini-bus.

Il n'est que 15h, nous prenons donc le temps pour rentrer tranquillement et profiter de l'environnement. Alors que nous arrivons à l'entrée de Xinjie vers les 17h, un mini-bus nous reconnaît et s'arrête : c'est notre guide et Jane, qui sont allées voir un autre point de vue, qui sont de retour. Jane nous propose de manger ensemble ce soir. On se donne rendez-vous au square à 19h.

Nous allons à la gare, pour acheter notre ticket de bus pour le Vietnam (ou plutôt la frontière). C'est décidé, nous restons au maximum ici, c'est-à-dire jusqu'au 21, ce qui représente trois vraies journées. Le temps du trajet, et sachant que notre visa pour le Vietnam est valide à partir du 22, ça devrait bien se goupiller.

Lorsqu'on montre la destination et la date souhaitée, la dame au guichet nous dit que ce n'est pas possible (alors que le panneau au mur indique 4 départs par jour). Elle n'est pas très patiente, et veut nous vendre un ticket pour demain. Au bout de 10 min, nous comprenons enfin : pour on ne sait quelle raison, elle ne peut pas nous vendre ce ticket aujourd'hui, il faudra donc revenir demain.

Nous allons boire un coup au même endroit qu'hier, mais avec de la poudre rose cette fois-ci. Lorsque nous avons terminé, il est 18h, nous rentrons à l'hôtel pour écrire. Nous avons un peu de retard dans nos carnets de voyage.

Nous repartons pour notre rendez-vous avec Jane, que nous retrouvons à 19h au square. Nous n'avons été satisfaits ni elle ni nous par les restaurants essayés hier soir, nous en essayons donc un autre. Jane nous explique que son critère de sélection est de trouver un menu en anglais, et qu'il n'y a que deux restaurants dans cette ville qui le proposent. On lui explique qu'à part deux ou trois fois en deux mois, on a pas eu de menu en anglais (voire pas de menu du tout!) et qu'on a toujours (ou presque) bien mangé. On prend donc la direction d'un nouvel endroit.

Nous traversons la place, la danse a repris, même s'il tombe quelques gouttes. Nous trouvons un restaurant et entrons. Pas de carte, seulement une vitrine réfrigérée avec les légumes et les viandes possibles, ainsi qu'une étagère avec d'autres condiments et ingrédients. On connaît.

Nous regardons les autres tables et repérons une assiette appétissante. En 2 minutes, c'est commandé ! Par contre, pour Jane, c'est plus compliqué : les minutes passent, mais nous n'en voyons pas la fin. Elle essaie de reconnaître les légumes pour faire un mix d'ingrédients qu'elle connaît, mais cela prend du temps. Le serveur qui prend la commande est patient. Au final, ce sera des champignons, du gingembre, des légumes verts, des oignons et de la viande hachée. A choisir, on aurait jamais pris la viande hachée : pour le coup, on ne sait pas trop ce qu'il y a dedans et on est en Chine...

On s'assoit et en rigolant on lui explique comment on choisit ce qu'on mange habituellement. Et on en vient à la conclusion que la plupart du temps... on ne sait pas vraiment ce qu'il y a dans notre assiette ! Ça nous fait beaucoup rire nous-même.

Mais on évite de trop toucher à la viande, et il y a plein de nouveaux légumes à découvrir !

On trouve juste dommage de se limiter à des choses connues alors que c'était l'occasion de nouveautés.

Le repas est bon : pour nous c'est un bol de riz chacun et une assiette commune de poivron, oignons, morceaux de lard, trucs bizarre... le tout dans un jus de viande trop bon.

On discute de plein de choses, c'est plaisant de manger avec quelqu'un d'extérieur. Le restaurant est bruyant, aussi la conversation en anglais est parfois difficile à suivre. Si Charlène s'accroche et comprend (merci stage au Canada!), Manu abandonne la partie.

Mais une fois dehors, c'est plus calme et beaucoup plus simple de converser.

A la sortie, nous tombons sur un couple de retraités bretons qui sont venus en circuit touristique. Habitués de ces voyages en groupes qui leur ont fait découvrir tous les continents, ils nous font partager quelques expériences et on fait de même. Ça fait bizarre de parler français avec d'autres personnes.

Nous raccompagnons Jane à son hôtel et rentrons. Nous avons encore des heures d'écriture devant nous. Demain, nous prévoyons d'aller au marché (jour de marché à Xinjie) puis de faire une marche de trois heures que nous a proposé notre guide.

Sans oublier de repasser à la gare en espérant cette fois pouvoir y acheter nos tickets !

 
 
 

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