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"Des pétards aux cliniques"

  • 14 oct. 2015
  • 3 min de lecture

Nous nous levons mais traînons un peu, nous avons pris du retard dans l'écriture de nos posts et de notre carnet de voyage. Nous descendons également demander une nuit de plus à l'accueil.

Nous décollons, il est presque midi. Il fait beau aujourd'hui, c'est plaisant. Ça va permettre de réchauffer un peu la chambre ! Nous prenons une boulette au passage, puis une assiette de nouilles très fines cuites au wok.

Ensuite, nous allons à la gare routière acheter nos tickets de bus pour Qiubei. Il nous reste une semaine avant d'atteindre le Vietnam, et Qiubei est justement située au Sud, en direction d'un dernier lieu incontournable du Yunnan que nous souhaitons voir : les rizières en terrasses, à la frontière entre la Chine, le Laos et le Vietnam. Cependant, la jeune femme au guichet imprime nos tickets avant de nous avoir proposé les différents horaires possible : ce sera départ du bus à 7h30, ça va nous faire bizarre nous qui n'avions plus de contrainte horaire !

Nous décidons ensuite de sortir de la ville, par là où nous étions arrivés, afin de voir de plus près les buffles travailler. Sur la route, nous pouvons observer les innombrables immeubles en construction. D'ici une dizaine d'années, la ville ne sera plus reconnaissable, comme de nombreuses autres en Chine. Mais d'où vont venir tous ces habitants pour remplir ces centaines de logements ?

Première ville où nous voyons cela, les immeubles sont espacés de la taille … d'un autre immeuble en prévision ? Ce qui fait qu'entre eux nous apercevons les champs, les rizières, à perte de vue.

Nous arrivons enfin à la sortie de la ville. Nous patientons un moment, mais aucun buffle ni zébu ne passe devant nous... Nous voudrions longer la route en direction des champs, mais étant donné que c'est une route à deux fois trois voies (sorte d'autoroute) et qu'il n'y a pas de bas-côté, cela nous semble peu raisonnable (même si des chinois le feraient sans souci!).

Nous attendons encore un moment puis faisons demi-tour et rentrons. Nous marchons encore le long des rues et ruelles en observant la vie quotidienne des uns et des autres, la sortie des écoles, puis nous prenons la direction opposée, en vue d'un petit espace vert aménagé au centre d'un carrefour, où les bananiers occupent une bonne partie de l'espace.

Manu est enchanté, il voit son premier régime de bananes (minuscules, encore toutes vertes) avec la fleur encore bien visible. Il se lance dans des essais photos. Charlène sort sa liseuse et profite de ce lieu calme et apaisant.

Sur la route du retour, nous constatons que les cliniques médicales sont très nombreuses à Luoping, prenant en charge plus particulièrement les personnes âgées. Comment le sait-on ? Tout simplement parce que, à la différence de chez nous, les cliniques sont vitrées et les lits et leurs malades sont visibles depuis la rue. Des rangées de 3 ou 4 lits, à quelques pas du trottoir. La notion de pudeur n'est vraiment pas la même ici.

De même, on avait été surpris par les cabinets dentaires vus dans les différentes villes : ce n'est qu'une grande pièce, avec plusieurs fauteuils où les patients sont soignés côte à côte, et cela en face des sièges de la salle d'attente. Comme ça, si l'un appréhende un peu en venant, il est sûr de faire demi-tour avant sa consultation !

Nous voyons également sur la route des déchets rouges correspondants à de gros pétards. Nous avions déjà entendu des explosions du même type dans la soirée précédente. Avec toutes les boutiques de la ville spécialisées dans les pétards et artifices, ils doivent beaucoup les utiliser, mais pourquoi ? Peu de temps après une mitraillette de pétard explose à quelques mètres de nous.

Nous rentrons, nous nous douchons, discutons sur Skype.

Nous répondons aussi aux mails reçus pour notre recherche d'association : l'ONG que nous avions en vue au Vietnam nous a enfin répondu et nous pourrons intervenir dans la région centre aux dates de notre choix, nous nous grefferons aux bénévoles déjà en place.

Ensuite, nous avons reçu une deuxième piste concernant une association au Laos (merci Pauline!). Nous allons l'exploiter au plus vite.

Enfin, la communauté salésienne du Vietnam, pour des raisons politiques, ne peut nous aider (accueil des bénévoles impossible autre qu'en été) mais elle nous envoie tous ses encouragements dans notre projet.

Nous ressortons manger, puis rentrons nous coucher tôt. Demain, réveil à 6h pour prendre le bus dans les temps.

Nous dormirons bien, si ce n'est que des pétards exploseront au milieu de la nuit dans une cour intérieur derrière l'immeuble.

 
 
 

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