" Nos visas en poche, direction Luoping !"
- 12 oct. 2015
- 4 min de lecture
Le beau temps n'a pas duré, à notre réveil, il pleut de nouveau.
On termine de boucler nos sacs et on décolle à 9h. Enfin plutôt 9h30, si on compte le temps nécessaire pour rendre les clefs dans l'immeuble voisin. Personne à l'accueil (c'est étonnant!) alors ce sera les clefs posées sur leur bureau avec un petit papier.
On prend la direction du consulat du Vietnam, soit environ 40 min de marche. Nos housses étanches sur les sacs à dos, notre petit sac à dos sur le ventre à l'intérieur du k-way, nous attirons les regards étonnés. Mais on est au sec, et c'est ce qui compte. Ils doivent probablement se demander si on connaît les parapluies !
On arrive à l'ambassade, il n'y a pas non plus d'attente ce matin. C'est super, en 5 min nous récupérons nos passeports avec collé à l'intérieur un visa d'un mois pour le Vietnam (du 22 octobre au 22 novembre). Nous ressortons et dans la rue d'en face, achetons une brioche et une boulette pour notre petit déjeuner.
Nous prenons ensuite la route pour l'arrêt du bus, qui est 30 minutes de marche plus loin. Là encore, la chance nous sourit, le premier bus qui arrive est le bon ! Nous montons dedans, et 50 minutes plus tard nous sommes à la gare routière.
Il fait froid, nous patientons un peu puis mangeons quelques ravioles pour notre déjeuner, il est midi. Nous descendons ensuite en salle d'attente pour le bus. Nous avons trois heures devant nous, mais nous préférions voir large ; en effet, on ne sait jamais ce qui peut arriver ni combien de temps ça va nous faire perdre. Il fait très froid, Charlène range son short dans la valise et remet un jean.
Manu aussi a droit à son lot de découvertes en matière de WC : ici, la pissotière est un grand mur carrelé avec une rigole en bas. Un tuyau situé au ¾ du mur en haut fait couler un peu d'eau comme une cascade très légère. C'est assez drôle cependant il est plus difficile de mettre en place les distances à respecter entre deux pissotières (règle non dite mais cruciale en France). Ici, tout le monde se met à côté.
A 15h, notre bus démarre. Ce chauffeur est du genre plutôt tranquille. Nous mettons du temps à vraiment partir, au bout d'un quart d'heure on fait une première pose toilettes.
Les chinois rencontrés vendredi dans le bus nous avaient dit que le trajet prenait 3h, nous mettrons plutôt 4h. Il faut dire que les nombreux travaux sur la route ne nous ont pas aidés à avancer !
80 kilomètres après Kunming, nous passons à proximité de Shilin, où se trouve la forêt de pierres. C'est un ancien plateau karstique fortement érodé, un des plus hauts du monde. Le paysage vaut le coup d’œil : dans des plateaux à perte de vue se dressent des pierres en calcaires affûtées, hautes de plusieurs mètres. Il y en a partout ! Plus loin, il n'y a que quelques rochers isolés, bien plus petits, au milieu des champs de maïs. Il ne doivent pas utiliser de tracteur ni de moissonneuse !
Mais tout du long, c'est super : les paysages changent énormément et on peut observer le travail de récolte dans de nombreuses rizières et dans des champs de maïs. Bien sûr, tout le travail se fait à la main, et ce qui est récolté est ramené dans des charrettes tirées parfois par des buffles, parfois par des zébus. Certains paysans s'en servent aussi pour travailler avec dans les champs. Les animaux sont très dociles et attendent là où on les laisse le retour de leur maître. Nous doublons donc sur l'autoroute les buffles et charrettes qui prennent le chemin du retour.
Arrivés à Luoping, nous découvrons une petite ville qui ne compte que cinq tours récemment construites, sinon ce ne sont que des constructions basses. Les rues de cette ville ressemblent beaucoup à celles de Ya'an : trottoirs larges, beaucoup de boutiques dans des sortes de boxes ou garages. Nous longeons la route à la recherche d'un hôtel. Nous en trouvons un très vite à 40 yuans la nuit (soit 3 € par personne), nous n'avions jamais trouvé un tarif aussi bas depuis notre départ. La chambre est sommaire, mais propre : pas de cafards à l'horizon ! Les douches et WC sont sur le pallier, en plein courant d'air. Il fait froid, nous nous doucherons demain.
Nous allons manger. Nous trouvons un marchand de cookies en chemin, grande nouveauté, nous en prenons un chacun pour notre dessert. Nous trouvons une petite boutique où la cuisinière a l'air sympathique. Nous lui montrons un reste d'assiette sur une table dans laquelle se trouvent des pâtes cuites au wok, ça sera parfait. Bon, ce n'est pas ce qu'elle nous prépare, nous aurons à la place des pâtes en bouillon. Rien d'extraordinaire au niveau goût, mais c'est chaud et ça fait du bien.
Retour à l'hôtel, Manu est heureux : les matelas sont mous, et surtout la boutique voisine à l'hôtel vend des bonbons. Trop bien ! Nous sortons les duvets et les sacs à viande, sur lesquels nous ajoutons la couette de l'établissement. Il fait vraiment très, très froid !




















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