Demande de visas : Vietnam nous voilà !
- 8 oct. 2015
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Nous nous levons et partons direction le Consulat du Vietnam, à 40min de marche. Nous croisons les doigts pour qu'il soit bien ouvert et qu'on ait en possession tous les documents qu'ils pourraient nous demander.
Arrivés sur place, deux guichets sont ouverts et il n'y a aucune attente. Rien à voir avec le consulat de Chine de Lyon où il y avait foule ! On leur donne les formulaires que nous avions récupérés et remplis auparavant, ainsi qu'une photo d'identité chacun et nos passeports. Aucun autre document n'est nécessaire ! En France, il fallait monter à Paris pour obtenir son Visa et fournir davantage de documents. C'est tellement plus simple ici ! Nous payons 60€ par personne pour un Visa d'un mois, nous verrons plus tard si nous souhaitons le prolonger. On nous annonce qu'on peut venir récupérer nos passeports lundi, c'est parfait c'est le jour où nous comptions partir. Pas besoin donc de demande express (Visa obtenu en 2 jours seulement mais 80€ par personne).
Nous repartons et décidons d'aller davantage au Sud de la ville, en dessous de la gare par laquelle nous sommes arrivés. Nous traversons le canal et arrivons sur un quartier plus pauvre : des immeubles en partie démolis, des quartiers moins entretenus, des vendeurs ambulants un peu différents de ceux vus précédemment. Par contre, toujours aussi surprenant, devant les immeubles délabrées sont garées de jolies voitures. Ce constat, nous l'avons déjà fait dans de nombreuses villes en Chine, et ce n'est pas non plus le seul pays comme ça : les personnes privilégient leur véhicule à leur logement, c'est peut-être pour une question d'image qu'ils renvoient, où on ne sait quelle raison.
Nous marchons quelques heures et rentrons. Le temps est toujours aussi gris, pas un rayon de soleil en vue. Nous nous entraînons aux échecs chinois : maintenant que nous avons bien les différents pions en tête ainsi que les déplacements de chacun, nous pouvons passer aux choses sérieuses.
Ensuite, il nous faut aller voir le gérant de la chambre pour lui montrer notre réservation pour 3 nuits supplémentaires, le temps que les Visas soient délivrés. C'est par facilité que nous restons ici (et aussi parce que ce n'est pas cher), car entre nous les cafards on s'y habitue mais ce n'est pas le plus chaleureux. L'appartement où nous avons notre chambre est tenu par des jeunes : rien n'a été nettoyé depuis un certain nombre d'années, tout est sale, voire très sale, les insectes s'y plaisent. Mais l'emplacement est intéressant, et on fait notre vie sans trop se préoccuper des autres pièces.
Nous allons voir le gérant (immeuble voisin), nous attendons un moment, sonnons, mais il n'y a personne. Nous rentrons.
Nous retentons une heure plus tard. Manu y va cette fois tout seul (il est beaucoup plus patient que Charlène, cela ne fait aucun doute). Arrivé devant la porte, une chinoise arrive elle aussi pour se rendre à sa chambre et le fait entrer. Elle appelle les gérants (un jeune homme et une jeune femme) et cette dernière arrive peu après.
Ne l'ayant encore jamais vu (c'est le jeune homme qui nous avait accueilli), elle ne comprend pas quand Manu essaye de lui expliquer que nous dormons déjà ici et que nous souhaitons trois nuits supplémentaires : la nouvelle réservation ne commence que demain, et comme nous n'avons de trace de l'actuelle, elle ne comprend pas que nous soyons là avec un jour d'avance. La galère commence. D'autres étudiants qui logent ici sortent leurs téléphones pour traduire, mais rien n'y fait. Cela fait plus d'une demi-heure que Manu essaye tant bien que mal d'utiliser tout ce qu'il a a disposition pour se faire comprendre quand le jeune homme arrive enfin ! Il le reconnaît, en 3 minutes, c'est réglé !
Nous repartons dehors, malgré la pluie. Nous trouvons une banque pour retirer de l'argent, il n'y a qu'une jeune femme devant chacun des deux distributeurs en service. Mais là commence des deux côtés un rituel étrange : des tas de retraits de milliers de yuans, elles retirent leur carte, puis recommencent, puis consultent des comptes, puis … déposent les billets retirés ? C'est à ne rien y comprendre.
Mais ce n'est pas la première fois que nous voyons des chinois faire des gros retraits, ils doivent beaucoup payer en liquide ! Au moins, nous, avec nos pauvres 2 000 yuans (soit environ 300€), on ne risque pas de se faire braquer !
Nous profitons du calme des rues qui étaient bondées cette semaine, trouvons un petit endroit sympa où manger une assiette de pâtes au jus de viande (très bon !) puis nous rentrons.
Nous aurons bientôt nos Visas pour le Vietnam, une bonne chose de faite !




















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