Du zoo aux échecs
- 4 oct. 2015
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Ce matin, nous partons en reconnaissance pour localiser le consulat du Vietnam. On est dimanche, ce ne sera pas ouvert, mais autant gagner du temps demain. Il est situé au n°155, Beijing road. Ça tombe bien, c'est la rue principale par laquelle on est arrivés.
On trouve le bâtiment assez rapidement, plus qu' à espérer que la demande de VISA se passera bien (de quels documents vont-ils avoir besoin?).
Nous retournons au Nord en passant par des rues adjacentes. En chemin, un petit restaurant de rue attire notre regard : il propose du riz cantonnais et des lardons dans une énorme poêle (comme les soirées paëlla qu'on peut trouver chez nous).
Ça nous donne envie, on s'y arrête pour manger.
On poursuit notre route, et on arrive à la rue des bonbons ! Elle pourrait donner envie à beaucoup de monde, celle-là. Que des magasins qui proposent des bonbons emballés individuellement.
On en choisit soigneusement 5 et on demande pour payer. Les vendeuses on dû rire en voyant nos 5 bonbons (les chinois en achetant des sacs entiers) et elle nous les ont offerts. Trop attentionnés ces chinois !
Sur notre plan de la ville, nous avons aperçu avant de partir qu'il y avait un zoo un peu plus au Nord du centre-ville. Nous décidons de nous y rendre.
Il y a du monde (en même temps on est dimanche et semaine de vacances nationales), c'est la sortie en famille de la journée.
On arrive, on voit un petit enclos avec des pandas roux. Un enfant lui jette un bonbon dans un emballage plastique, ça ne choque personne. On continue, l'enclos suivant contient des sortes de chèvres naines. Un homme met sa cigarette allumée devant le museau de l'une d'elle. Mais le plus dur commence quand nous approchons de l'enclos des éléphants d'Asie. Pour commencer, l'enclos est beaucoup trop petit pour de tels animaux, ensuite on voit les gens leur jeter des tonnes de nourriture (et pas toujours adaptée!). Un chinois jette carrément de la nourriture en plein sur la trompe de l'éléphant. Le spectacle est désolant.
On poursuit la visite et on découvre les félins. Des lions et des tigres sont enfermés dans de mini-cages, bétonnées et grillagées. Les visiteurs crient et leur jettent des choses à travers les barreaux. Ces cages en fer, à moitié rouillées, ressemblent aux anciennes cages du parc de la tête d'or, maintenant condamnées.
Après les félins, les ours. Puis les vaches, les yacks, les zèbres...
Toujours le même spectacle affligeant : des enclos minuscules, bétonnés, grillagés, sans aucun aménagement adapté aux animaux. Ils restent serrés les uns contre les autres.
Lorsqu'on passe devant un loup, c'est encore pire. L'enclos de 3m², à ras les visiteurs, ne permet pas au loup de s'éloigner des cris incessants des enfants qui veulent l'imiter. Couché contre la barrière, la porte pour rentrer à l'abri étant fermée la journée,il ne peut qu'attendre la fermeture du parc.
C'en est assez pour nous, nous quittons ce parc et retournons en ville. En y réfléchissant bien, on a aussi eu ce type de zoo en France, où le respect et les préoccupations animales n'existaient pas encore. Mais c'était il y a quelques dizaines d'années. C'est dans ce genre de sortie qu'on constate bien que la Chine est en retard sur certains points. Espérons qu'elle saura assez vite avancer.
La visite terminée, nous retournons au petit parc de la veille. Les rues sont bondées, on nous offre un petit drapeau chinois et deux paquets de chips. Arrivés au parc, nous allons au petit temple qui a été investi ce dimanche par des dizaines d'hommes. 11 jouent au fameux grand jeu national observé dans tout le pays et dont nous n'avons toujours pas compris les règles (jeu de plateau entre les dames et les échecs?), les autres passent des heures à observer. Le jeu se joue un contre un, mais cette fois nous assistons à une grande compétition : dix plateaux de jeu sont côté à côte, avec chacun un joueur. Ils ont tous le même adversaire, une sorte de grand champion qui passe de table en table pour jouer un coup à la fois. Le jeu est captivant, nous essayons de comprendre mais trop de coups illogiques controversent nos théories. Nous échangeons quelques mots avec d'autres spectateurs. Le jeu dure des heures, nous n'attendrons pas qu'il se termine.
Nous continuons à nous balader dans les rues, passons dans une ruelle contenant exclusivement des vendeurs de chiens et de chats, puis dans les rues des grandes enseignes qui encerclent notre quartier.
Nous retournons au restaurant musulman pour y goûter une autre assiette.
La journée a été tranquille et bien remplie, nous rentrons dans notre chambre. Au septième étage, on a une vue sympa sur les immeubles illuminés la nuit.




















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