On va... là-haut
- 28 sept. 2015
- 3 min de lecture
Nous nous levons ce matin avec un seul objectif en tête : s'éloigner de la ville pour trouver un vrai point de vue sur l'ensemble de Lijiang (et pas seulement la vieille ville!).
Nous regardons sur le plan que nous avons et il nous semble que la fin de la ville la plus proche se situe au Nord Est, derrière le park du dragon noir. Nous verrons donc ce qu'on y trouve.
Nous décidons de contourner la vieille ville au lieu de la traverser (nous n'avons pas notre boussole sur nous et c'est un dédale de rues où il est impossible de se repérer).
Lorsque nous arrivons de l'autre côté de la vieille ville, nous apercevons une colline abrupte et un sentier escarpé qui monte jusqu'au sommet. On distingue deux silhouettes sur le parcours. C'est pile ce qu'on cherchait !
On ne sait pas d'où part le sentier, on prend donc la direction de la colline et on prend la première route qu'on trouve. On la suit, elle monte jusqu'à quelques maisons, sur une autre petite colline qui se situe avant celle où on veut aller. On espère que ce n'est pas un cul-de-sac.
Un chemin prend la suite de la route, on continue de monter entre les arbres. Le long du chemin, des tombes sont dispersées dans la montagne. On en voyait souvent le long des grands parcours en bus mais on était pas sûr de ce que c'était. De la plus ancienne (tas de pierres) à la plus moderne (semblable à chez nous avec inscriptions gravées), de la plus modeste à la plus travaillée selon les budgets. Certaines ont des rosaces colorées pour les décorer et le dessus des tombes en terre a été semé de fleurs.
Ces cimetières naturels sont tellement plus reposants que les nôtres.
Nous arrivons en haut de cette petite colline, et trouvons … une sorte de déchetterie ? Des personnes trient des morceaux de bois.
Nous ne voyons pas la suite du chemin, ils nous l'indiquent.
Le sentier que nous prenons est très étroit et sillonne la montée entre les tombes. Nous nous rendons vite compte qu'il ne s'agit pas du tout d'un sentier de promenade mais qu'il est uniquement destiné aux proches qui viennent se recueillir.
Nous le poursuivons, tout en sachant qu'on se rapproche d'un chemin qui longeait le flanc de colline et qui ne doit plus être loin au dessus de nous.
Effectivement, nous l’atteignons !
Nous le longeons et arrivons à une série de marches que nous prenons. Cet escalier nous mène à un mini temple, comme nous en voyons souvent ici. Nous nous y posons pour profiter de la vue.
C'est une fois de plus très beau à voir. Nous apercevons l'ancienne ville et sa « mini colline » où nous nous étions installés pour prendre un verre, puis la ville moderne de Lijiang qui s'étend tout autour. A nos pieds, le « Dragon Pool Park », un parc très beau avec un étang magnifique mais dont l'entrée est beaucoup trop chère. Un sentier part de ce parc pour venir jusqu'à nous.
Au delà de la ville, un petit lac s'étend au pied des montagnes de végétation.
Nous sommes à 2 500m d'altitude, l'air est frais et pur.
Nous croisons à ce temple un groupe de jeunes chinois avec qui nous discutons (l'une d'entre eux parle anglais et est déjà venue à Lyon voir une amie) puis un groupe de lyonnais de l'école de commerce. Ils étudient pendant 4 mois à Shanghai (échange universitaire) et ont profité de leurs vacances (Gloden Week : semaine de vacances nationales comprenant le 1er octobre, fête nationale) pour venir admirer le ciel bleu et prendre une bouffée d'air pur.
Ils nous expliquent aussi où est l'entrée gratuite du sentier pour que nous la prenions au retour.
Après avoir longuement profité du paysage, nous prenons la direction de la sortie et profitons des deux autres mini temples qui offrent des vues différentes.
Nous retrouvons rapidement nos repères dans la ville et retournons à la gare pour prendre nos tickets de bus pour le lendemain. Le bus part à 8h30. Il y a deux heures de trajet.
Nous dînons assez tôt car nous voulons dormir suffisamment pour être en forme pour le trek de deux jours qui nous attend.
Nous regardons sur Internet sur les forums et blogs, il a l'air assez sportif. Nous décidons donc, afin de ne pas avoir nos gros chargements sur le dos, de garder notre chambre une nuit de plus et de les y laisser. Cela nous paraît plus raisonnable.
Nous nous endormons, deux grosses journées nous attendent.




















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