L'armée en terre cuite: terra cota warriors and horses
- 14 sept. 2015
- 4 min de lecture
Aujourd'hui, nous nous levons impatients de découvrir l'armée en terre cuite, une armée que l'empereur Qing a commandé il y a plus de 2 200 ans pour le protéger dans sa vie après la mort.
En trente ans, c'est le travail de 700 000 artisans qui ont permis de former une armée de 8 000 soldats grandeur nature, tous avec un visage différent, des personnages civils, des chars, des chevaux, et enfin des armes réelles.
En 1974, un paysan qui creusait pour trouver de l'eau a découvert la première statue.
Depuis, c'est un travail gigantesque de fouilles et de rénovations qui s'est mis en place. Trois énormes bâtiments ont été construis au dessus pour protéger l'armée (contrôle de l'air, humidité...) et pour permettre de partager ces découvertes impressionnantes avec les voyageurs.
Chaque jour, des centaines de visiteurs affluent de Chine et d'ailleurs. Chaque nuit, les archéologues travaillent minutieusement et poursuivent les fouilles. Il reste encore de nombreuses années avant que tout soit déterré et restauré.
Le site est à 35 km de Xi'an, nous avons vu sur un blog que les bus 306, 914 et 915 peuvent nous y conduire depuis la gare. En prenant la direction de la gare, on arrive à une station de métro. On décide de le prendre pour gagner du temps. Seulement deux lignes, plutôt simple comme réseau.
Au guichet, nous demandons quelle station dessert la gare. On nous indique la dernière la plus au Nord. Mais au bout de deux stations, cela nous semble bizarre : nous n'avons pas parcouru une telle distance à pieds le jour de notre arrivée. Nous descendons en cours de route et découvrons qu'au Nord il y a en effet une autre gare, plus grande. Nous demandons laquelle devons-nous suivre pour voir l'armée de terre cuite. Celle du Nord, nous dit-on.
Arrivés à la gare, on nous informe qu'en réalité c'était l'autre gare, celle du centre ville ! Plus trop confiance en ce qu'on nous dit (apparemment très peu d'habitants de Xi'an connaissent l'armée de terre cuite alors qu'il y a des affiches en ville ^^), on décide d'aller quand même à la station de bus. Sur place, en effet on nous confirme que c'est l'autre gare. On prend un bus du réseau citadin (seulement 1 yuan !) et direction l'autre gare.
Arrivés à la station de bus, il est 12h, on découvre le 914, on monte dedans et c'est parti pour 1h15 de trajet intense. Pourquoi intense ? Car le chauffeur est accompagné d'une « rabatteuse » et qu'à chaque fois qu'il y a du monde sur le bord de la route on s'arrête pour les inciter à venir compléter le bus, même si pour cela on doit s'arrêter sur une trois voies (sorte d'autoroute ?). Le bus quitte parfois notre voie pour aller en face en sens inverse et se rabattre au dernier moment pour doubler une voiture ou un vélo qui doit se sortir s'il tient à sa vie. Même chose pour les piétions qui ont très bien compris qu'ils ne faisaient pas le poids. Sur la route, le bus est roi ! Il quitte parfois la route pour prendre une voie piétonne étroite et klaxonne les piétons pour qu'ils se plaquent au mur afin qu'on passe.
Arrivés sur le site, on est au pied des montagnes, le site est vraiment sympa. Une guide nous accoste un peu trop, on a du mal à s'en dépêtrer. On nous a conseillé de visiter les salles de la 3 à la 1, soit de la plus petite à la plus impressionnante. C'est ce qu'on fait.
Le spectacle est grandiose. Les statues sont magnifiques de part leur taille réelle et les détails réalisés sur leur visage, leur armure. Le hall 3 ne compte que 80 statues. Le hall 2 en compte déjà beaucoup plus, mais ce qui est encore plus impressionnant, c'est toute la partie à peine effleurée par les archéologues où on devine des silhouettes se profiler. Des lampes, des échelles, des pinceaux... laissent imaginer le travail effectué la nuit. Enfin, le hall 1 est immense ! Des centaines de statues sont alignées côte à côte, d'autres sont en restauration un peu plus loin (recoloration à partir de la teinte naturelle), et enfin d'autres encore ne sont que des assemblages de morceaux retrouvés où il manque encore des pièces pour achever le puzzle.
Dans la salle des expositions, on peut admirer les deux chariots retrouvés et restaurés mais sous vitre, c'est nettement moins sympa.
Enfin, des vidéos reprennent l'évolution depuis la création des statues il y a 2 200 ans jusqu'à leur découverte et jusqu'à aujourd'hui.
La visite s'achève, nous en avons pris plein les yeux.
Nous prenons le chemin du retour, le chauffeur à l'aller était finalement un bisounours. Celui-là est un grand malade et force le passage de partout, bouscule piétons, vélos, voitures, enfants, pour passer.
Une fois de retour en ville, il est 18h. On décide de prendre notre premier repas de la journée dans une enseigne chinoise qui propose des plats typiques ainsi que des hamburgers (au poulet?) bon marché. Charlène en prend un, ça fait du bien de retrouver des plats qu'on connaît de temps en temps ^^. On goûte des sortes de pommes dauphines sauf que l'intérieur est violet. Qu'est-ce donc ?
On prend ensuite le métro pour se rapprocher de notre hébergement puis on termine à pieds. La nuit est tombée (eh oui, comme tous les soirs à 19h !) et on longe la muraille d'enceinte du centre ville qui est illuminée de nuit. C'est magnifique. On découvre de nombreux groupes de personnes qui on investi les places pour chanter, jouer de la musique ou encore danser. C'est le moment détente après leur journée de travail, on profite de l'animation un bon moment avant de se rentrer.
Dernier groupe que l'on croise sur la route : le bruit de l'instrument est tellement affreux et la voix tellement fausse que le spectacle nous écorche l'oreille. Mais on reste, juste abasourdis que tant de monde apprécie ce spectacle. L'art, ça ne se discute pas.




















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